I. Sur l'Histoire de la littérature anglaise
H. TAINE. — CORRESrO.VDAKCE. II. 20
Cela va me retenir à Paris tout le mois de juin et, cet été du moins, je ne pourrai avoir le plaisir d'aller vous voir et de te serrer la main. D'ailleurs, j'ai promis inon quafrième volume* et mes examens commencent le i^' juillet. Garderai-je cette place? A la première recrudescence cléricale, au premier livre que j'écrirai, au premier changement de ministre, on pourra fort bien ne pas me renommer. Je me prépare.
A SA MERE
Lagny, 20 mai 1801 Mon accident académique est un coup de parti *. Les cléricaux étaient furieux de n'avoir pu faire nommer à la dernière place vacante M. Autran, un de leurs amis; ils ont saisi l'occasion de mon livre pour prendre une revanche. La Commission avait fait à l'unanimité un rapport favorable. Ils ont fait traîner la chose en longueur, rassemblé tous leurs partisans et profité d'un jour où cinq des miens étaient absents. Ils ont eu 13 voix contre 11. Le prix est reporté à l'an prochain et sera de 6000 francs. Mais je ne pense pas que je puisse me représenter. M. Guizot et M. Villemain ont très bien parlé pour moi. Mgr Dupanloup, M. Cousin,
1. Le dernier volume de la Littérature anglaise, les Contemporains.