‹ Hagiographie du diocèse d'Amiens. Tome troisièmeChapitre 15 sur 78 · CONFUSION DE S. JUST AVEC S. JUSTIN DE LOUVRES · texte numérisé non relu

CONFUSION DE S. JUST AVEC S. JUSTIN DE LOUVRES

Just et Justin sont bien deux saints différents, tous deux enfants martyrs. Le premier est inscrit dans les plus anciens martyrologes, au ISoctobre ; le second, au 1°" août : mais on a toujours célébré la fête de ce dernier, à Paris, au 8 de cé mois. Le corps de S. Just, inhumé dans la petite ville du Beauvaisis qui porte son nom, fut transféré à la cathédrale de Beauvais. Le corps de S. Justin, honoré à Louvres en Parisis (canton de Luzarches), dès le FX° siècle, fut transféré à Notre-Dame de Paris, à une époque qui nous est inconnue. Comme on ignorait la vie de S. Justin de Louvres, on lui appliquales Actes de S. Just, en raison de la similitude des noms. Les modifications furent d'abord fort peu nombreuses. Pour éviter le double emploi de /ustinus, on ne désigna le père du martyr sous aucun nom;dJustioien devint le frère et non plus l'oncle du saint enfant ; enfin tous les noms de lieux, excepté ceux d'Amiens et d'Auxerre, furent supprimés. On ne pouvait point, en effet, parler de la fontaine Sirique et de la rivière d'Arrauga, pui-qu'il n’y a ni rivière ni fontaine à Louvres, localité qui prétendait avoir été le théâtre du martyre.Ces mutilations du texte primitif apparaissent déjà dans l'Histoire d'une translation de S. Justin à l’abbaye de Corwey, en Saxe, laquelle fut rédigée au commencement du X1I° siècle.

Des changements plus graves, destinés à favoriser Îles prétentions de l'Église de Paris, furent introduits dans une Vie en vers qui ne remonte qu'au XV°* siècle, mais qu on a longtemps attribuée à Bède et que tous ses éditeurs ont

insérée dans ses œuvres. Le père de l'enfant martyr est désigné sous le nom de Matthieu :

In Autosiodoro

Quidain vir bonus et justus Mattheus vocabulo

Hlique Justinianus

Et Justinus filii

(V. Ban. Op. ur, p. 267)

Le nom de Louvres apparaît pour désigner le lieu du martyre :

Euntes inquit ad locum

Qui Lupera dicitur

Atque meum sepelite

Ibidem corpusculum (p. 275)

Pour tout le reste, c'est la traduction amplifiée de la lé- #ende du VIII: siècle que nous avons suivie. Surius publia, toujours sous le nom de Bède, la passion du XV*

siècle, mais sans aligner les vers, et en faisant quelques inversions prosaiques.

Cette publicité causa une singulière perturbation dans les bréviaires de Paris et de Beauvais. Ce nom de Lupera, abrité sous l'autorité de Bède, ne fut point mis en doute. Aussi Louvres paraissait triompher, et Louvet, pour soutenir les droits du Beauvaisis, s'imaginait de dire que Saint- Just s'était appelé jadis Louvres en Beauvaisis. Heureusement qu'on présenta des arguments plus sérieux. On fit remarquer que Louvres n’est point comme Saint-Just sur la route d'Amiens à Paris ; que le saint enfant ayant été martyrisé le lendemain de la nuit où il avait pris la fuite,

1 Giry nous dit au 8 août : « D’autres estiment que Matthieu Forte était son grand-père. » Le bon minime traduit sans doute ainsi une phrase latine conçue à peu près en ces termes : « Mattheus fortè erat ejus avus. » |

on peut bien supposer qu'il a fait dix lieues pour arriver à Saint-Just, mais non pas qu'il en ait pu faire vingt-six pour se rendre à Louvres ; que les légendes de Beauvais ne parlent point de Lupera, mais de la fontaine Sirique et de la rivière d'Aré qui se trouvent bien à Saint-Just et non à Louvres. Battus sur la question locale du martyre, les ” Parisiens voulurent prouver que S. Just et S. Justin n'étalent qu'un même personnage, martyrisé il est vrai en Beauvaisis, mais dont les reliques avaient été transférées, au IX° siècle, de Saint-Just à Saint-Symphorien de Poitiers, et delà à Paris, ou bien directement de la cathédrale de Beauvais à celle de Paris. C’est cette dernière supposition qu'admet le bréviaire parisien de 1607; aucune de ces hypothèses n'est appuyée sur des preuves historiques.

