‹ H. Taine; sa vie et sa correspondance (volume 4)Chapitre 37 sur 162 · M. Dubois · texte numérisé non relu

M. Dubois

% On sait qu'une violente épidémie de choléra sévit à Paris en 1849.

3. Mlle Virginie Taine était alors en villégiature chez des amis.

elles sembleraient ridicules; tu paraîtrais enthousiaste et romanesque. Écris-moi et parle-moi de tout ce que tu penses, je ne me soucie pas de nouvelles, mais de confidences. Dis-moi quels sont les mots et les phrases de Bracebridge-hall* que tu ne comprends pas, je t'en enverrai Texplication.

A PRÉVOST-PARADOL

Paris, 18 avril 1849

Je viens de lire ta lettre; je t*aime comme cela; écris-moi toujours ainsi, en ^abandonnant à ta pensée ou à ton sentiment; est-ce que ce n'est pas la meilleure marque d'amitié d'écrire tout, sans chercher à rien déguiser ni adoucir, sans crainte d'attrister, ou d'offenser?

. Je te plains, mon pauvre ami; je pourrais te guérir; tu ne veux pas ; je le désirerai toujours, mais je crains qu'il ne soit bientôt plus temps*. La politique va remporter; tu vas t'enrôler sous un drapeau; puis une fois dans la vie de l'action, comment pourras-tu revenir à la vie de la pensée? Le retour te sera fermé. Ne Test-il pas déjà? Et n'est-ce pas cette ardeur pour la politique et

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