LAMELLIBRANCHES
IiASTEUOPOIH'.F.
CopIiIMpS.
CÉPHAL(>FUnTlE=.
l\cardim''s.
Pf»irûbrarn'liicns,
Bhachiopodes.
Promollusques.
céphalophores. Chez les céphalophores apparaissent deux nouveaux caractères : une tête distincte et des dents. Ils se subdivisent en deux classes : les gastéropodes et les céphalopodes; quelques gastéropodes vivent sur terre, ce sontles seuls mollusques qui se soient adaptés à ce mode d'existence ; les ampullariés, qui habitent les régions tropicales, sont amphibies et vivent tantôt sur terre et tantôt dans l'eau ; ils ont un
double appareil de respiration, des branchies et des poumons, comme les dipneustes et les batraciens.
KCHINÛDERMES
La classe des échinodermes est une des plus intéressantes et cependant des moins bien connues, du règne animal. Haeckel rejette complètement l'opinion de Cuvier, encore admise aujourd'hui par Agassiz, d'après laquelle ces animaux ne seraient qu'une classe de zoophytcs. Ils sont caractérisés par un appareil de locomotion très-remarquable, consistant en un système compliqué de canaux, dans lesquels l'eau de mer est mise en mouvement, soit par des contractions des parois, soit par des cils ; l'eau comprimée reflue dans une multitude de tentacules qui se raidissent sous l'influence de cette compression et servent à faire ramper l'animal. Les échinodermes sont enveloppés d'une cuirasse calcaire qui semble composée d'un certain nombre de pièces. On distingue chez la plupart d'entre eux cinq parties symétriquement disposées autour de l'axe du corps ; dans quelques-uns seulement le nombre de ces parties est plus considérable et s'élève de 6 à 9, de 10 à 12 et même de 20 à 40, et dans ce cas, ce nombre n'est pas constant, mais variable chez les différents individus d'une même espèce.
Les astérides forment, d'après Haeckel, la classe la plus ancienne et qui aurait servi de racine aux autres. Il considère chaque étoile de mer comme l'association d'un certain nombre de vers agglomérés ; les différents bras seraient, d'après cette hypothèse, autant de vers réunis par une de leurs extrémités à un centre où ils possèdent une bouche et un estomac communs. Pour appuyer cette hypothèse originale, Haeckel
LE RÈGNE ANIMAL
Arbre généalogique des É c h in o derme s
Spatangida. Clypeastrida.
Cassidulida.
Pvsastcrida. Pelalosticha.
Galeritida. Eehinomctrida. Erliinonula.
Synaptida.
hindermatida.
Afodia.
Salenidn,
Aspidoctiiiota.
Phytastra.
Ophiastra.
Brisingastra.
Colastra.
Lalistellœ.
Augnstistelhr.
Desmostieha,
AUTF.CIH.MDA.
Colo
SphiEroDitidû,
Eocidaridn.
Eleullierocrid
Agclamnn. Pliatnoerina. PiM.tteinita.
Gystidea. Biuchiatea. TÏustoidea.
Crinastpa,
Tocastro.
ACTINOGASTKA.
AsiERlDES.
PliractehnintliL 1 :
Vers.
