Voir p. 174 et Gréard, ibiiL, p
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justice dans l'adininislralion. Nous sommes fonctionnaires de l'Etat et non de tel gouvernement parce que nous enseignons la même chose sous M. de Montaleinbert, sous M. Barrot, sous M. Ledru-Rollin. Nous servons le public, et non telle opinion régnante. Un préfet, au contraire, est l'agent du gouvernement présent, et l'ennemi des autres. Qu'il donne sa démission quand son chef tombe. Il ne peut se faire contre son chef l'agent de ses adversaires. Le professeur garde sa place, comme le juge et le garde-champêtre, parce qu'il n'agit ni pour, ni contre le gouvernement. — Si l'on admettait ces principes, l'administration deviendrait honnête et indépendante, tandis qu'on n'y voit que souffrances de conscience et lâchetés.
Pardonne ce reste de complainte, comme tu dis ; je vais te fournir des armes contre moi : 1° Le préfet fait effacer des monuments publics les mots « Liberté, Égalité, Fraternité ». On coupe les arbres de la liberté, et on en distribue le bois aux pauvres; 2<* tous nos honorables collègues ont signé une adliésion* au 2 décembre. Croirais-tu que la plupart sont républicains et le disent. — J'ai vu que Fillias^ et Challemel-Lacour sont mis en disponibilité. Est-ce pour avoir refusé de signer? Ce serait un présage. Alors j'irais t'embrasser et travailler avec toi à Paris.
Dis à Ponsot^ que je lui répondrai sous peu. Qu'il