‹ Hagiographie du Diocèse d'AmiensChapitre 7 sur 82 · XV · texte numérisé non relu

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LISTE DES SOUSCRIPTEURS

MM. N. Po.nche, négociant, m. de l'Académie, à Amiens. Postel-Dubois, avoué, à Paris.

Fernand Poujol de Fréchexcourt, au château de

Fréchencourt .

Poulin, curé d'Arrest.

Em. Prarond, président de la Société d'émulation

d'Abbeville.

Prévost, libraire, à Abbe ville -4 exemplaires). Prévost-Allo, libraire, à Amiens (12 exemplaires). Prévost, curé de Gruny.

Mme Ve Racine, à Amiens.

J. Raulard, supérieur du séminaire de Montauban.

M. A. Gabriel Rembault, membre de plusieurs Sociétés savantes, à Amiens.

Renouard, vicaire de Saint-Remi, à Amiens.

Réveillon, curé de Domart-sur-la-Luce.

Ricquebourg, curé de Méricourt-sur-Somme.

Le comte de Riencourt, membre du Conseil général de la Somme, a Beaucourt-en-Santerre.

Mmt Ve Rigaux, propriétaire, à Soissons.

L'abbé Riquier, professeur à l'institution Saint-Winoc, à Bergues (Nord).

J. Romain, curé de Quierzy-sur-Oisc (Aisne).

De Roque mont, membre de la Société des Antiquaires, conseiller à la Cour imp. d'Amiens.

MUe Rose-Abeele, à Amiens.

Rosenthal, photographe, à Amiens.

Hector de Rosnv, k Boulogne-sur- Mer.

Mmo Ve L. de Rolcy, propriétaire, à Amiens.

Rousseau-Leroy, membre de la Société des Antiquaires de Picardie, imprimeur, à Arras.

Martial Roussel, ancien directeur des prisons départementales, membre de l'Académie, à Amiens.

Routier, ancien notaire, à Roye (2 exemplaires).

Mm* L. Royer, supérieure du Sacré-Cœur d'Amiens.

Roze, membre de la Société des Antiquaires de Picardie, curé de Tilloy-lès-Conty.

Sablière, curé de Saint-Julien-Royaucourt (Aisne).

LISTE DES SOUSCRIPTEURS

MM. J. Sachez, curé de Villeloin-Coulangé (Indre-et- Loire).

L'abbé de Saint-Paul, à Amiens.

Frêd. Sairet, chanoine, archiprétre, à Angoulémc.

Ch. Salmon, membre de la Société des Antiquaires

de Picardie, à Saint- Fuscicn.

M,,a Clémentine Salmon, à Saint -Fuscien. Sannier, curé de Remicncourt.

Sanniez, retordeur, à Canaplcs.

Sauvé-Canaple, libraire, à Amiens (12 exempbrirts). L. Ern. Semichon, inspecteur des établissements de

bienfaisance de la Seine-Inférieure, à Rouen. La Société académique de l'Oise, à Beauvais. Solente, curé-doyen de Saint-Germain, à Amiens. Ad. Solente, vicaire, à Corbie.

Gustave du Souich, percepteur, à Amiens. Ern. Souquet, avocat, docteur en droit, membre de

la Société des Antiquaires de Picardie, à Étaples. Souverain, curé de Fressennc ville.

Edmond Soyez, à Amiens.

M-- la Supérieure de l'hospice Saint- Vincent de Paul, à Amiens.

Mme la Supérieure des Ursulines, à Abbe ville. M"e la Supérieure de la Visitation, à Amiens. M,k* Célina Tanton, à Amiens.

La R. M. Thérèse de Saint-Augustin, prieure des

Carmélites, h Amiens.

Emile Thibaud, fabricant de vitraux peints, membre

de plusieurs Sociétés savantes, à Clermont- Ferra nd. Thorel-Andrieu, propriétaire, a Amiens.

Thuillier, curé de Faviéres.

