DOGME DE LA RESIRRECTION
sans doute aussi à la plus haute antiquité dans les autres parties du globe, et paraît ainsi avoir été général dans l'humanité primitive, qui a dû hériter des Noachides cette foi à une nouvelle naissance.
On est donc autorisé à conclure de tout ce qui précède que les premières peuplades lacustres de l'Occident professaient la foi à la résurrection des corps, et ce dogme à lui seul en renferme plusieurs autres sur la rétribution du bien et du mal, ainsi que sur les rapports de l'homme avec la divinité.
L'antiquité païenne a eu de bonne heure ses Saducéens, de même que les Juifs. Le petit nombre de sépultures du genre primitif retrouvées en Occident, pendant l'âge du bronze, durant lequel prédomine l'incinération, montre qu'une nouvelle population introduisit d'au 1res idées sur la vie à venir. Toutefois les habitants de la Suisse occidentale, qui avaient continué à bâtir sur les eaux, conservèrent aussi quelque temps l'attitude repliée, après l'introduction du métal , ainsi à Chardonne . non loin de Vevey , à Verschiez, près d'Aigle, où l'on a détruit plusieurs centaines de ces tombes à peu près cubiques, et à Sion, sur deux emplacements distincts l. Lorsque les corps furent couchés sur le dos, comme chez les Etrusques et chez beaucoup d'autres peuples, on ne
4 L'attitude repliée apparaît aussi dans l'âge du bronze en Thuringe, mais, d'après les renseignements que je possède, elle y est beaucoup plus rare que dans la période précédente. M. l'abbé Cochet a eu l'obligeance de me communiquer les noms de plusieurs localités de la France où l'on a retrouvé des tombes d'âges divers, dans lesquelles les corps n'étaient pas étendus; mais, en général, on affirme que les morts étaient assis, ce qui constituerait un autre genre de sépulture; toutefois il se pourrait que dans quelques cas l'observation n'ait pas été suffisante. — Hérodote (Lib. IV, cap. 190) rapporte cependant que d'entre les Lybiens nomades, les Nasamons enterrent leurs morts assis.