PENDANT LA PERIODE ROMAINE. SIS
jetés là depuis la terre ferme, et Ton ne saurait en conclure qu'ils proviennent d'habitations sur les eaux. Il est aussi un ou deux autres points, sur les bords du même lac où l'on trouve des restes romains à peu de distance d'emplace* €lients de pilotis, auxquels ils sont vraisemblablement tout à fait étrangers '. Peut-être en est-il de même des fragments de tuiles et de vases qu'on voit vers le Pont de la Thièle, auprès des débris de l'industrie du premier âge.
Lorsque ces poteries se rencontrent au milieu de pieux trop avancés dans les lacs pour qu'elles aient pu être jetées depuis la rive, il faut alors rechercher quelle est la raison de leur présence sur ces points. Plusieurs emplacements du ktc de Neuchâtel offrent cette particularité, qui ne doit pas être passée sous silence.
On a recueilli, sur la station de la Sauge, une anse d'amphore avec des fragments de tuiles et de vases romains. — De grandes briques ou des tuiles romaines se trouvent à Gletterens, à Chevroux, à For A à Corcelettes, au Grain, au Bied, à Colombier et à Haufllive. — Un vase romain accompagnait les pilotis sous Corbière, ainsi que des tuiles et des monnaies impériales, ceux de Font. Enfin, les fragments d'une bouteille en verre bleu, quelques tuiles et une meule de moulin romain ont été découverts sur remplacement de La Tène.
Les objets quji représentent la période romaine consistent à peu près exclusivement en poterie, en tuiles et en briques.
* On pourrait indiquer comme se rattachant aux pilotis du lac de Bienne, pendant l'époque romaine, ceux qui ont été trouvés, en 1854, dans le lit de la Thièle, vers le Pfeidwald , à une demi-lieue en 'aval de Nidau. Toutefois ces pieux ne proviennent point d'habitations, mais d'un simple barrage. Voir plus haut la pag. 76, notes 1, 2 et 8.
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La présence de ces débris, à 300, 600 et même 900 pieds de la rive, sur 13 emplacements de pilotis, ne saurait être fortuite. D'autre part, les tuiles sont trop peu nombreuses sur les points où on les trouve, pour admettre qu'elles aient servi de couverture, ce que leur pesanteur eût d'ailleuift rendu difficile sur des huttes construites avec des branchages. Il est à présumer qu'elles étaient plutôt utilisées à l'intérieur des cabanes, ainsi que les grandes briques qui mesurent jusques à h pieds carrés, et qu'elles tenaient lieu des pierres plates indispensables pour les foyers sur des planchers en bois.
La poterie est généralement grossière, et ces débris de l'époque romaine trahissent, sur ces points, une indigence bien plus grande que dans les figes antérieurs. Rien ne révèle une occupation de quelque importance ; plus de traces d'industrie exercée sur les eaux ; plus de ces dépAls indiquant une population quelque peu considérable. Tout conduit i supposer que ces anplac(|^ots n'étaient guère occupés que par des familles dtfpécbem.
Il n'est pas hijcs de propos de rappeler oue les pilotis de Font, vers lesquels on trouve des monnaies romaines, sont