Thuillier, curé de Lanchèrcs.

Thuillier, curé de Warloy-Baillon.

Thuilliez-Dubus, négociant, à Amiens.

E. Tinory, curé de Bellancourt.

A. Tondu, colonel de la garde nationale, à Amiens. Turquet. archiprétre de Péronne.

A. Vaillant, vicaire, à Saint-Quentin.

fi

XVI il

LISTE DES SOUSCRIPTEURS

MM. Vallet, chan. lion., chapelain de Sainte-Geneviève, à Paris.

Van Dm val, chuu. non., inspecteur des monuments diocésains, membre de l'Académie, à Arras.

Vaquette-Réant, à Heilly (2 exemplaires).

Aug. Vasseur, professeur de philosophie à l'institution Saint-Stanislas, à Abbeville.

Vatin, curé de Morchain.

Em. Vatînelle, vicaire, à Péronne.

L'abbé Arthur Verrée, à Coureellcs-au-Bois.

J.-N. de Villers, curé-doyen de Chaulnes.

L'abbé Léon Villomont, à Amiens.

Vimeux, curé de La Ncuvillc-sous-Corbie.

Vitoux, libraire, à Abbeville (2 exemplaires).

Voclin, chanoine honoraire, curé-doyen de Moreuil.

Wallon, libraire, à Amiens.

Frédéric Wasse, inventeur de la charrue-Wasse, à

Cagny-lès- Amiens.

M184 Wohlgemnth, Supérieure de l'institution des

Louvencourt , à Royc.

INTRODUCTION

Cogiioscal rermu gcstarum et memoriœ vc(cns nrdincm, maxime sciliect noslra civilalis;

ClCRRON.

Le 8 janvier 1856, en prenant possession du fauteuil de présidence, où m'avaient appelé les indulgents suffrages de la Société des Antiquaires de Picardie, j'annonçais à mes collègues que j'allais entreprendre une Hagiographie du diocèse d'Amiens, où je recueillerais, avec une patriotique vénération, tout ce qui concerne la vie de nos Saints , les vertus qu'ils ont manifestées, les miracles qu'ils ont opérés, les œuvres qu'ils ont fondées, le culte dont ils ont été l'objet, les monuments liturgiques et iconographiques qui leur ont été consacrés.

Affermi dans ce projet par l'adhésion de mes collègues, par l'approbation de mes confrères du clergé, et surtout par les encouragements successifs de Mgr de Salinis et de Mgr Boudinet, évêques d'Amiens, je me mis bientôt à l'œuvre; et, depuis lors, j'y ai consacré presque tous mes labeurs, sur-

XXII INTRODUCTION

tout à partir de l'époque où je me suis retiré du ministère, pour me livrer tout entier aux travaux d'érudition.

Je ne me suis jamais dissimulé que c'était là une œuvre qui exigerait de longues veilles, et dont les difficultés auraient de quoi décourager parfois la plus tenace patience. Il ne s'agissait point, en effet, dans ma pensée, de composer un de ces estimables recueils à l'usage des fidèles, dont la spécialité exclut nécessairement les développements étendus et les discussions critiques. Je voulais, au contraire, réaliser mon œuvre sur un plan plus vaste et plus complet que les nombreuses Hagiographies diocésaines qui, depuis vingt ans, ont enrichi le domaine de l'histoire provinciale. C'est l'ampleur et l'exactitude des détails qui font le mérite des études locales : il fallait donc nous efforcer de ne laisser dans l'ombre aucun fait important, de restreindre le domaine de l'inconnu dans le cercle pressant de nos investigations ; de porter le flambeau de la critique au milieu des obscurités et des incertitudes des vieux chroniqueurs. Pour atteindre un tel but, il ne suffisait point d'analyser ou de traduire les documents qui ont été recueillis par les Bollaudistes, les Bénédictins ou d'autres érudits; il fallait consulter les bréviaires du Moyen Age, les annalistes des temps passés, les histoires générales d'ordres monastiques, les chroniques particulières de nos abbayes, les nombreux ouvrages relatifs à la Picardie, et surtout, mettre h

INTRODUCTION. XXIII

profit les manuscrits historiques conservés dans les bibliothèques publiques et les collections particulières. C'est ainsi que nous pouvions parvenir à restituer à chacun de nos Saints sa vraie physionomie, à enrichir leur histoire de renseignements inédits, et à jeter peut-être quelque lumière sur certains d'entre eux, qui n'étaient guère connus jusqu'ici que par leur nom.

