‹ H. Taine; sa vie et sa correspondance (volume 4)Chapitre 75 sur 162 · Âbout · texte numérisé non relu

Âbout

Car Hegel casse la tête et mes recherches personnelles de psychologie ne me fatiguent guère moins. Je laisse quelquefois flotter ma pensée vers l'aYenir, qui me paraît tantôt brillant, tantôt sombre. — En tout cas, nous aurons fait notre devoir.

J*ai écrit à M. Yacherot, sans savoir au juste son adresse ; il ne m'a pas répondu. A-t-il reçu ma lettre?

Que disent les nouveaux catholiques de l'École? Approuvent-ils la Révolution ?

La solitude augmente l'amitié. Il me semble que je pense maintenant à vous avec un souvenir plus tendre. Pourquoi Planât m'oublie-t-il ainsi? Les idées sont abstraites, on ne s'y élève que par un efl'ort. Quelque belles qu'elles soient, elles ne suffisent pas au cœur de l'homme. D'amour proprement dit, nous ne pouvons plus en avoir. Restent les amitiés d'homme à homme ; rien ne me touche plus que de lire celles de l'antiquité. Marc-Aurèle est mon catéchisme*. Relis-le, c'est nousmême.

Adieu, mon ami, ou pour parler grec x<^tpe.

AU MEME

Nevers, 15 décembre i85i Est-ce un reproche* ?

Hais alors l'Ecole entière est dans le même cas que

1. Marc-Aurèle fut le livre de chevet de M. Taine jusqu'à ses lerniers jours.

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