‹ Habitations lacustres des temps anciens et modernesChapitre 64 sur 150 · RELATIONS COMMERCIALES · texte numérisé non relu

RELATIONS COMMERCIALES

Commerce.

Si chaque tribu utilisait les roches qu'elle avait sous la main, fabriquait les instruments les plus indispensables et confectionnait ses vêtements, il n'en résulte point que tout commerce ait été inconnu après l'établissement des premiers pionniers de l'Occident. Entre les matières utilisées, plusieurs sont étrangères au pays où on les retrouve. Quelques-unes, apportées par les émigrants venant de contrées diverses, peuvent servir à retracer les voies parcourues. Le corail blanc de la Méditerranée, découvert à Concise, indique peut-être la marche d'une famille qui aurait remonté le cours du Rhône1, mais plusieurs pièces sont de provenances si opposées les unes aux autres*, qu'elles doivent avoir été importées par le commerce. Les emplacements lacustres de la Suisse conservent à côté des roches alpestres et du cristal taillés en instruments, des serpentines étrangères et des silex dont la plupart sont sans doute originaires de la France. Il est à remarquer qu'une partie au moins de ces silex arrivaient à l'état brut, et qu'ils étaient travaillés en Suisse, ainsi que le prouvent les pièces ébauchées et les nombreux éclats sortis des lacs. La néphrite d'Orient, verdàtre, translucide et d'une dureté remarquable, se retrouve sur plusieurs points. Sa présence en Suisse soulève des questions difficiles à résoudre pour le moment. Si elle a été importée

' Cette interprétation offre quelque vraisemblance , en ce que les articles de commerce étaient plutôt des objets d'utilité que de curiosité. Le corail dont il est question est du reste tout à fait brut et ne paraît pas avoir été porté comme ornement.

par les premiers émigrants, le lieu d'où elle provient étant connu désignerait sinon le point de départ, du moins l'une des stations des émigrants. Si, en revanche, la néphrite a été un article de commerce, elle témoignerait de communications établies avec l'Asie, à une époque où la population de l'Europe devait être assez nombreuse pour transmettre de tribu à tribu les échantillons de cette roche recherchée pour sa dureté ; mais encore , comment ce commerce avec l'Orient n'aurait-il pas introduit le métal qui n'a été importé que plus tard par l'invasion d'un nouveau peuple ? Des découvertes ultérieures et la détermination des roches au point de vue de leur origine fourniront probablement un jour une réponse satisfaisante. L'ambre de la mer Baltique, découvert à Meilen, montre que le nord de l'Allemagne était exploré pendant que la Suisse en était encore à l'âge de la pierre. L'ambre jaune, qui n'est point rare dans les plus anciennes sépultures du Nord, se retrouve aussi en Italie avec les antiques urnes d'Albano. Cette matière, dont l'origine ne peut être mise en doute, ayant été transportée dans le midi de lEurope à une antiquité aussi reculée, il en résulte que les communications avec le Nord sont beaucoup plus anciennes qu'on ne le suppose généralement, et il est sans doute superflu de chercher à l'électrum d'Homère une autre signification que celle d'ambre jaune ou de succin '.

« Le mot electrum désigne à la fois, dans l'antiquité, l'ambre et un alliage d'or et d'argent. Cette composition , reproduisant quelque peu la teinte du succin , a dû emprunter son nom à celui de l'ambre qui a été répandu dans le midi de l'Europe plus anciennement que l'art de traiter le minerai d'argent. L'exploitation de ce métal n'est pas antérieure au travail du fer. L'argent, peu commun à l'état natif, ne se retrouve que très exceptionnellement dans l'âge du bronze. L'ambre , en revanche , apparaissant en Suisse dans

MÉM. ET DOCUM. XVII. î9

Le silex, l'ambre, la néphrite et le corail blanc, retrouvés sur les emplacements lacustres de l'âge de la pierre en Suisse, nous reportent à eux seuls en France, sur les côtes de la mer Baltique, en Orient et sur les bords de la Méditerranée. On ne saurait admettre que les premiers habitants de l'Helvétie aient importé toutes ces matières en arrivant dans le pays, et bien moins qu'ils soient venus à la fois de l'Orient et de l'Occident, du Midi et du Nord. Il faut reconnaître qu'il exista déjà dans le premier âge un commerce ou des moyens d'échange suffisants pour se procurer des matières étrangères, qui se payaient avec les produits de l'industrie ou de la chasse. L'habitant de l'Helvétie n'allait assurément pas chercher l'ambre sur les bords de la mer Baltique, pas plus que l'homme du Nord ne l'apportait au pied des Alpes. Eussentils été l'un et l'autre riverains des mers, leurs canots étaient encore trop imparfaits pour une si longue navigation. Ces matières se transmettaient sans doute de proche en proche, et pour cela, la population de l'Europe avait du se multiplier assez pendant l'âge de la pierre pour ne pas laisser de trop vastes contrées inexplorées entre ces tribus primitives.

