CU II. KM) EL
des rôles d'hommes, la signora Merighi, le bassiste Riemsehneider, la signora Strada del Pô, d'extérieur si fâcheux qu'on l'avait surnommée « le petit cochon ». mais si parfaite cantatrice et douée d'une voix si helle qu'elle pouvait lutter avec le souvenir récent des talents de la Cuzzoni et de la Faustina.
Coup sur coup, Haendel composa et fit jouer Lotario, Partoiope, Poro, Rzio, Smarme, Orlando, entremêlant leurs représentations de celles de quelques ouvrages d'autres maîtres. De son voyage en Italie, il n'avait pas ramené seulement des chanteurs, mais des partitions, des livrets qu'il remettait en musique, et des directions nouvelles. On a reconnu dans ses opéras de ce temps l'inlluence de l'école de Vinci, « qui réagissait, dit M. Romain Rolland, contre le style de concert au théâtre ». Ainsi, clans la scène de la fureur d' Orlando, Ikendel cherchait-il à rendre, par des moyens inusités, l'idée de désordre et de folie, en se servant d'une mesure à cinq temps ; et, dans le même ouvrage, arrivait-il aussi à donner une couleur dramatique impressionnante aux scènes de l'invocation du mage et du sommeil d'Orlando.
Tandis qu'il s'efforçait ainsi de soutenir son théâtre par une activité infatigable de directeur et de compositeur, le mouvement d'opinion créé en faveur d'une musique sur paroles anglaises par le succès du Bepgar's opt'ra procurait à quelques-uns de ses ouvrages une vogue subite. Plusieurs entrepreneurs de spectacles ou de concepts s'emparaient de ses « masques » écrits chez