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2. M. de Bismarck aurait dit à notre ambassadeur, >i. de Gon* taut-Biron: « Je ne tarderai pas à vous attaquer; nous allons être prôts ; je sais que vous ne l'êtes pas. Je n'attendrai guère. >
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lelque chose de b\en plus otre vendant^e, noa marbra ce qu'on lui donnera 1er beaucoup, et s'amuser et plus à même de prévoir e que d'ici à un an (sauf Prussiens), la République nbre, soit par la Chambre
élue après dissolution. Elle vivotera deux ans au moins,
et nous tomberons dans l'Empire.
A H. ARTHUR DE BOISLISLE'
IeDthoii'Saim-B«mvd, M juillet 1874 Cher Monsieur, C'est sans doute à votre obligeance que je dois le beau volume {Correipondance de» Contrôleur» généraux) que je reçois du Hintatère avec une lettre de U. Lefébure, sous-eecrétaire d'État. Mon beau-pére vient de me l'apporter et je n'ai fait encore que le parcourir; il faudra que je le dépouille la plume à U main, c'est un trésor. Et à ce propos, tout de suite, en homme intéressé, je vous demande si vous pouvez ro'indiquer aux
1. M. Arttiur de Botaliile, membre de rin5titut;H. Taine l'avait connu lui Archives Nationalei et eit r«iti Jtroitemeut lié avec lui juiqu'i H mort.
!866 CORUESPONDANCE
Archives des documents analogues ou équivalents sur les quarante années qui précèdent 1789; voilà ce qu'il me faudrait pour écrire le chapitre final de mon premier volume sur le contribuable et sa misère ; j'ai trouvé les preuves surabondantes de cette misère dans tous les documents imprimés et dans les cahiers; les paysans étaient très malheureux, de là la Jacquerie de Juillet- Août 1789 et des années suivantes; mais des documents authentiques, détaillés, positifs, complets comme les vôtres seraient inappréciables; j'ai beau admirer Tocqueville, je trouve qu'il reste trop habituellement dans l'abstrait; je préfère à toutes les considérations générales des détails comme ceux de votre livre sur ces six pauvres paysans qu'on tient au fond d'un puits sec parce qu'ils n'ont pas payé leur taille, sur ces douze malheureux hommes et femmes, en tas dans une prison étroite d'où ils ne peuvent sortir une minute même pour se soulager, et confinés dans leur ordure, parce qu'ils ne peuvent satisfaire le fisc, etc.
Vous savez si j'aime la Révolution; pour qui la voit de près, c'est l'insurrection des mulets et des chevaux contre les hommes sous la conduite de a singes qui ont des larynx de perroquets » ; mais l'ancien régime n'est pas beau non plus, et il faut avouer que les pauvres gens, notamment les paysans, avaient été traités comme des bêtes de somme....
Nous sommes devenus, comme vous le voyez par l'entête de cette lettre, des campagnards et des savoyards; j'ai ici mes livres et je travaille en vue du lac et des
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S heureusement, car j'ai un grand fond de fatigue; mais cependanl avec l'espoir de liDir mon premier volume celte année. Laissez-moi compter sur le secours de Tolre érudition et de voire complaisance; auprès des textes comme ceux que vous donneZ) toutes les théories sont vides et je ne veux pas écrire une page sans la bourrer d'extraits.
Agréez, cher Monsieur, l'assurance de ma plus haute considération et de mon parfait dévouement.