‹ H. TaineChapitre 81 sur 160 · Edinoiul About all;til partir pour la Grèce · texte numérisé non relu

Edinoiul About all;til partir pour la Grèce

2. Grcard, ibid., p. i8(). Lettre de Prévost-Paradol : « J'ai encore dans quehine coin une note écrite de ta main, en rhétorique, où tu dis avec grande raison que la France de Louis XIV devait obéir à Louis XIV..., où tu t'appuies sur ce principe, que les droits ont pour source et pour mesure la nature et l'étendue des besoins. »

L'ANNÉE DE PROFESSOIIAT 199

nous avons sur le principe du droit. J'ai dit à l'agrégation et je redis qu'il est fondé sur la volllion.

Pour loi, voici ta phrase : « Ce principe, le seul vrai, peut-être, que nos droits ont pour source et mesure l'étendue et la nature de nos besoins, etc. »

Remarque encore que tu n'oses poser absolument cette thèse, et que tu la restreins par un peut-être. Le reste de la lettre est un développement de cette idée.

Eh bien, mon cher ami, voici les preuves de mon opinion. Si tu veux discuter sérieusement, réfute-les point par point, et donne la démonstration de la tienne*.

l*^ Preuve directe. — C'est un fait de conscience morale, qu'en présence de la volition d'un homme, portant sur une chose qui lui appartient, nous sommes convaincus intérieurement que cette volition est inviolable et que personne, sous quelque prétexte que ce soit, ne peut empêcher l'action voulue. Voici un paysan sur sa terre; il est stupide et l'ensemence mal. Moi qui suis savant, je lui conseille avec toute raison de faire autrement. Il s'obstine et gâte sa récolte. Je fais une injustice si j'essaie de l'en empêcher.

Voici un peuple qui décide de son gouvernement. Comme il est bête et ignorant, il le remet à un homme d'un nom illustre qui a fait une mauvaise action et qui le conduira aux abîmes, et de plus il s'ôte lui-même ses libertés, ses garanties, le moyen de s'instruire et de s'améliorer. J'en suis désolé et indigné, je fais par mon

Page 1