Le commerce, exploitant les produits de régions lointaines, ne pouvait négliger ceux qui étaient plus rapprochés. Dans le même pays, les matières utilisées ne se retrouvent pas

l'âge de la pierre, et en Italie avec les antiques urnes d'Albano , les Grecs ont , par conséquent , très bien pu le recevoir du temps d'Homère. D'autre part, le fer étant déjà connu à cette époque , il est possible aussi qu'il en ait été de même de l'alliage d'or et d'argent appelé electrum. MM. Labarte et Giguet pensent que ce mot désignait l'émail. ( Revue archéologique. Paris, n° du 15 juillet 1859, pag. 235.) Sans entrer dans la discussion Boulevée par cette dernière interprétation , je me borne à faire observer que l'ambre a non-seulement pu, niais a dû être connu des Grecs, longtemps avant Homère.

TRAITS DIST1NCTIFS DE i/AGE DE LA PIERRE. 291

également partout. Le grès molasse, employé pour les meules, n'était pas sous la main de chacun, les serpentines et les roches dures devenaient des articles de commerce. On était nécessairement conduit à explorer, puis à exploiter, et, si chaque homme savait plus ou moins fabriquer ses instruments, il existait aussi de véritables ateliers comme à Moosseedorf, à Concise et ailleurs. De là, des professions diverses qui, pour subsister, devaient recourir largement aux échanges; de là, toute une organisation sociale.

La détermination des roches et des matières utilisées par l'industrie est bien loin d'avoir fourni à l'histoire tous les résultats qu'on est en droit d'en attendre. Les quelques données précédentes font assez comprendre l'importance de cette étude. La même matière peut, il est vrai, être originaire de diverses contrées, mais dans ces cas-là, en prenant le point le plus rapproché, on ne risquera pas de trop étendre les communications qui ont existé entre ces anciennes peuplades.

Traits distinctifs de l'âge de la pierre dans les temps anciens et modernes.

La première population de l'Occident présente des rapports frappants avec les peuplades modernes, privées de la connaissance des métaux, mais aussi des différences d'une haute portée. Les constructions des sauvages sont encore pareilles à celles de l'ancienne Europe. Elles surprennent également par l'exiguïté des dimensions et par l'indigence de l'ameublement. La dextérité dans la fabrication des instruments est la même. La plupart des formes sont identiques. Toutefois le sauvage se caractérise par l'immobilité. Une génération

292 TRAITS DISTINCT1FS

nouvelle n'ajoute rien aux connaissances de la génération précédente. Les communications et les échanges d'idées, qui fécondent la vie d'un peuple, lui sont étrangers. L'isolement dans lequel il vit ne lui permet pas de progresser. 11 est comme pétrifié dans sa manière d'être, et cet état stationnaire ne peut exister chez l'homme sans la dégradation.

Il n'en était pas de même dans la plus haute antiquité. L'agriculture et. la vie pastorale occupaient, sur plus d'un point, une place d'une certaine importance. Partout, le commerce ou les échanges entretenaient une activité commune. Les premiers habitants de l'Europe se distinguent entre autres du sauvage par le développement progressif de leur industrie. Tous les emplacements lacustres de l'âge de la pierre, en Suisse, n'offrent pas le même genre de développement. Les antiquités de Moosseedorf, près de Berne, et de Mammern, sur le lac de Constance, ont un caractère bien plus primitif que celles de Meilen et de Concise. Il est possible que ces quatre emplacements remontent au même siècle , mais les deux derniers ont existé jusqu'au moment où le bronze commençait a être introduit, aussi y relrouve-t-on des instruments d'un fini plus grand, des formes plus élégantes et des haches percées par des procédés perfectionnés. Il en est de même dans le nord de l'Europe. Chez les Scandinaves, l'âge de la pierre présente un développement très sensible. Partout, les pièces les mieux travaillées appartiennent à la fin de cette période, et elles sont parfois accompagnées des objets en bronze qui caractérisent la période suivante.