Ce qui m'a soutenu dans la multiplicité de ces recherches, ç'a été la pensée que mes efforts ne resteraient point tout-à-fait infructueux pour illustrer la mémoire de ces Saints, qui sont tout à la fois et la gloire de l'Eglise et la gloire de notre pays : et que j'aurais ainsi pris part à l'accomplissement du devoir que la Société des Antiquaires de Picardie prescrit h ses membres, par sa noble devise: nosce patriam. Qu'il me soit donc permis, dans cette In troduction, d'exposer les considérations de diverse nature qui ont inspiré cette œuvre, et d'insister sur l'importance des études hagiographiques, au point de vue : 1° de la religion ; 2' de l'histoire ; 3° de la critique. Nous terminerons cette rapide dissertation par des remarques indispensables sur les limites géographiques que nous avons cru devoir donner ù nos investigations, sur les conditions qui ont présidé au choix de nos biographies, sur les divisions de cette œuvre, sur la classification des matières, et sur l'ordre que nous avons suivi dans chaque monographie.

INTRODUCTION

Au point de vue religieux, les vies des Saints ne sont rien moins que l'Evangile en action. N'est-ce pas surtout quand l'Histoire fait revivre ces nobles existences, qu'on doit la considérer, avec Cicéron comme l'enseignement par excellence, et, avec Tite- Live a, comme l'école de la vertu ? N'est-ce pas dans ces annales de la perfection humaine que nous pouvons sonder la profondeur du dévouement où peut s'abîmer l'âme, et mesurer l'élévation de caractère que peut donner l'amour de la vérité, du bien et de la justice ?

Un légitime patriotisme nous fait vouer un culte d'admiration à tous ceux qui ont contribué à l'illustration du pays. Comment le chrétien pourrait-il ne pas éprouver les mêmes entraînements que le citoyen, et rester indifférent devant ceux qui font la gloire de l'Eglise? A ses yeux, d'ailleurs, les héros de la religion ne sont- ils pas bien plus grands que ceux du monde? Oui, sans doute, nous admirons le guerrier courageux qui, pour accomplir les prescriptions de l'honneur, pour conquérir les suffrages de la patrie, pour éterniser son souvenir dans la postérité, affronte

1 Historia magistra vitae. De Orat.% l if,c. 9. • Inde tibi tuatque reipublicœ, quod imitere capias; indefoedum jnceptu, fœdum exitu quod vite». Ilist., 1. i, c. 1.

INTRODUCTION. XXV

les périls, immole son bien-être, et, s'il le faut, sait mourir sans marchander sa vie. Mais nous admirons encore plus cette immolation perpétuelle qui constitue l'existence d'un Saint. Un Saint! c'est celui qui sacrifie tout son être a Dieu et aux intérêts du prochain ; qui se dépouille de lui-même pour se revêtir de Jésus-Christ ; qui, après avoir lutté contre l'esprit du mal, après avoir dompté les penchants les plus impérieux, après avoir méprisé les séductions de l'or, l'attrait de l'ambition, l'ivresse des sens, s'oublie lui-même, et n'aspire en ce monde qu'à rester inconnu. Le héros s'enivre de gloire dans une coupe funèbre remplie des larmes des vaincus ; le Saint n'a point fait verser de pleurs : il a essuyé ceux des malheureux. Les lauriers du héros sont toujours teints de sang ; si le Saint est quelquefois couvert de sang, c'est du sien, qu'il a versé pour la défense de la foi. Le premier a vaincu des ennemis ; le second s'est vaincu lui-même. Les lèvres du héros ne respirent que trop souvent la haine et le carnage ; le Saint ne voit partout que des frères, et, jusque dans les tortures, de son bras mutilé il bénira ses bourreaux !

