IMPORTANCE HISTORIQUE
diversité de foi ou de religion, ce qui, dans les temps anciens, implique une diversité de peuple.
Quand on fouille les tombeaux antiques d'un pays, il semble au premier abord que tout est confusion. Le même tumulus recouvre souvent l'urne cinéraire et le corps inhumé sans avoir passé par le feu. Des objets tout pareils se retrouvent dans des tombeaux de constructions différentes, et des débris d'âges divers dans des sépultures du même genre. Plusieurs tombes ont été creusées sous la surface du sol, sans monument extérieur, tandis que d'autres sont recouvertes d'une colline tumulaire. On peut croire que ces diversités tiennent plus du caprice que des idées religieuses ; toutefois en multipliant les observations et en généralisant l'étude, on ne tarde pas à voir que la confusion est plus apparente que réelle, et qu'il y a une raison d'être à toutes ces différences dans la manière de rendre les derniers devoirs aux restes du défunt.
D'après plusieurs auteurs, on croirait que les Romains brûlaient ou inhumaient indifféremment leurs morts, mais quand on y regarde de plus près, on voit que l'incinération était générale et que quelques familles seulement avaient conservé l'usage d'inhumer. Les Latins brûlaient les corps, les Etrusques les inhumaient. L'un et l'autre mode répondaient à des origines diverses, et ils peuvent se retrouver dans les tombeaux de la même famille, à la suite d'unions entre les descendants de peuples différents. Dans tel autre pays , le corps du noble ou du conquérant était consumé par le bûcher, et le peuple ou la race vaincue déposait les restes du défunt dans la terre. L'un de ces modes funéraires fut adopté à l'exclusion de l'autre par un grand nombre de peuplades antiques, mais si des tribus, ayant des usages divers, venaient