On voit ainsi que, dès les premiers âges, les peuples de l'Occident tendent vers un développement continu, dont la marche, souvent fort lente, varie d'un pays à l'autre, mais

n'est pas moins progressive, malgré le mouvement oscillatoire de la civilisation.

L'âge de la pierre offre d'importantes analogies sur les didivers points de l'Europe où l'on a constaté sa présence ; cependant on peut aussi relever quelques traits distinctifs résultant du climat, de la minéralogie et de la configuration du sol. C'est de cette dernière circonstance que provient la différence du crannoge et de la bourgade lacustre. La nature des roches dont on disposait, influait aussi sur l'industrie. Le silex des bords de la mer Baltique se prêtait à la fabrication de poignards, de pointes de lances, de haches, de scies et de divers instruments d'une rare beauté dans le genre '. En Suisse, la serpentine joue un plus grand rôle que le silex. Sur quelques emplacements, à Wangen, par exemple, les haches ont presque toutes la forme de coin ; ailleurs elles sont plus variées. La scie est une simple lamelle de silex, le plus souvent étranger, très inférieure à la scie nettement dentelée du Nord. Les poignées et les emmanchures en bois de cerf sont fort nombreuses, surtout à Concise. L'os est employé pour des pointes de lance et des instruments divers, qui sont comme les prototypes de ceux qu'on retrouve dans diverses branches de l'industrie contemporaine, et l'on est conduit à se demander s'il n'y a point dans l'âge de la pierre quelque réminiscence d'une civilisation plus avancée dont il faudrait chercher le siège en Orient.

C'est sans doute à la différence du climat qu'on doit attribuer l'absence d'agriculture dans le Nord, ainsi que le

* Les musées du Nord renferment des haches et des poignards en silex de plus de 9 pouces de longueur. Ces dernières pièces , souvent travaillées avec une rare perfection, portent parfois sur la poignée des ornements de la forme de cordons torses, ménagés en taillant la pierre.

manque d'animaux domestiques, qui, à part le chien, ne se rencontrent pas dans les Kjokkenmôdding déposés sur les rives des fiords du Danemark. Cependant, lorsque Pythéas visita ces contrées , à une époque fort postérieure ' , il est vrai , il y trouva l'agriculture et une certaine civilisation.

Durée et fin de l'âge de la pierre.

Il est difficile de déterminer la durée du premier âge de la civilisation en Europe. Elle a sans doute différé quelque peu d'un pays à un autre, parce que les contrées peu ouvertes ont dû conserver plus longtemps qu'ailleurs les usages primitifs. Toutefois, si l'âge du bronze a été introduit par l'invasion générale d'un nouveau peuple, la fin de la première période pourrait moins varier du Nord au Sud qu'on ne le supposerait au premier abord. Quoi qu'il en soit, il est assez remarquable que les principaux emplacements lacustres, explorés en Suisse, présentent des couches de dépôts d'une puissance fort analogue. Les objets d'industrie, tassés dans quelques pieds de tourbe, indiquent, dans tous les cas, une durée considérable, si l'on tient compte de la lenteur des formations de tourbe soulacustre. L'emplacement de Moosseedorf montre combien il est difficile d'établir une marche régulière d'accroissement, puisqu'on peut y observer un arrêt de formation entre la couche contemporaine de l'occupation et celle d'épaisseur moindre qui l'a recouverte, en partie seulement, quoique dans un laps de temps qui dépasse probablement 3 000 ans. Il est cependant à présumer que

* Environ trois siècles avant l'ère chrétienne.

BREZEL ANN ITALI

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ANN ITRON VARIA REMENGOL

Mam ar Vretonet.

KURUNET GANT HOU TAD SANTEL AR PAB PII NAO, AN 30 A VIZ KAE 1858-

Var ion : Sanlez Mari, Mam Doue , etc.

Guerc'hes Sakr a Remengol, guirVam ar Vretonnet, Plijet tomma va c'halon, digêri va sperot. Evil m'a roin d'arr. breudeur demeu* a Vreiz-Izel Kelou d'eus an Itali, lee'h ma mari ar brezel. C'houi a zo, en peb amzer, advokadez.ar Franz, P'hini d'eus Iakel en-taoe'h he brassa esperanz, Pe deus lennet he c'hleze, ha reflet d'ano emgann 'VU kass deus ann llali ar bobl Autrichianti.

