‹ H. Taine: sa vie et sa correspondanceChapitre 57 sur 104 · A Prévost -Paradol. — Voir tome I et IT · texte numérisé non relu

A Prévost -Paradol. — Voir tome I et IT

na CORRESPONDANCE

niuiserie des anciens Jacobius. Si l'élect aiïaires en de pareilles mains, c'est que sont imbéciles ou s'abstiennent. Le sufTraf dans un pays apathique, tend toujours à n^ voir auï mains des bavards déclassés. — qui a provoqué le coup d'État et l'assen France, c'est le progrés redoutable des o\ lulioniiaircs et socialistes.

A M. JOHN DURAND

Paris, 29 WesNotesmr l' Angleterre qui ont paru d vont être publiées en volume; aussitôt qu' je vous l'enverrai ; j'y ajouterai un peu pi brochure sur le Suffrage â deux degrés qu paraître en arlicles dans un journal, et un d'après un ouvrage anglais presque incd curieux, qui contient les lettres d'une d£ ayant résidé en France de 1792 à 1795.

correspondance de votre compatriote Gouve est des plus instructives; je cherche à me correspondances analogues des résidenti sous l'Empire, la Restauration et Louis-P pouvoir encore y parvenir. Si voas pouve des renseignements Ift-dessus, me dire 1 résidents et st leur correspondance a et

SItRE 1:3

ns beaucoup aux juges et Américains corapé- France; ils sont en polios critiques sont en fait

inion sur l't^lat de nos re depuis 1789 pour en )is pouvoir dire que le uré, si elle ne se divise e fait pas de Irop grosses iel est de ne pas refaire î ne pas se mêler à la va probablement jouer prochain. Les liomniea ssent souhaiter la conliers, une loi électorale sation de notre suffrage élective, le service militaire pour tous. Si Henri V mourait, il est probable que tous les personnages considérables en province, légitimistes, orléanistes, propriétaires ou industriels influents, s'allieraient pour conduire à peu prés dans le même sens les affaires locales et générales, alors peu importerait que le chef du pouvoir filt un pi'ésident â terme plus ou moins long, ou un roi constitutionnel. L'essentiel est que les classes éclairées et riches conduisent les ignorants et ceux qui vivent au jour le jour. Non seulement les affaires reprennent, mais il y a un vif réveil de l'esprit public, du sentiment national.

ni connEsi'OsriASCE

Beaucoup de gens ee repreuiient de goùl litique; ils ont de la bonne volonté, et doi gent. Nous sommes en train de fonder souscriptions privées une École libre pou ment des sciences politiques. Je vois quai sonnes qui sentent que leur devoir et leu de ce côté. J'ai donc un commencement en somme, les deux ennemis de la libei nous les Rouges et les Bonapartistes.

Je serais bien curieux de savoir le d d'une élection chez vous; nous ne connaii lois et point du tout la mécanique réelle di j'imagine qu'il y a là un roman de Balzac.

Vous êtes bien heureux, cher Honsieui campagne dans une maison â vous; c'est to

l M. F. GUIZOT

Monsieur, MM. llacbelte m'envoient votre volume :

Broglie; n'étant point abonné à la Hev Mondes, je n'en avais lu que des extraits, i posais d'acheter les numéros. Je vais Hi l'ouvrage; il y en a peu qui en ce mon:

m'étre aussi profitables. Aujourd'hui toi hommes incompétents, sont obligés de '■

politique; j*ai analysé la plume à la main les Vues sur le gouvernement de la France; depuis six mois j'étudie à la bibliothèque les sources originales de notre histoire depuis 89; j'ai dépouillé aux Archives la correspondance des préfets de 1814 à 1830; je vais tâcher d'avoir celle des années suivantes; je suis donc particulièrement heureux d'avoir votre livre, et (laissez-moi l'espérer) de croire qu'il me vient de vous.

MM. Hachette ont dû vous adresser lés Notes sur V Angleterre et la brochure sur le Suffrage universel; permettez-moi de vous les offrir. Je vous dois les amis que j'ai encore en Angleterre ; c'est vous qui m'avez ouvert ce pays, et ce que je puis y avoir appris d'utile vous appartient. Je vous dois encore bien d'autres choses : ï Histoire de la civilisation en Europe et en France est encore aujourd'hui le fonds commun d'après lequel s'élaborent les idées historiques, et les Mémoires sur la monarchie de Juillet ont dit d'avance ce que l'expérience commence à faire comprendre, à savoir que dans le conflit de la nation et du gouvernement, c'est la nation qui avait tort. Les documents de toute sorte que j'ai lus cet été concluent dans le même sens ; quand on regarde le passé de près et de sang-froid, on trouve qu'en général les Français depuis 89 ont agi et pensé, en partie comme des fous, en partie comme des enfants.

. Je n'ai pas eu le plaisir de rencontrer Guillaume depuis mon retour. Des affaires domestiques, mon cours qui va m'occuper deux fois par semaine, l'École libre

des sciences politiques ne me laissent pas autant de loisir que je le voudrais. Je n'ose vous parler de l'Académie; M. de Loménie est votre ami et M. About est le mien; s'il succombe, l'honneur en sera plus grand pour le vainqueur, puisque le vaincu sera l'un des plus vifs, des plus fins, des plus spirituels, des plus sensés parmi les écrivains de notre temps, peut-être l'esprit le plus français qu'il y ait en ce moment en France ; on mettrait ensemble vingt talents allemands ou anglais qu'on n'en tirerait pas la Grèce contemporaine y Trente et quarante^ le Progrès, le Turco, le Mari imprévu, et même le petit volume des assurances sur la vie. — Vous ne m'en voudrez pas de louer un ami; en ceci, comme dans toutes les choses d'esprit, j'ai toujours trouvé auprès de vous une tolérance extrême, et en outre un degré de bienveillance personnelle dont je vous suis profondément reconnaissant.

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