BIS HABITATIONS LACUSTRES. 3BS
de rinoeDâîe que d'un bouleversement produit par une inondation, et la transition de la pierre au bronze ne permet pas de supposer qu'il se soit écoulé, «itre les deux premiers Ages, un laps de temps quelque peu considérable pendant lequel l'BeWétie aurait été inhabitée.
L'histmre fût remonter à vingt et un siècles avant notre ère la fondation de l'état de Sicyone, ce qui n'implique point nécessairement que l'arrivée des premiers habitants de la Grécet ne soit pas plus ancienne, mais elle se tait g&aéralement sur les origines des pays de l'Europe. Lorsqu'il s'agit d'indiquer une date, même approximative, la précision rigoureuse des chiffres cause quelque embarras. Toutefois c'est le cas de rappeler le calcul basé sur la formation alluvienne de la vallée de l'Orbe, entre les pilotis de Chamblon et la rive actuelle du lac de NeucbAtel *. On a vu que ces habitations de l'Age de la pierre ont sans doute cessé d'être dans les eaux et de répondre A leur destination dès le dix-septième siècle avant notre ère, époque A laquelle M. Amédée Thierry fait remonter son histoire des Gaules. Si l'on tient compte que, lorsque ces habitations furent construites, elles étaient, selon l'usine, éloignées de quelques centaines de pieds de la rive formlb par le mont de Chamblon, on peut conclure qu'elles avaient été fondées deux A trois siècles avant que la retraite des eaux les laissAt sur le sec. Tout en reconnaissant que ces chiffres n'ont rien d'absolu, on est conduit A fixer, en chiffre rond , A deux mille ans environ avant notre ère, l'arrivée des premiers habitants de l'Helvétie. Le rapprochement entre ces observations préliminaires et la chronologie historique n'est pas sans intérêt, toutefois ce calcul, je le répète, n'est
• Voir fiu haut, paf . 70, U dateriptioa de U ndlée de rOrbe.
su DlFFICULTi d'exploiter US Mom
présenté que comme une donnée qui poorta ètn modifiée, mais peut-être aussi confirmée par de nouvelles études sur les formalioDB alluviennes.
Four se bire une idée de l'époque reculée à laqudle le nord de l'Europe a été occupé, il suffit de rappeler que l'ambre de la mer Baltique se retrouve en Suisse dans l'&ge de la pierre, et, eu Italie, dans les sépultares antéhistoriqnes, découvertes entre Albano et San Harino. L'étain des lies Cassit^des approvisionnait la plupart des pays de l'Earope, pendant l'âge du bronze, et il n'est point certain que « métal, ù souvent mentionné par Homère, soit arrivé en Grèce du midi de l'Àùe plutdt que des Iles Britanniques pendant ta période attribuée à la guerre de Trràe. Dans tons les cas, l'exploitation des mines de Gomouailles remonte à une haute antiquité, et, avant celte exploitation, les Iles Britanniques ont eu leur Age de la pierre.
Difficulté d'exploiter les mines pendant les premières migrations.
tfonquérir, par le travail, tout ce qui était nécessaire à son I Uen-étre et n'avait point commencé par être forgerou . Mais, I CD admeltaot que ces conquêtes de l'industrie aient été transt mises , même sans intcrruplion , aux générations poslé- I rieures, il n'en est pas moins vrai que bien des peuples ont I perdu ces connaissances dans les temps anciens, et que la pre- Ltoière population de l'Europe devait satisfaire aux besoins Ide Tesistence sans le secours du métal, ainsi que c'est en- Poore le cas chez plusieurs tribus sauvages des temps moder- . La marcbe de l'industrie, généralement progressive, l'mais parfois aussi rétrograde, n'est point la même dans tous I les pays.
Pour se rendre compte de la manière dont un peuple peut I perdre la connaissance des métaux, il suffit de se représenter 3 premières migrations vers l'Occident, En admettant que I ees familles possédassent des instruments en métal au mo- I ment de leur départ de l'Asie, la vie nomade ne leur per- < I mettait pas d'exploiter les mines, d'établir des fonderies et l Ides forges, et bien moins d'avoir l'organisation sociale né- I cessaire à des professions diverses, se facilitant mutuellement I ks moyens d'existence. A mesure que ces familles avanj {aient vers des régions inexplorées, après avoir franchi mille
rftbslacles, les voies parcourues se refermaient derrière elles, jet il n'était pas possible d'entretenir des rapports avec les I centres de la civilisation orientale. Il résultait nécessaireiment de ce genre de vie et de cet isolement qu'une partie fies connaissances acquises avant le départ ne pouvait rece- I voir d'application ; or des connaissances inappliquées pendant L quelques générations sont bientôt des connaissances perdues.
Iilioioine, privé du secours du métal, était ainsi réduit & le