‹ H. Taine; sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 7 sur 140 · Voir ce plan à l'appendice I, p · texte numérisé non relu

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nouvelles et un cadre modilié, le livre qu'il considéra toujours comme son amvre principale et le but suprême de sa vie : V Intelligence,

Déjà, en 1853, ce labeur démesuré des années de jeunesse* commençait à épuiser les forces d'Uippolyte Taine ; dans le courant d'octobre, il fut atteint d'une laryngite granuleuse dont il souflrit pendant plusieurs années. Malade, presque aphone, il dut s'enfermer dans sa petite chambre solitaire, ne sortant que pour donner les quelques leçons indispensables à l'équilibre de son modeste budget, et, ce qui lui était plus cruel que tout le reste, il se vit forcé de limiter ses heures de travail et de lectures. Il acceptait ces épreuves avec sa résignation habituelle et écrivait à sa mère le 10 janvier 1854 : « Personne n'est heureux: mais quand on n'a pas de pertes de cœur, de misères d'argent, de blessures d'honneur, il faut supporter la vie. » Pendant qu'il subissait cette atteinte à sa santé, les difficultés de sa carrière ne semblaient pas s'aplanir. Les leçons étaient rares ; il avait dû renoncer au cours qu'il faisait à l'institution Jauffret*, par suite d'exigences administratives : défense était faite aux professeurs de l'Université de donner des leçons dans les pensions privées; le ministre de l'Instruction publique, M. Fortoul, dans une audience personnelle du 17 janvier '

1854, lui fit espérer comme compensation à ce sacrifice un i

traitement de disponibilité qui ne fut jamais accordé. — |

llippolyte Taine voulut alors faire argent de sa plume et 1

sacrifier à quelques travaux alimentaires une partie de ses i

forces intellectuelles; mais partout la place était prise', et c'est en 1855 seulement que ses relations avec la librairie |

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