‹ Habitations lacustres des temps anciens et modernesChapitre 65 sur 150 · DE BASSE-BRETAGNE · texte numérisé non relu

DE BASSE-BRETAGNE

Hirondelle légère, Gentille messagère,

Repose-toi ; Et, quand je pleure encore Sous la chaîne du Maure,

Chante pour moi.

La mûre égale à peine, Dans ses grappes d'ébène,

Ton dos si noir; Et ta gorge révèle L'eau qui tombe et qui gèle

Au vent du soir.

Repos eun nebeudik A plég an askellik

A c'heuz skwuizet 0 nijal ep éan Da zilemel a boan

Eun divroet.

Lavar da vab Arvor A bé gostez ar mor

Èz, ont diztro ; Gwel skuis é séblantes F. vit ma né /.eu les

A du hé vro.

Rae-se pa voe dan neiz En eskopti a Vreiz,

Hauvet Renié, Ran birio din ar /.on A ganer é Krozon

Hac er mené.

Né ankounac'ha ket Pa vézi achuet

D'hé c'hwibana, Mam gèz ar niai lolod A c'hed étal an od . Hé mab éna.

Lavar din a bélek Parréz Landévénnek,

A leïn hé dy, A gléo c'hoaz o valé, Gralon a Gwennolé

Enabaty?

Lavar din bag en Bréiz Eo kendale'hel ar feiz

Er c'halonou ; Rag éno é vélet, Kément é deus krouét

A vurzudou.

Ma tizkenfé eun dé Eun aël a berz Doué,

En Bréiz-Izel, En era gafe timad Evit harpa e droad

Eun tour huel.

Replie et ferme vite Une aîle si petite

A tant braver ; Elle est faible sans doute, Après si longue route,

Pour me trouver.

Dis au fils d'Armorique Où point le toit rustique

D'où tu partis?

Mais la voix, qui s'inspire, Lui gazouille et soupire :

Dans ton pays !

Ainsi quisqu'on tressaille Aux monts de Cornouaille

A ta chanson, Oli! sois de ma Bretagne L'écho de la montagne

Et de Crozon.

N'as-lu pas de ma mère Vu le regard austère

El consterné, Quand, seule sur la grève, Elle appelle sans tiève

Son premier né?

Dis-moi si l'on découvre, Quand Landévennec ouvre

Son vieux pardon, L'ombre auguste et chérie De Guénolé qui prie

Avec Grallon?

Ma Bretagne, si belle, Est-elle aussi fidèle

Toujours à Dieu?

Là, la foi de mes pères Grava ses caractères

En chaque lieu.

Si l'ange de lumière Descendait sur la terre ;

Mon pays natal

Lui ferait, hirondelle.

D'une tour à dentelle

Un piédestal.

An tour a skign^n aer, Divar ilis Kreiz-ker,

E Kastél-PoL An lour ar skudussa Hag an hini kaëra

Euz ar bed-oll.

Komz dîn a Vathûiin Ar biniou lirzin

A yalaimek II en nez a vvié zou D'ar botred a galon

Eu brézonek.

Ko dîn c'boas, en da c'hiz, Kélou ar yaotiankiz A vêler oll

0 vont d'ar pardon braz, A vezeur vech ar bloaz, E Kumengol.

P;i vijes er botnk-se, Varjurosz ar jubilé

A zindan ont, E vêlez en eur-zel Ar bobl a Vreiz-Izel

0 c'han uout.

Né c'heuz te ket klèvet 'Toues ar belermel

0 e'hirvoudi Hag o pokal d'ar groaz Eurpl ic'hig,yaouauke'hoas,

ilauveï Mari?

Tré ma chômas èno, Lavar din hag hano

lié mignon ker ;...

Lavar zé goustadik;

Mœs da ziqii azkeliik.

A droc'h an aër.

Nij éta var da giz, Pa'zout c'hoaz é frankis,

Eimik Doué, A pourmen dré ar bed, Ar pez a'meuz kollet, Al Liberté 1

De la lotir aérienne, Hardie et si chrétienne

De Creis-Ker Dont la flèche vermeille N'eui jamais de pareille

Dans l'Univers.

Dis-moi si le vieux barde N'a point de sa bomharde

Baissé le ton ?

