pages petit format. — 11. 45 pages grand format
12. 23 pages petit format : la leçon du concours d'agrégation fut précisément sur ce sujet. Voir p. 125.
15. Voir les textes complets de ces notes dans le livre de M. Monod, ib., p. 66.
troisième année, « son travail de toute l'année a été opiniâtre.... ses progrès ont été considérables*.... M. Taine dans sa tenue et sa conduite sera partout irréprochable. Il aura de Tautorité sur ses élèves, il a dès à présent un véritable talent d'exposition. » La note de M. Saisset portait : (( M. Taine a déployé dans les expositions orales un esprit net, souple, fertile en ressources, parfaitement doué pour l'enseignement. Dans l'épreuve des dissertations écrites, M. Taine est encore au premier rang par le nombre et le mérite de ses travaux.... Son défaut principal est un goût excessif pour l'abstraction. M. Taine a besoin d'être encouragé et tenu en bride. D est l'espoir du prochain concours.... »' Enfin M. Vacherot portait sur lui dès l'année précédente' le jugement suivant qui fait autant d'honneur à la perspicacité du maître qu'aux mérites de l'élève :
« L'élève le plus laborieux, le plus distingué que j'aie connu à l'École. Instruction prodigieuse pour son âge. Ardeur et avidité de connaissances dont je n'ai pas vu d'exemple. Esprit remarquable parla rapidité de conception, la finesse, la subtilité, la force de la pensée. Seulement comprend, conçoit, juge et formule trop vite. Aime trop les formules et les définitions auxquelles il sacrifie trop souvent la réalité, sans s'en douter il est vrai, car il est d'une parfaite sincérité. Tajne sera un professeur très distingué, mais de plus et surtout un savant de premier ordre, si sa santé lui permet de fournir une longue carrière. Avec une grande douceur de caractère et des formes très aimables, une fei^ meté d'esprit indomptable, au point que personne n'exerce d'influence sur sa pensée. Du reste, il n'est pas de ce monde. La devise de Spinoza sera la sienne : Vivre pour
i. M. Simon écrivait déjà à la fin du second trimestre : a Taine m'a véritablement comblé de joie en renonçant à ses prédilections pour des méthodes que je condamne. »
2. M. Vacherot ne put rédiger les notes du der.aier trimestre de 1851 ; il fut mis en disponibilité le 29 juin.
penser. Conduite, tenue excellentes. Quant à la moralité, je crois cette nature d'élite et d'exception étrangère à toute autre passion que celle du vrai. Cet élève est le premier à une grande distance dans toutes les conférences et dans tous les examens. »
A tant d'efforts et à tant de mérites incontestés, semblait promis un éclatant succès. Il n'en fut rien, on le sait, et lorsque Hippolyte Taine se présenta en 1851 à l'agrégation de philosophie, il fut refusé. Le jury, présidé par M. Portalis*, se composait de MM. Bénard*, Franck', Garnier*, Gibon^ ci l'abbé Noirot^. Sa décision plongea dans la stupeur les maîtres et les camarades du candidat malheureux. Nous leur laisserons raconter eux-mêmes cet épisode qui marqua si tristement les débuts de sa carrière.