Ml* Dsrim) [Georges], né en 1813, fusillé le 27 mai
collège RoUin, demandent le pillage des maisons de Favre, Picard, Thiers (Rochefort, dans le Mot d* ordre). Mais le désordre est grand chez eux. Levasseur, à Neuilly, a rencontré les gardes nationaux bivouaquant depuis quatre jours, sans tentes, sans avoir été relevés. Leurs régiments ont des chassepots, des tabatières, des fusils à pistons, de sorte que lorsqu'on leur envoie des cartouches, celles qui vont aux uns ne vont pas aux autres. S'ils ne se divisent pas, ils pourront tenir assez longtemps, car il faudra beaucoup de grosse artillerie pour prendre les forts, l'enceinte, et fournir par une occupation partielle un point de ralliement aux honnêtes gens.
Demain, je vous conterai au long ma conversation politique avec Guillaume Guizot ; il y a des possibilités de fusion et de légitimité libérale acceptée par les Orléans.
On sort de Paris moyennant deux francs pour un laisser passer, c'est une mesure fiscale. Un seul chemin de fer fonctionne, le Nord, par ordre des Prussiens. Personne n'a pu me dire avec certitude si M. Thiers a versé les cinq cents millions aux Prussiens ; — très probablement les titres déposés à la Banque ont été évacués — les caisses des banquiers sont menacées à Paris.
Madame About est à Saverne avec ses enfants, About est à Versailles ; il a quitté le Soir ; il va tous les soirs chez M. Thiers, il veut être préfet ou ambassadeur, même en Perse.
M. Questel sortait, appelé par M. Thiers pour trouver uu logement à Mac-Mahon.
k MADAME H. TAINB
Vendredi 7, Orsay aujourd'hui encore dans le loÎDtain, proicôlé d'iasy etVaaves; — pas un journal unes au fond d'un trou; ce sérail à vous des nouvelles politiques. Le ciel est d'une ible, et sa beauté semble une ironie. Lais- i 1 trop tristes, voici l'abrégé de ia conver- | vous promettais hier. ~ ^
es légitimistes' sont allés récemment nce de Joimille, et le sonder sur ses dispo- | ^pondu ces propres mois : « Si j'avais entre j couronne de France et devant mot le comte leMuc de Bordeaux, je mettrais la couronne i duc de Bordeaux. » Le duc d'Aumale n I ! ont ajouté: « Ceci est notre opinion mais nous ne sommes pas les maîtres de I ne nous obéit pas par principes comme miste. Nous ne pouvons que lui indiquer «s. »
ni, on s'en tient au programme de M. Thiers:
<rd, réorganiser, payer les Allemands, rance sur ses pieds, ne point se battre ou | irune forme quelconque de gouvernement. j ains modérés admettent eux-mêmes cet '
uutniri potitiqaet du Vicomle de Ueaui. ',
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atermoiement. Louis Blanc ayant proposé à la gauche de demander la reconnaissance défînitive delà République a rencontré une opposition décidée, même de la part du colonel Langlois^ L'impression est que la Chambre est plus d'accord qu'à Bordeaux, les députés s'étant pratiqués les uns les autres, et étant débarrassés des rouges violents. L'impression est encore que la Chambre actuelle est moins réactionnaire que la province; les députés reçoivent tous les jours des lettres d'avis et même de reproches de leurs commettants qui les blâment de ne pas réprimer plusénergiquementles idées démocratiques. — Les légitimistes notamment, en venante Versailles, en causant, en lisant, en subissant le voisinage de Paris, se sont modérés. Voient mieux les nécessités, sont plus politiques. Presque tous veulent les libertés les plus étendues; — les fusionnistes essayent de faire prévaloir le compromis suivant : Faire toutes les grandes lois essentielles, loi électorale, municipale, etc., puis, l'édifice construit, mettre la clef de voûte, Henri V, appuyé sur tous les Orléans ses héritiers, ministres, et principaux officiers ; au besoin et pour donner plus d'autorité à ce choix, se dissoudre, convoquer une nouvelle chambre ad hocy afin qu'il soit bien entendu que la nation est avertie. Comme Constitution deux Chambres, la haute élue, non héréditaire, choisie par, ou dans, les grands intérêts et les grandes corporations, université, clergé, armée, magistrature, Institut, chambres de commerce,
1. Langlois (Amédée-Jérôme) ancien officier de marine» 1810- 1902, député de la Seine.
H* TAINEt — CORRESPOKDANCE. IIL 7
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conseils généraux. La première Chambre ne devant avoir que cinq cents membres, les deux cent cinquante places de la seconde offriraient Tespérance d'un siège aux députés non réélus. — Mon objection est toujours l'éducation cléricale, absolutiste, autrichienne du duc de Bordeaux. On me répond qu'on Tenchaînerait par les grandes lois préalables et par la collaboration des Orléans. On ajoute qu'en présence d'une proposition pareille, il accepterait. Le fond du raisonnement est celui-ci: il y a quatre partis en France, il en faut au moins deux ensemble pour empêcher la démagogie et les Bonaparte, la dictature d'eu bas ou d'en haut. Je vous conte là tout ce que j'ai pu savoir d'intéressant, j'ai si peu de chose!
J'irai encore un de ces jours à Versailles par le même moyen, peut-être aussi à Ghâtenay, mais à pied, car je n'aurai par là aucune voiture.
A MADAME H. TAINE
Orsay, 8 avril, Samedi-Saint
Je suis allé aujourd'hui et hier en voiture avec Letorsay ; la campagne est charmante, fine, d'une verdure délicate et pointante sous le plus doux soleil. Mais on entend le canon qui n'a cessé que deux heures aujourd'hui, et cela m'empêche de sentir les choses les plus belles. Je ne les vois que physiquement avec les
ersailles. Coumy a dû alin j'irai lui deman-
c un professeur de mt tous les deux favoinsurgés. — Cela me ad pas qu'un homme du droit et de la jusla conversation, j'ar- ■■ Un des grands prinup-propre. Le peintre ersonne, personne n'a i magistrat, ni assemis serviteurs, a — En nt au peuple que les
difficiles, comme les iciété, de conslitulion du Français est insuf- ■ mots, il se croit com- 1 question est délicate, e suffisante, il n'a pas
iiiisuuiA u& lAugiois »u V- ^■:>iiéral de l'homme du
Nord.
Visite à H. Foissac, le vieux médecin catliolique,
homme du monde, ami de M. Thiers. Il me prête un
Corneille; je prépare mes lectures pour Oxford.
Je n'irai pas de quelque temps à Cliâtenay, faute de
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inoyeDS de {raasport. Par prudenc< nage de la canonnade, je n'y veux insurgés réquisitionnent, ils n'y tr chose. Les dégâts des Prussiens Ai environs y sont trop nombreux et le jardin est intact.
A MADAME H. TAI Ors a}, dimaT f Je ne suis pas allé à CMtenay n'irai pas avant que l'ordre ne soit dans ces derniers jours les insurg environs de Sceaux en faisant de»
enrôlant de force les hommes valii arrivé malheur à Fohï ou à Gilbert' moyen de m'en informer.
M. Vavin' est venu me voir ce Versailles, il m'a apporté un journa Il est liquidateur de la liste civile Selon lui, nos troupes sont tout pr loi: peut-élre aujourd'hui la terril matin indiquait qu'on prenait le pense que la semaine prochaine, pei