cite les botryllides (1), vers de la classe destunieiers qui vivent aussi réunis par leurs extrémités postérieures où se trouve un cloaque commun, tandis qu'à l'autre extrémité chaque ver conserve sa bouche particulière. Au point de vue anatomique, certains vers articulés, tels que l'es géphyrées et les annôlides, offrent en effet une grande analogie avec les bras ou rayons de l'étoile de mer; chacun de ces bras est composé d'un grand nombre de parties semblables, placées à la suite l'une de l'autre comme dans le corps des vers articulés ou des arthropodes. A chacune de ces parties sont attachés une paire de pieds et un plus ou moins grand nombre d'aiguillons, comme chez les annélides. Un cordon nerveux central se trouve au milieu de chaque bras comme chez, les animaux articulés. Chacun des cinq bras détaché des autres peut conserver une vie indépendante. Au commencement de son développement individuel, l'astéride n'est d'abord qu'une sorte de larve semblable à celle des colhelminthes, son corps n'est alors composé que de deux moitiés symétriques ; par un procédé de gemmation intérieure, procédé qui n'est pas une métamorphose, comme on le croit généralement, mais un cas de génération alternante, cette larve engendre un groupe de vers réunis en forme d'étoile. Enfin, il existe des formes de vers fossiles qui viennent confirmer encore cette théorie ; telles sont notamment celles qui ont été décrites par Geinitz et Liebe dans un essai sur l'équivalent du schiste laconique de l'Amérique du Nord en Allemagne (1867); ces vers (PhyllodocitesthuringiacusciCrossopodia Henrici) sont tout à fait semblables à des bras d'astérides, et ont dû posséder en outre la cuirasse ou le squelette qui manque aux vers actuellement vivants. Toute cette théorie fort ingénieuse de Haeckel sur l'origine des échinodermes
(1) Voyez sur la réunion de plusieurs animaux en un seul la thèse de M. A. Giard sur les Ascidies composées ou Sijnascidies (1872), les travaux de M. Moquin-Tandon sur le zoonisme, les leçons de M. Lacaze-Duthiers (Revue des cours scientifiques, 28 janv. 1865), et la théorie du polyzoisme de M. Durand (de Gros) (Les origines animales de l'homme, 1871).
LE RÈGNE ANIMAL
a été vivement combattue ; on a objecté que les crossopodiés et les pbyllodocites fossiles pouvaient tout aussi bien être les termes extrêmes que le commencement du développement des astérides. Huxley compare la formation de l'animal rayonné dans l'intérieur de sa larve vermiforme à la formation d'une méduse rayon née sur une souche hydrozoïque ; de môme que la méduse n'est pas le résultat de l'agglomération d'autant d'organismes qu'elle présente de segments morphologiques, de même il paraît difficile d'admettre que l'astéride soit la réunion d'un nombre de vers articulés égal à celui de ses bras. Haeckel est d'ailleurs forcé de reconnaître que dans les crinoïdes et les autres espèces d'échinodermes, les formes de vers distincts ne sont plus aussi faciles à reconnaître ou plutôt à supposer que dans les astérides, et que même lopins souvent il n'y a plus moyen d'en retrouver la moindre trace. Haeckel explique la formation d'une autre classe d'échinodermes, les holothuries, par une sorte de dégénérescence des oursins résultant d'un ramollissement de leur squelette.
.VRTIinOPODK;
Les arthropodes, qui sont caractérisés par des pattes articulées, procèdent des vers articulés ou colhelminthes, avec lequel ils ont en commun, indépendamment des articulations, une seule et même forme de système nerveux central, constituée par des ganglions ventraux, avec cordon nerveux entourant l'orifice buccal. Haeckel les divise en deux classes : les carides ou crustacés et les trachéates.
A l'origine de son développement embryonnaire, tout crustacé a, comme l'a démontré Fritz Mûller, la forme d'un Xauplius, petit animal articulé tFès-simple, dont le corps a l'apparence d'un disque ovale, arrondi ou pyriforme, et ne possède que trois paires de pattes ; il n'a qu'un seul œil placé au-dessus de la bouche. En partant de cette forme primitive
Arbre généalogique des Arthropode*
Bmcliym-es.
A nom urée.
Macrnres.
Décapodo:
Linniodipodes.
Amphipodes, Isopodes.
Rranchiopodes.
SchîzopodfiB,
ta JS „. . i
■^ X biphonnstomes Podophtjialma .
Pycnotfonides,
Eneopépodos. Znépodes .
Pectostraca. Copépodes. PANToroDES. Malacostraca.
Solifuirae.
Arachnides.
Insectes.
Protrac hé ates.