Dr'ennoc'h, Patronez Santel. hor soudante! hardi A zo bet irec'h d'ar maro, en brezel ar Kussi; Digasset o deus bet dec'h, da ilis Remengol, Eur baniel kaer keineret en kaer Sebastopol. Ceiu hint êd adarre d'en eum gann en tu mad, O ped truez eus daëlou ho hoar, ho mam ho zad, Père a c'houlen ouzoe'h m'ellint pokal d'he c'hoas. Ha dont ganthe d'ho kuelet, devez ho pardon bras. »

^reiziz ker, kent nia leuin du gémi, eus ar viclor 4 zo, kamat ha kamat, oe'h heuil tud an Arvor, E rankan déc'h lavarel perak ar franeichen Zo ed da gemeret peurs er brezel zo o ren :

Brema e zeuz euunek vloaz, tud foll, pennou re domm A e'houezas tân ar revoit er gœr demeus à Rom Evit diskar eus lie dron Tad an oll grisienien, Hag ellout ervez ho cTioam lakat douj ho lezen.

An Tad santel a dec'has dirog an dizure'hou, Eb lakat lie zoudardet da implij ho armou : Mes gouarnamani ar Franc a gassas dek mill den Da zikour renia dious-tud'ar Pap lie gurunen.

Impalaér an Autrieh pa vêlas kement-ze Da vikel bras Jezuz-Christ a gassas euu arme Var digare hen dioual, eus ar vandeu impi, Maes o sonjal ma vije meslr var an Itali.

Hag holl rouanleleziou ar vro lialian Ouspen ma zeus kalz anô a zo c'hoaz goal vihan, . Dre-ze aben ugent vloas, an Aulrich a elle, Ho c'hemer, vel amezeg, an eil goud' egile.

De ha de ec'h avance, varni 'vel eul leon, Ha gant-han al laeronzi, ar vunir, an drahison, Goasset, groagez ha mere'hed, ho daouarn d'he staget, A doliou bas, en Milan, a zo bet holl lazet.

Puissanzou bras an Europ a skuisas o velet Eur vro ke'n kaèr en drubuil, eb kaout i epos ebet ; Kinnig 'rejoni d'an Autrieh dont d'en eçti assambli Evit goud penos lakat an urz en Itali.

Impalaér an Autrieh, faro gant lie bouar, Dallet dre ar c'hoant destum a ras skouarn bouzar; Eun arme vras a zavas hag a lakas da vont Var douarou hor mignon, Koue ar Piémont.

Ar Piémont en eum gav en nord an Itali, Menez Alpez en trezomp a ra an dispani; Poent e oa kas soudardet betek hor frontiereu Pe 'vije dent an Autrieh da zebi hor souben.

Gant hast ar gouarnamani a deuas da c'hervel Tud kalonek an Arvor, soudardet Breizlzel; Da voues hon Impalaér ouspen daouzeg mil den A zavas, prest da vale, evel unan ebken.

Mes, arog kuilad ho bro ezint n'em glevet holl Evit dont da gimiadi euz Gucrc'hcs Bcmengol, Ar genta , goude Doue, e gloar ar baradoz Patronez muia karel, ha mam hon tailou koz.

Ceîu hint deut da ilis, gwir Vam an holl Remed, Templ, gant ar roue Gralon ha Guenole savet, Ty saniel, enpehini Rouanes an envou A ra, 'vit he bugale, ar brassa burzudou.

Kagtal , e treid an oter, ekuezont d'an daoulin 'Vit pedi a greis kalon stereden ar raintin Da lugerni, noz ha deiz var benn an dud he c'har Ha d'ho hencha, deus an eliv, var vôr ha var zouar.

€ Gwerc'hes Vari, emeze, Princes vras an aele,

» Ho servicherien kenta, Gralon ha Guenole,

» 0 deus gred dec'h an templ ma ken kaer haken huel

» 'Vit selaou hor pedennou, ha divoalBreiz-Izel.

• » Cetu ni holl adarre o font er mez hor bro , » Ni lavar dec'h, Gwerc'hes sakr, ken a vo en distro,

> M'ar horop lakit da drec'hi an Autrichianet

> E tigasfomp d'och Ilis eur baniel d'he tapet.... »

Sevel a reont neuze, gant ho guialen venu, Da vont, hini hag hini, da bokat d'ar skeuden; P'o deveuz ive pokei da relegou sacnt Breiz Ereont, gant eur feiz vraz, teir guec'h tro an ilis.