Mathurin, dans sa note, Était si patriote

Et si breton.

Sais-tu si la jeunesse.

Dont l'élite se presse

Sur notre sol.

Fait encore sa prière Au pardon de sa mère

A Rumengot?

Lorsque, pour cette léte, Tu perches sur le faîte

de notre croi\, Vois-tu .quand on s'assemble, Tous les bretons ensemble

Comme autrefois?

Et la douce Ms>i'ie, La compagne chérie

De mon amour :

Vient-elle à ce calvaire Prier avec ma mère

Pour mou retour?

Peusts-tu qu'elle y nomme Tristement un jeune homme

Qui lui fut cher?

Dis-le bas, hirondelle; Oh! mais ta petite aîle

A fendu l'air :

Revole donc encore, Pelit oiseau, dévore

L'immensité, Et promène à toute heure Hélas ce que je pleure :

La liberté !

En ti Ar Goffik. e Lanhuoo.

de l'âge de la pierre. 295

la durée du premier âge a été la même sur les divers lacs de la Suisse, et l'on peut ajouter qu'elle n'a pas été moindre dans les pays du Nord, d'après le grand nombre des sépultures les plus anciennes, et d'après l'élévation des Kjôkkenmôdding du Danemark.

Les habitations de l'âge de la pierre, en Suisse, ont été généralement détruites par l'incendie, cependant il se peut que des coups de vent les aient parfois jetées à l'eau, de même que le crannoge de Lough-Cimbe, mentionné par les chroniques de l'Irlande. La destruction par le feu a dû être fréquente. Bien que la cabane d'osier fût revêtue d'argile intérieurement, la flamme du foyer n'était pas sans danger, surtout par les jours d'orage. Il est probable que le froment carbonisé, découvert sous les couches artificielles de dépôts, provient de sinistres dont les dommages ont été réparés. Mais un moment est venu où les habitations de l'âge de la pierre ont généralement cessé d'exister en Suisse, et quelques-unes des bourgades les plus importantes, comme celles de Meilen et de Concise, commençaient, lors de leur destruction, à recevoir des objets en bronze. On a aussi retrouvé, sur ces deux emplacements, des restes d'ossements humains qui font supposer que la chute de ces bourgades a eu lieu à la suite d'une lutte à main armée. Il est à présumer qu'elles ne furent pas les seules à succomber dans cette guerre qui eut lieu au moment de l'introduction du bronze. La plupart des habitations lacustres de la Suisse orientale ne furent point reconstruites, tandis que de Bienne à Genève elles s'élevèrent de nouveau en grand nombre, pendant la période suivante.

On pourrait supposer, à première vue, que l'âge de la pierre a été de moindre durée, dans la Suisse occidentale, et

296 FIN de l'âge de la pierre.

qu'on employait encore le silex et la serpentine sur les bords du lac de Constance pendant que le bronze les remplaçait sur le lac Léman. On comprendrait cependant difficilement que les habitants d'Inkwyl et de Moosseedorf, qui faisaient venir des silex de France, fussent restés étrangers à l'industrie voisine du Steinberg, près de Nidau. C'est en étudiant les débuts de l'âge du bronze qu'on pourra proposer la solution de ces difficultés, mais, pour le moment, il importe d'ajouter que la marche uniforme de l'industrie, dans l'ancienne Helvétie, ressort suffisamment de l'étude des monuments funéraires. Les tombeaux de la Suisse allemande renferment de nombreux objets en bronze tout pareils à ceux du Steinberg, de Cortaillod et de Morges, ainsi que des armes et des ornements en fer du genre de ceux de la Tène, sur le lac de Neuchâtel. La même série d'antiquités, antérieures à la domination romaine, étant propre à la plupart des cantons, on ne saurait admettre que les bourgades lacustres de l'âge de la pierre, dans la Suisse orientale, soient contemporaines de celles de l'âge du bronze, sur le Léman et sur les lacs de Neuchâtel et de Bienne. Il faut donc qu'une raison particulière se soit opposée à la reconstruction des bourgades sur les lacs de la Suisse de langue allemande, et que cette cause n'ait pas été un obstacle à la réédification des cités lacustres dans la partie occidentale du même pays.

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