‹ Habit, veste et culotte [microforme]Chapitre 8 sur 39 · LES MÊMES, MARIUS · texte numérisé non relu

LES MÊMES, MARIUS

Marius, —Eh bien,quoi ! qu’est-ce qu’il y a donc?

PITHIVIERS. — La somme, le trésor, le magot, le quibus.

Marius. De l'oncle de Bretagne ?

SAVOUREUX.— Arrivé |

BAVAROIS —Le voilà |

PITHIVIERS(montrant Ja valise).—Dans cette tire-lire !°

Marius. L'avez-vous ouverte ?

SAVOUREUX,— C'est vrai, au fait... la clef! où est la clef ?

PITHIVIERS.— C’est sans doute le petit jeune homme. Eh bien... où est ii donc?

commotion.

ille francs !

it... prends

e lait et reje !

«je ne les … Oh! la

yénère ses plus véné-

Monsieur

y a donc?

magot, le is cette

clef! où

t jeune

Bavarois.—Disparu ! mais il va peut-être revenir.

PrrHIviers.— Revenir !… Je ne pourrai jamais rester là en expectative, SAVOUREUX.—Ni moi... éventrons le coffre.

PITHIVIERS.— Tu es plein d'esprit. Eventrons. SAVOUREUX (saisissant un couperet).—Voilà mon affaire.

BAVaAROIS (prenant une broche).—Et moi la mienne,

PITHIVIERS (prenant un grand couteau et chanfant).—On va lui percer le flanc.

SAVOUREUX (s’eforçant d'enlever Le couvercle). — Ça tient ! ça tient |

PITHIVIERS (/aidant).— Allons, ferme | SAVOUREUX.—I] faut l'ouvrir au contraire,

PITHIVIERS.—Quand je dis ferme... ça veut dire ouvre |

SAVOUREUX.—(Ça vient | ça vient |

PITHIVIERS (/’aidant).—Hardi |

Tous (voyant le coffre qui s'ouvre). —Victoire !.. (Pithiviers et Savoureux tombent par terre.)

PITHIVIERS (regardant dans Le coffre).—Voyons !

qu'est-ce que c’est que ça ? (Zirant un objet.) Un habit |

SAVOUREUX.—De Breton.

Marius (de même). —Une veste.

SAVOUREUX.—De Breton.

BAvaRoIs (de même). —Une culotte.

SAVOUREUx.— De Breton,

PITHIVIERS.— Quelle est cette défroque ?

SAVOUREUX (gui a fouillé dans le coffre). —At-

PA ce n’est pas tout !,,, (7/7 montre une lettre.

Marius. Une lettre | Prrmiviers.—Est-elle chargée ?

ml

SAVOUREUX (gui l'a our VE une transpiration peu commune !

PITHIVIERS. TL js !

SAVOUREUX (lisant), —° 1} (Paré) C'est de mon oncle Piraiviers.-—Lis | SAVOUREUX (continrant) —“Retenu la goutte comme tu l'étais chez toi, à Paris, par une entorse, il m’es' impossible de me rendre à Paris, Où je voudrais faire la Connaissance de ton asso. Clé, monsieur Petit vieux.” PITHIVIERS,—Pithiviers.

SAVOUREUX.—]] Pat Pirmiviers. 1] is | SAVOUREUX (continuant). — Mais je t'envoiecomme gage de ma tendresse le Costume avec lequel j'ai fait mon voyage à la capitale.” Marius.—Voilà un Original, SAVOUREUX Vieux crétin, val... Je le ménage Parce qu'il est mon parent ! ÉpPY joins.

PITHIVIERS. — Voyons ce qu'il y joint !

SAVOUREUX.—# J'y joins mes vœux bien sincères Pour ta réussite dans le COMMCrce que tu veux Entreprendre en société avec monsieur Petitvieux.” PITHIVIERS —Pithiviers .

tu mon nom ?

SAVOUREUX.— Mais c’e

St mon oncle !

PrrHiviers,__Non L., c'est toi... tu le fais exprès.

Marius. — Certainement !

vec votre entorse... Vous n’ Mméritez !

PITHIVIERS, — Tu n'as que ce que tu mérites ! SAVOUREUX,— Ah |... I] Ya un post scriptum, Tous (se Fapprochant).—VNVoyons.

[on bien cher neveu,”

chez moi par

etit-vieux.

Pourquoi écorches-

… J'étais bien sûr qu’aavez Que ce que vous

erte).—Rien !.… J'éprou-

le

tn

n !... J'éprou- | SAVOUREUX (/sant). Comme ce costume est tout ce que tu recevras jamais de moi, je t’engage à le conserver pieusement...” cher neveu,” | Marius.—(C'est pour ça que vout m'avez appelé, | merci. (77 sort) SAVOUREUX.

ît on dit du bien de la Bretagne,

chez moi par L Oh! fi! je méprise ses montagnes. je la méprise aris, par une ; de long en large. :

ndre à Par! PITHIVIERS —ÇCite va bien de mépriser les ndre à Paris, .

le ton asso- autres... un malotru, un paresseux, un vorace, qui

N passe les trois quarts du temps à taquiner les homards.

SAVOUREUX. —Voilà coinme vous êtes ? voilà

comme vous consolez votre associé !

envoiecom- L: PiTHivIERS.— Mon associé |... quel aplomb !... ec lequel j'ai | Ça fait suer, ma parole d'honneur.

£ BAVAROIS (gui à examiné de costume).—Dites

Mn donc! savez-vous qu'il est gentil le costume de le ménage É votre oncle !

al + SAVOUREUX.— (Gentil !… üens, ôte le ! dérobe:-le t! 4 à mes regards... Il me donne des convulsions!, , en sincères 3 BAVAROIS,— Que voulez-vous que j'en fasse ? ue tu veux 4 SAVOUREUX. — Hache:le !.…. broye-le ! mets le eur Petit- 4 dans un bœuf à la mode.

; PITHIVIERS.—Non ! ça compromettrait ma mai- , i écorches- À Ru |

SAVOUREUX.—Je te le donne! mange-le !.., bois lel... J'ai envie de le déchirer avec mes

le fais ex- AD dents! Oh! il y a des moments où on mordrait M Ses père et mère. (Z/ arrache une patte de homard

n sûr qu'a- î el la mord.)

que vous EL. PITHIVIERS.— Qu'est-ce quit'a permis de man- MD ger des pattes de homard ?

érites ! h | SAVOUREUX.— Dame ! puisque ça repousse...

riptum.

VOUS m'avez dit que ça repoussait.… PIFHIVIERS. Pas quand elles sont cuites, animal.

NE

SAVOUREUX.—S; je l'avais cru 1...

Prrmiviers.— Tiens, va-t'en, tu me déplais

PITHIVIERS, —Va, drôle, va, polisson |

SAVOUREUX.— Et je devrais commencer par vous, vieux galopin ! |

PITHIVIERS, — Galopin l.. Vat'en, misérable !

SAVOUREUX.—Je vous donne au diable [... Voilà mes,adieux |... (Savoureux sort à gauche, Pithivers sort à droite.)

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