Goude beza u'eum vouestlet a gorf hag a ene D'ho fatronez gallouduz , peb hini aneze En deuz laket binniga, evit beza douget, Eur vedalen burzudus eus Mam an oll Remed.

Arog nioni deus an ilis hint chomet sebezet Dirag eur baniel neve gant aour ha perlés gret, Ha digasset deus Paris, abcurs Napoléon, Pini zo en em lake| dindan gouard lion Itron.

Kuitat 'reont gand fizians en Mam an holl sikour, Mes arog koll ar guelet demeus a veg he zour, E kouezout var ho daoulin, vit ar vec'h diveza, Hag e kendalc'hont laouen ho hent en eur gana.

Aben teir zizun goude e oant dija erru Er vro el lech ma klie bea an emgann ru; Evel en eur zer-lagad ker prim hag al luc'het Hint en em gavet dirag an Autrichianet.

D'an nao demeus a vis mae, Napoléon trede,

A zo ed d'en eura lakat er penn deus he arme,

En eur fiout he bried hag he vab c'hoas bihan

En nerz hag en karantez lud leal ar vro-man.

D'ar c'hcuezek, ar memeus mis, kant adversour barvek,

Evit diskuel pegement ezint tud kalonek,

A zo deut dreis eur voger, en noz ha kuezet stard,

Var eiz soudard eus a Franz, a voa oc'h ober gard.

Bet ho deveuz ar goal chans d'ober eun dro c'hollo;

Mes, dan ugent, en eul lee'h hanvei Montcbello

0 deus kredet 'n'eum digoll deus ho zoll diagnent,

En eur gass var lion arme pemp mil den vani'uguenl!

Ar zeitekvel bataillon chasseourien var droad

Gant eur pevar regimand, leun a zoudardel mad.

Gant ar gênerai Forey, pemzek mil den ebken

A oa karget da zerc'hel penn d'an adversourien.

Mœs bugale an Arvor, an dud ze ker kalet

Ha ker leuniet a fizianz er Verc'hez binniguet

Deus ho brucbed, o tridal , a den ho medalen;

Pokat 'reont c'houek dezi, ha kerkent.... tur he benn Hi

Var kement zo diraze e saillant 'vel tigret,

l'ep toi digante a zrail an adversour sponiet.

Ha red dezan n'eum denna gou'de eur stourmik bêr

Gant daou vil den mac'haignet. Ni daou c'hant prisonnier,

Deg devez just, goude ze, en tachen Palcsiro

Gand an diede regimam a zouavet d'ho zro,

A dolliou baïonettez an Autrichianet

A zo dam ane lac'het ha darn ail zo beuzet.

C'hoec'h kaut prisonnier zo gred var an adversourien,

Eb implija ar vindrail hag eb loskeul eun tenu ;

Kanolliou an adversour zo ive kemeret,

Ra vo bepred an drede a zouavet brudet !

D'ar bevar a vis even, var dachen Magenta E ze bet ar stok spontuz hag an emgann goassa; C'hoec'h liguent mil adversour oa n'em gavet eno Evit klask trec'hi eur vech soudardet kre hor bro.

Tud kalonek an Arvor. kent evit skei ho zol,

A siard deus ho muzellou medalen Remengoll ;

Ho feden gant ar Werc'hez a zo bet selaouei,

liguent mil Autrichian a zo gante lazet !!!....

Tri ganol ha daou vaniel gant seiz mil prisonnier

A zo dent ive gante en eur memeuz amzer ;

Tud kalonek Breiz-I/.el n'hinl ket vit mont da goll

Eur vec'h m'hint enem voesllet da Vere'hes Uernengol.

Eur breton, Ian Mari Menez, a Plourin, Montroulez

Rasset en eun hospital da barea he vlez

Goude var park an emgann beza gred eun toi kaér

En deus recevet ar groas a zorn an Impalaèr.

D'ar c'hoec'h enz a vis even er ger gaer a Vilan

Skuizet gant goalen ouarn potret Autrichian

A zo en em revoltet, hag an adversourien

0 deus zavet sV, nv ho zroad drc n'cllent erzel ken :

Kanolliou a zo chomet varlerc'h an adversour

Kouls a daonzek mil fusuil ha koufrou leun a aour ; ,

A brizonnei ien ive e zens eun niver bras ;

Ema a zo eun devez 'vel n'eus kel guelet c'hoas.

