De M. F. Guizot : voir p. 88, note
2. n s'agit de l'article sur Shakespeare. Voir les lettres du 8 et du 25 juillet 1856.
130 CORIlRSr()MiAM:F.
Votis voyez un malade qui vous dit vite adieu et vous serre la main. J'ai de grands maux de tête, je ne puis plus travailler, je vais dans un village quelconque aux environs de Fontainebleau ; je passerai un mois à marcher età ne rien faire. Je vous invite.
Gardez votre tèle mieux que je n'ai fait la mienne, et écrivez-moi, si vous pouvez; d'ici on m'enverra vos lettres.
A EDOUARD DE SUCKAU
Paris, 8 juillet 1856
Mon cher Edouard, je me disposais à l'écrire une lettre d'amour, ou une lettre fulminante au choix.
Pourquoi ne me dis-tu rien de toi, de la manière dont tu passes ton temps, de tes lectures, etc.? Si tu n'étais pas nommé élève à l'École*, resterais-tu à Rouen?
Chacun prêche pour son saint. Tu ne vois que les roses de mon métier, mais chaque rose est au bout d'un fagot d'épines : Buloz a suspendu mon Troplong- Montalembert* d'abord par crainte du gouvernement (rien de plus innocent que l'article), ensuite à cause d'un procès, pour ne pas indisposer les juges.
Un autre grand article sur Shakespeare a été imprimé, il y a deux mois, en placard. Il l'a suspendu