Préférerions-nous aux Saints ces hardis conquérants qui, marchant de victoire en victoire, font courber sous leur joug les peuples et les souverains? Oh ! sans doute, il est beau de les contempler dans l'éclat de leur triomphe, au milieu de leurs trophées, dictant des lois à l'univers; mois jetez un coup

XI VI INTRODUCTION

d'œil sur la route qu'ils ont parcourue : des campagnes dévastées, des cités renversées, des épouses qui maudissent le nom du vainqueur, des mères qui pleurent sur des cadavres, la famine, la misère, des ruines et du sang.... voilà l'œuvre des conquérants! Et maintenant, voyez ces hommes de Dieu qui partout, comme le Fils de Marie, passent en faisant le bien. Ils laissent derrière eux des consciences calmées, des misères soulagées, des souffrances consolées. Ils ont dompté des préjugés, vaincu des passions, exterminé des vices; ils ont gagné des provinces et soumis des monarques. Mais, conquérants pacifiques, ils n'avaient pour glaive que la parole ; pour bouclier, ils avaient leur humilité ; pour cuirasse , la résignation ; pour armée, leurs vertus et leurs prières ! Cette gloire humaine, qu'ils n'avaient point cherchée, l'avenir la leur a donnée ; des autels leur ont été dressés jusque dans les moindres hameaux, et l'Église a rendu leurs noms populaires, en les inscrivant dans ses fastes liturgiques. Tout au contraire, les conquérants du siècle, qui avaient ambitionné le culte de la postérité, n'ont pu guère transmettre leur souvenir qu'à la mémoire des savants et des lettrés. C'est en vain que, pour abriter leur nom contre l'oubli, ils avaient érigé des signes commémoratifs de leurs victoires ; qu'ils avaient demandé aux arcs-de-trioraphe, aux basreliefs, aux colonnes, aux statues de raconter leur gloire à la postérité. Hélas ! le temps renverse tout

INTRODUCTION. XXVII

de son bras destructeur, les siècles changent tout en poussière; et il arrive qu'un jour le voyageur cherche, au milieu d'une plaine déserte, les vestiges des monuments élevés par Alexandre et Sémiramis, et que le pâtre insouciant promène son troupeau de chèvres sur les tertres sans nom qui furent les tombeaux d'Achille et d'Ajax. Quelques-uns des monuments élevés a la gloire des Saints ont pu, eux aussi, disparaître, mais sans entraîner dans leurs ruines toute la popularité des héros de la religion. C'est qu'ils n'étaient point seulement admirés, comme ceux du siècle ; ils étaient aimés, et c'est le culte de l'amour qui vivifie la tradition et la rend impérissable.

Tous les Saints, il est vrai, n'ont pas exercé une influence également puissante sur les destinées de la société, mais tous ils ont contribué à ses progrès spirituels par l'apostolat de leurs exemples. C'est l'Evangile, sans aucun doute, qui contient dans ses pages sublimes toutes les réformes de l'esprit et du cœur; mais n'eût-il pas été une lettre morte, s'il n'avait "été traduit par de vivantes images, si Dieu n'avait point fait resplendir sa vérité dans un certain nombre de Saints, qui indiquent aux voyageurs d'icibas la route qu'il faut suivre. Ce sont les Saints qui, en gravissant les cimes de la perfection, ont entraîné les peuples dans les voies qu'ils avaient frayées; ce sont eux qui ont guidé les générations à la conquête de la virilité morale; ce sont eux qui ont courageusement maintenu le drapeau du devoir, en signe de

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