A M. F. GUIZOT
Paris, 14 juin 1855
MOMSIEUR,
On me dit à la Sorbonne qu'un docteur a le droit d'envoyer ses thèses à un professeur honoraire de la Faculté; mais j'ai bien d'autres raisons pour vous prier d'agréer les miennes. Cornelis *■ vous a raconté sans doute ce que vous avez fait pour moi et pour tant d'autres jeunes gens. Enfermés au collège, et tâtonnant parmi les thèmes latins, les grammaires grecques, les tables de chronologies et de généalogies historiques, nous avons vu pour la première fois la lumière à travers V0& livres, et, grâce à vous, nous sommes entrés dans le monde moral, guidés par la méthode exacte des sciences. Le livre que je vous offre est un effort vers ces idées et