Le refus du prix Bordiii à l'Académie françniîje
Sidney pour les déterrer et les mettre en file. Nous ne valons, nous ne vivons, nous ne travaillons, nous ne résistons que grâce à notre idée philosophique. Or la mienne est que tous les sentiments, toutes les idées, tous les états de Târae humaine sont des produits, ayant leurs causes et leurs lois, et que tout l'avenir de l'histoire consiste dans la recherche de ces causes et de ces lois. L'assimilation des recherches historiques et psychologiques aux recherches physiologiques et chimiques, voilà mon objet et mon idée maîtresse; que les deux classes de faits soient d'ordre et dignité différents, je n'y contredis pas ; mais quant au mode de génération, j'ai passé dix ans à prouver la ressemblance; je te jdonne ma parole que je n'ai jamais songé en écrivant à faire du scandale; j'ai toujours cherché ''expression la plus exacte, la plus nette, bref la formule; je n'ai jamais cherché autre chose; et je crois que le droit et le devoir d'un écrivain est, coûte que coûte, lorsqu'il a bien réfléchi, d'exprimer sa pensée avec toute la précision et toute la force possible, sans songer aux atermoiements et aux compromis.
J'ai trouvé à mon retour la petite lettre de Madame de Witt; je l'en remercie et je profiterai de ses remarques*.
J'ai passé trois mois en Italie, voyant et interrogeant le plus possible, je complète en ce moment mon voyage par mes lectures; je tâcherai d'en tirer quelque chose.