‹ H. Taine; sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 32 sur 140 · Voir p. 71, lettre du 2 juillet · texte numérisé non relu

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duiscnt en moi, telles autres en vous; si le même objet la produit en vous et en moi, c'est qu'en ce point nos deux esprits sont semblables. Tout ce que nous pouvons conclure, je crois, c'est que la vôtre vous rapproche plus du xvii« siècle et la mienne du xix«. Il y a dans un petit livre d'un homme que vous n'aimez pas, Stendhal, deux chapitres sur le Beau idéal en peinture, qui, à mon avis, mettent cette opinion hors de doute. Gomme ils sont fort spirituels, vous aurez en les lisant toutes mes raisons, et mieux dites que si je vous les écrivais.

A.vez-vous remanié votre mémoire pour l'Académie? Je corrige le mien dans le sens que les membres de la commission m'ont indiqué, et je vais tenter de nouveau la fortune. J'ai fait un petit livre sur les paysages des Pyrénées pour Hachette. Je continue à écrire des observations de psychologie; jo cherche des leçons, M. de X. étant resté à la campagne. Voilà le bilan de mon temps. Quel est le vôtre? M. Franck m'a dit que les places de Faculté étaient des places de chanoines, et je le crois, surtout pour vous qui êtes habitué à travailler tant et si vite. J'imagine donc que vos loisirs et vos cours nous donneront quelque chose et que bientôt j'aurai à vous lire le plaisir que vous savez.

On ne cause ici que de la guerre. Je n'entends plus parler de philosophie, de sciences, à peine de littérature. Les lettres se sont-elles réfugiées à Grenoble? Je le souhaite pour vous et pour elles, et j'espère qu'un de

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ces jours, trouvant sur votre bureau une feuille de

papier à lettre, vous me le direz.

Croyez, mon cher Monsieur, à la vieille amitié et aux sentiments bien dévoués de votre premier élève. Je ne l'oublie pas et je compte que vous ne l'oublierez pas non plus.

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