‹ Hagiographie du Diocèse d'AmiensChapitre 81 sur 82 · IU · texte numérisé non relu

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village, avant que M. Salmon l'eût remise en honneur par la publication de ses Vies des saints Fuscien, Victoric, Gentien et Ê crois (1853).

Le nom du saint abbé de Picardie est inscrit dans les martyrologes d'Usuard, de DuSaussay, de Chastclain,ete.

L'église de Beauvais célèbre sa fête sous le rite double, au 26 juillet, bien que tous les anciens calendriers soient d'accord pour placer sa mort au 25 de ce mois.

Nous empruntons au Propre du diocèse de Beauvais l'hymne suivante :

Ebrulfum nemoris pangimus incolam Certo consilio quem Deus abdidit,

Ne contagio sœcli

Mures lœderet integros.

iEternas ut opes certaque gaudia Sccurus rapiat, dosent omnia :

Totus viluit orbis

Dum cœlestia cogitât.

Quos mundi dubiis casibus eripit, Prudonti sociat discipulos fngrr ;

Praïcedensque per arctam

Omnes ire docet viam.

Illis summa fuit gloria despici, ] llis divitiae pauperiem pati,

Illis surnma voluptas

Longo rappliclo moi i.

Fac nos, summe Dcus, qum patimur mnla, In pœnam scelerum dire libcntius,

Et, tellure relicta,

ImroortaUa qurcrere.

iEternus t>it honos ingenito Patri Sit pnr unigence gloria Ellio ; Sacri

LniiK compai tibi, Spiritus Amen.

S. KVitOLS.

ICONOGRANIIE.

Un vitrail du chœur (XIV siècle), à la cathédrale de Bcauvais, nous montre S. Évrols vétu d'une tunique grise et de la coule monastique. Il tient sous le bras gauche une crosse à volute dorée, et présente des deux mains un livre où sont écrites les premières paroles du Credo. Le nom de S. EVROST se lit en lettres majuscules sous les pieds du saint.

On voit encore, dans un autre vitrail du XVI* siècle, S. Evrols revêtu d'habits sacerdotaux, couronné d'un nimbe vert. Il tient de la main gauche une crosse d'argent à croisillon d'or. (M. l'abbé Barraud, Description des vitraux du chœur de la cathédrale de Deauvais.)

La Vie de S. Évrols, mentionnant la translation de ses reliques à Beauvais , est évidemment postérieure au IXe siècle ; il est probable qu'elle ne remonte pas au delà du XIIe. Certains détails paraissent calqués sur la vie de S. Aubin, écrite par Fortunat, ce qui doit nous mettre en garde contre l'autorité de cette légende. Elle a été publiée par Mabillon (Act. SS. Ben. sœc. i, p. 36G) et par Guillaume Cupcr dans les Acta sanctorwn (25 juillet, page 192). Le savant bollandiste y a joint un livre de miracles, rédigé au XVe siècle.

Il est assez singulier que le P. Lclongct le P. Daire, en parlant de notre Evrols, aient renvoyé à Surius qui n'a point publié la vie de ce saint abbé, mais celle de S. Évroul, abbé d'Ouchc (29 déc).

La Vie de sainte Angadrèmc ( 1 î oct.), ainsi que la charte do Chilpéric 1er dont nous avons parlé, nous fournissent

S. ÈVR0LS.

quelques détails sur le saint fondateur du monastère de l'Oratoire.

Outre ces documents et les ouvrages cités de MM. Barlaajd, Deladreue, Delettre, Sabatier, Salmon, etc., nous avons consulté :

Manuscrit : Le P. Daire, Histoire du doyenné de Moreuil.

Imprimés : Les anciens Bréviaires de Beauvais. — Gononi, Vite patrum Occident., p. 249. — Malbrancq, de Morinis, t. i, 1. iv, c. 37.— Le Cointe, Annal. Eccl. Franc, t. iv, p. 62, 330, 580, 626. — Gallia christ, nov., ix, 779, 1812 ; x, 1302, — Mabillon, Annal, ben., i, 138. — Longueval, Hist. de l'Égl. gall., u, 408. — Proprium Eccles. Bellov. — Les recueils hagiologiques de H. Ménard, Bajl-

l.KT, GODESCARD, PÉTIN, GuÉRIN, CtC.

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