D'an eiz deus a vis even, gant bon Impalaër

Roue bro liar Piémont zo untreet en kaer

Deus a b'mi an o!l dud o deveus recevet

Gant eun triomf ar c'haera princet hasoudardet.

'Vit irugarecat Doue ha Gwerc'hes Remengol

Da vea gred dan Autrich lec'liei dirag an holl,

E k:itedra! kaèr Milan, dirag ar bohl stouet,

Eun Te Deum ar c'haera zo bet neuze kanet.

Da vouel Sam Jan Dadezour, kerkent a peder heur,

Var bord ster ar Mincio, e zens bed, va breudeur,

Eun emgaii ar spontussa, eul lac'heres euzus

Etre un enebouiien hag lion lud ken oerzus.

Ouspen kanl anter kmt mil soudard Autrichian

Dispakel var hed pemp leo en eur blenen ledan.

A sonjis, die finesse, diskar hon soudardet,

Die c'hraz D.me hiui bet c'hoas er veach tna diskaret.

An emgan 'pad daouzek heur a voa tôm hag ingal,

Eb beza trec'h en lu ma, nag ive en la ail;

An diou arme 'kieiz an tan, korf a koif a voa krog,

Eb n'elle den mont a dre, na mont var an arog.

Eur bœleg kos eus a Vreiz, dispakel he vleo guen, Enem strinkas dan daoulin neuze 'kreis ar boullren, Evel goechal Moïses, e savas he ziouvrec'h Evit goulen d'hon arme nerz ha sikour an ec'h. Kerkent soudardet hor bro a vêlas ar skeuden Eus ho faironez santel as^t-i var eur goabren, Neuze, laouen. d'an daou'in ézim n'emp strinket oll,>

En eur grial Meulendi da Verc'hes RemeiujoL lit

D'ho medalen e pokont ha dao neuze dispar

Tregont mil Autrichian a gouezas d'an douar

Evit ar bevare gueeh o deus gouet pen da ben, Pegen terrubl e potr Breiz pa lavar : tor-hc-ben

Eun arne ar spontussa. kurun. avel fol, dour,

Dichadennet gant Doue a deuas d'ho sikour

Impalaër an Autrich o velet eur seurl tro,

" A dec'has deus an emgan eb laret ken a vo

Gloar. benor ha meuleudi da Batronez hor bro,

P'hini e deus biniguel emgan Sol/erino :

Ra vezo bepret karet, ha meulet er bed oïl,

Mam dener hor soudardel, Guerc'hez Sakr Remengol !!!

— ti —

Tud leal a Vreiz-I/.el, tud kalounek va bro, C'hui evit père kalir ar vuez zo c'huero, Joa deoc'h var an douar ha graç digant Doue Da visita Remengol ar sourzen a vue.

Pedit en ho klevejou, pedit en ho glac'har

Ha pedit en holl boaniou hon eus var an douar,

BRASSA SANTEZ ZO ER BED, GUERC'HES SACR REMENGOL

îlar bezit dévot dezi, biken ne deotda goll.

Tadou kes, Maramoti tener, c'hui holl père a zo Ankeniet gant ho mibien ed pell deraeus ar vro, Deuit da Ilis Remengoll, 1LIS AN HOLL REMED Hag e vo ho pugale er gœr deoc'h e'hoas rentet,

Peden d'an Itron Varia Remengol.

Gwerc'hez sakr a Remengol Patronez Breiz-Izel, Pedit 'vit ar zotidardet zo en tân ar Brezel, Pedit evit Breiz-Izel, evit ar vrelonnet 0 deus ho karel, ho kar, hag ho karo bepret.

Kenniguet gant Bars Itron Varia Remengol, d'he vignon ker kloarek koat-ann-noz.

E Remengol an naontek a viz even 1859, da zul an Drindet, devez Pardon Bras an ITRON VARIA REMED-OLL. (Propriété)

AR GWENNILI

A MARTOLOD BREIZ-IZEL,

(Prisonnier en Afrique louez ar Morianel.)

Var ton : Hirondelle gentille etc.

Gwennili tréméniad, Lapouz a gélou mad,

Kluj a richan, Ep spont euz va chaden, Var bréuestou lochen,

Ar Morian.

Da geïn a so mé'r goar, Duoc'h éget mouar

Er brancou dréz, A da vruched ken gwerc'h Hac eur fulennaderc'h

Pa dreménès.

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