Les deux autres mouvements sont rudimentaires
2. Ce moyen est souvent employé par Hœndel, pour servir de transition entre 1 orchestre et le chant.
tère purement décoratif; il y introduit des intentions expressives et dramatiques ^ Si l'on ne peut direquela splendide ouverture à'Agrippina (1709) soit déjà une ouverture à programme, combien elle est dramatique! Le second morceau bouillonne de vie; ce n'est plus un divertissement érudit, un jeu étranger à l'action ; il a un caractère tragique, et la réponse de la fugue est apparentée au motif sévère et un peu inquiet du premiermorceau. Pour la conclusion, le mouvement lent est ramené par un solo de hautbois qui déclame d'une façon pathétique, comme certains récitatifs de J.-S. Bach.
Adagio
Oboe solo
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I. Scheibe qui fut, avec Maltheson, le plus grand esthéticien musical de l'Allemagne, pour l'époque de Hœndel, dit que l'ouverture doit, dans ses deux premiers morceaux, (( marquer le caractère principal de la pièce », et, dans le troisième morceau, préparer la première scène de la pièce. [Krit. Musikus, 1745.) — Scheibe lui-même composait, dès 1738, des Sinfonie, « qui exprimaient, en quelque sorte, le contenu des pièces » [Poljeuctes, Mithridates).
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On a voulu voir dans les trois morceaux' de l'ouverture d'Esl/icr (1720) tout un programme, que Chrysander détaille ainsi : i" la méchanceté de Ilaman; 2" les plaintes d'Israël; 3° la délivrance. Je me contenterai de dire que l'ensemble de la Siiifoiiia est dans la couleur et l'esprit de la tragédie. — Mais il n'est plus possible de douter, pour l'ouverture de Debora, ou pour celle àeBelsazar, que Haendel n'ait voulu y traduire un programme. Car sur les quatre morceaux de l'ouverture de Debora, le second est repris plus loin comme chœur des Israélites, le quatrième comme chœur des prêtres de Baal. Ainsi, dès les premières pages, est nettement posée dans l'ouverture la dualité des peuples, dont l'antagonisme fait le sujet du drame'. 11