‹ Habit, veste et culotte [microforme]Chapitre 5 sur 39 · V1) €? CA · texte numérisé non relu

V1) €? CA

ct mange en même lemps.) Dattes confites.…..ce n'est pas Ça !.. Prunes de Damas... nonnettes de Reims.

BAvarois. — Vous allez tout dévorer 1...

SAVOUREUX.— C'est pour m'exercer le palais, Bavarois.

Manius.— Dites donc, monsieur Savoureux, VOUS faites bien votre maître ici... Vous dites toujours que vous avez un Capital à mettre dans les affaires . mais d'abord votre oncle de Bretagne ne donne pas de ses nouvelles.

SAVOU REUX,— Je partage votre impatience, monsieur Marius.

Marius.

Mon impatience ? Je n’en ai aucune | SAVOUREUX.— C'est égal, je la partage! Mais, VOYEZ vous, mon oncle n’a pas son pareil... c'est un maniaque, un lunatique. Je le ménage, parce qu'il est mon parent. Vous Savez que je lui a écrit touchant cet argent qu’il devait m'envoyer.

MaRIUS.— Papa aussi. et il n'a pas répondu, ce qui est très malhonnèête.

SAVOUREUX.— Vous n'êtes P rais qu’il va nous tomber ici u tume de sauvage,

BAVAROIS.—Sauv tête ?

SAVOUREUX.—Non, sans plumes !... Avez-vous

Vu quelquefois des Bretons +2tus de leur costume national ?

MARIUS.—Tamais.

SAVOUREUX.—Mon onclé n’e tre... Il se croit Superbe avec ça... Mais le fait

est qu'il a l'air d’un singe qui a des peines de cœur. BAvAROIS.—[] doit être drôle !

SAVOUREUX.— Je le ménage parce qu'il est mon Parent, mais il est affreux !.…et c'est sous cette enveloppe cocasse qu’il a débarqué à Paris, il y a dix-

as au bout, je gageu beau matin en cos.

age ?...avec des plumes sur la

n porte pas d’au-

se À cu

huit mois. I] venait, paraît-il, pour me serrer dans ses bras... Mais son voyage avait un but plus élevé, c'était de voir la tour Eiffel... et autres monuments... [l comptait sur moi pour grimper avec lui sur toutes les tours, sur toutes les plates-formes... et sans son costume, j'aurais peut-être ac- Compli cette gymnastique. Mais, je me suis dit : OYons... si je parcours les rues de Paris accolé à cette bête curieuse, tous les gamins vont se ruer à nos trousses. Je suis peu jaloux des ovations Populaires... et pour échapper à cette gloire, j'ai pris un moyen mixte.

Marius. Vous vous êtes caché ?

SAVOUREUX. --Non.… Bavaroïs.—Vous êtes parti pour l'Amérique ?

SAVOUREUX.— Est-il bête |. je me suis donné une entorse !.. une fourberie de neveu |... quinze jours de cataplasmes et d'alcool camphré... et la jambe raide comme un pieu sur une chaise... C’est un travail ; mais mon oncle s’est promené tout seul ! Manius.—Il s’est peut-être douté de la chose, et il peut vous en garder rancune.… SAVOUREUX.—Oh | que non!... En Bretagne on croit encore aux entorses |... Mon oncle s’appitoyait Sur mes douleurs, après quoi, il allait se montrer gratis dans tout Paris, où il a obtenu un succés flatteur !...les recettes des théâtres baissaient tous les jours on ne savait Pas pourquoi !... c'était mon oncle qui se promenait !

Bavarois.— Enfin, il est parti ?

SAVOUREUX,—Grâce à moi ! Tous les soirs je lui chantais :

Dans ma belle Bretagne, Le soleil est si beau ]

Ça l'ennuyait.…. il a pris ca pour le mal du pays,

ra

serrer et il s'est sauvé en me donnant tout ce qu'il avait

it plus ! sur lui... de bénédictions, es mo- 1 PITHIVIERS (au dehors).—Savoureux | r avec à SAVOUREUX.—Oh | le bourgeois !.. Vite, le poivre es-for- À long |... sapristi, où est le poivre long ? re ac- ÿ dit : SCÈNE III.

ccolé , © e ruer # LES MÊMES, PITHIVIERS.

tions ” e, j'ai PITHIVIERS (entran*). Ah | le voilà |... Petit mi- Sérable ! est-ce ainsi qu* tu soignes mes prépara- à tions culinaires ? d SAVOUREUX.—La crème au piment ?... elle est ue ? sur le feu !

onné PITHIVIERS (montrant une casserole qu'il tenait ainze cachée), — Tiens, la voilà |. c’est du propre. et la SAVOUREUX.—(Ça.., ça ressemble à de l’asphalte ! C'est PITHIVIERS.— Une crème sur laquelle je compseul ! tais pour établir ma réputation.

10se, SAVOUREUX,— Vous établirez des trottoirs | PITHIVIERS — Mais, imbécile, il ne fallait pas la le on laisser prendre. Je t'avais dit de toujours reoyait muer, "gra- SAVOUREUX,— J'ai toujours remué aussi. Je ne flat- suis pas resté en place un instant | s les PiTHIVIERS.— Tiens, tais-toi |. Si tu n'étais pas 1 on- mon futur associé, je t'assaisonnerais d’une drôle * de façon.

Marius.—Oh ! votre associé 1... Il ne l'est pas elui encore, papa | . PITHIVIERS,— Non !... mais il a ma promesse... il peut y compter... si sen oncle tient ja sienne, et lui envoie les vingt mille francs. Allons !.. son- 8€0ns à recommencer notre crème.

aÿ5,

SAVOUREUX.—Bah ! vous voulez encore ?

un D

PITHIVIERS.— Tout de suite !

SAVOUREUX.—Et du lait? nous en manquons |

PITHIVIERS.— Va en chercher ici proche. Va, À mon petit Savoureux. (A4 Part.) Je le flatte, mais c'est un gueux |

SAVOUREUX. —Je vole chez le marchand de lait,

et nous allons récommencer votre crème au Ci- . ment.

PITHIVIERS.— Au piment ! "1

SAVOUREUX. —Oui, oui, au piment. (Savoureux sort au fond, Marius à droite.)

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