‹ Habitations lacustres des temps anciens et modernesChapitre 91 sur 150 · RELIGIEUX ET FUNERAIRES · texte numérisé non relu

RELIGIEUX ET FUNERAIRES

du Steinberg et de l'Ebersberg ne permet guère de supposer qu'ils aient été exclusivement l'ornement de la chapelle; il est plus probable que ce panacée prenait place dans l'habitation où il était comme le protecteur de la santé de la famille. Il est assez curieux que ces pièces n'aient pas encore été retrouvées sur d'autres points. Dans tous les cas, si la chapelle lacustre était étrangère aux usages religieux des (leltes, il n'en était pas de même du croissant ni de la vertu merveilleuse qu'on lui attribuait.

Les cérémonies funèbres avaient un caractère tout particulièrement religieux chez les peuples païens qui, comme les Gaulois, admettaient l'immortalité de l'àme ou une vie à venir au delà du tombeau. On ne peut douter qu'il n'en ait été de même chez la population primitive dont le tumulus était parfois entouré de men-hirs ou surmonté d'un autel. Dans plusieurs pays, la grandeur de ces collines artificielles et les étonnantes dimensions des blocs employés pour la construction des salles sépulcrales rappellent quelque peu les travaux gigantesques des Egyptiens et leur extrême sollicitude pour les morts. Ces immenses tumulus de l'Europe sont d'autant plus surprenants qu'ils ne renferment ordinairement que des débris de l'industrie primitive, sans traces de métal. Quand le bronze est déposé dans les collines tumulaires, celles-ci, prises dans leur ensemble, sont de dimensions beaucoup moins grandes que les premières et ne recouvrent plus les grandes salles sépulcrales. Enfin, dans l'âge du fer, le tumulus, généralement moins élevé que précédemment, se réduit parfois à des proportions fort minimes1. On voit ainsi que les monuments funéraires ont

' Sans parler des tumulus les plus considérables du premier âge, ceux qui mesurent 30 pieds et plus de hauteur ne sont pas rares. Dans l'âge du bronze,

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