SYRIE
M. le D^ Ferd. Keller cite, dans son second rapport sur les habitations lacustres de la Suisse, un passage d'Aboul-
* Dictionnaire géographique-historique de Fempire de Ruitie, par N. S. Vsé- Yolojsky. 2« édition, Moscou, 1823.
* Voir le dictionnaire cité ci-dessus.
MÉH. ET DOCOM. XVU. ift
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Féda, écrivain du XIV* siècle, d'après lequel l'un des lacs de ia Syrie, alimenté par l'Oroote, portait communément le nom de Lac des chrétians , parce qu'il était habité par des pécheurs chréUens qui demeuraient sur ce bassin dans des cabanes en bois, au-dessus de pilotis'.
Ces quelques mots ne laissent aucun doute sur l'analogie de ces constructions avec celles qui ont été répandues en Occident. Si elles ne sont menlionaées dans le moyen âge que comme la demeure de pécheurs, on comprend que la bourgade lacustre, telle qu'elle existait autrd'ois sur les lacs de la Suisse et de la Thrace, ait perdu son caractère primitif dès que les petits états perdirent leur indépendance. Peutêtre les marbres de Ninivecoaservent-ils le souvenir de quel-
' SHppkmenla tabuUf SirÙE (Abuiredœ), dp. IL De laeubiu Syria. Laciu Apameeniit coniUt numéro lacuum JDDumerahiliuni, et aruDdiDetoniin. At ■nagnitudiae (amea excelluni duo, auitralia aller, aller borealia. Hue ioAinditur aqua Orontj* a parte australi ; quo e lluvio illi lacug euUtant ; qui qnidenrurtuiex iis inflne borealiexit. Honimduoniinhcuumitaque aller ille, priore loco dictus, augtralit, eti lacui Apameens», lalut dimidiam pêne paruangam ; profundu) ett nondum iolegran bominia itaturam lërme. Solum m, ut iiuialere vetligio nemo queat;ainbitur arundinibutel
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qu'une de ces huttes sur les lacs de la Syrie, couverts de plantes aquatiques * .
Quoi qu'il en soit, plusieurs habitants de ce pays ont conservé, jusque dans les temps modernes, l'habitude de vivre sur les eaux, et il n'est pas impossible qu'une partie des chrétiens syriens, persécutés par les musulmans, n'aient cherché une retraite, au milieu des roseaux, sur des lacs assez poissonneux pour y trouver leur subsistance.