François de Gondy, évêque de Paris, ayant ouvert la chässe de S. Justin pour en donner quelques reliques à l'église de Louvres, qui lui est dédiée, constata qu'elles étaient bien les ossements d'un enfant : mais il trouva une partie du chef ! Cela aurait dû suffire pour montrer qu'on avait appliqué à tort au S. Justin de Louvres les Actes du martyr dont la tête tout entière avait été portée à Auxerre. Cependant le hréviaire actuel de Paris n'en continue pas moins à dire, en reproduisant l'abrégé des Actes de S. Just, que S. Justin fut inhumé à Louvres et transféré ensuite à Notre-Dame de Paris '

Nous avons résumé dans ce chapitre une très-longue dissertation dans laquelle les nouveaux Bollandistes (18 oct.) ont parfaitement éclairci la question que le P. Sollier avait laissé douteuse dans ses Actes de S. Justin (1‘" août).

RELIQUES

Nous avons vu que le chef de S. Just fut déposé dane , l'église d'Auxerre *, qui porta successivement les noms de

1 Ces reliques de S. Justin ont disparu pendant la Révolution. | 3 C'est donc bien à tort que le Propre actuel de l'Église de Coire, qu’a bien voulu nous transmettre M. Appert, chancelier

S. Symphorien et de S. Amätre. Grâce à l'entremise d'Othon III, un fragment considérable fut donné à l'abbaye de Corwey, en Saxe, qui possédait déjà une partie du corps de S. Justin de Louvres et qui crut ainsi augmenter les reliques d'un même martyr. Ce qui en restait à Auxerre fut en partie brûlé par les Huguenots en 1567. On ne sauva qu'un fragment, dont nous voyons une translation faite par Pierre de Broc, en 1633, mais qui disparut en 93. Aujourd'hui encore on conserve à la cathédrale un os de la rotule, provenant de l'abbaye de Notre-Dame des Iles, à Auxerre, et donné probablement, à une époque inconnue, par l'Église de Beauvais.

A l'époque de l'invasion des Normands (838 ? 850 ? 851 ?) les corps de S. Just, de S. Germer, de Ste Angadrème et de S. Evrols furent apportés dans l'enceinte de Beauvais qui paraissait offrir un abri contre les profanations des pirates. Il nous parait probable que le corps de S. Just ne fut point reporté à Sinamovic. Quelques historiens modernes ont admis une translation de S. Just et de S. Germer, en %40, dans l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers. Cette supposition, dénuée de preuves, provient peut-être de ce qu'un comte de Poitiers aurait obtenu, à cette époque, quelques reliques de ces deux Saints pour l'abbaye qu'il protéeait.

Hariulfe (Chron. Cent., lib. ur, c. 12) nous apprend qu'en 866, Odulphe, sacristan de Saint-Riquier, obunt d'Odon, évêque de Beauvais, un os de S. Just, dont la récepuon eut lieu le {2 juin, et que cette relique fut mise dans la châsse qui contenait le chef de S. Riquier. Ilest donc très-

de l’évèché, termine ainsi la sixième leçon de S. Just : « Caput ipsius sacrum cum plerisque ossibus, temporis progressu, opera et industria Hartmanni de Plana Terra, episcopi Curiensis, ex Gallis intra fines nostræ diœcesis allatum, hodie in parochia Flumes honorifice asservatur, pioque vicinorum accursu religione colitur. » Le chef qu’on vénère encore aujourd'hui à l'église Saint-Charles d'Anvers, ne peut pas plus provenir du corps de notre jeune martyr.

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probable que le corps de S. Just était, dès cette époque, à Saint-Pierre de Beauvais.

Du moins est-il certain qu'ils’y trouvaiten 1069, puisque - le 4 octobre de cette année, nous disent les Actes de Ste Romaine (3 octobre), on voit figurer la chässe de S. Just à la dédicace de l'église Saint-Quentin de Beauvais. Qu'on ne dise point qu'elle a pu être amenée temporairement pour cette cérémonie, comme celle de S. Quentin. Il y avait assurément dans le déplacement de cette dernière un motif spécial de convenance qui n'existait pas pour S. Just.

Raoul Glaber, écrivain du XI° siècle, raconte que, le 17 octobre, il vit des imposteurs montrer aux populations de la Savoie de fausses reliques qu'ils prétenduient appartenir à S. Just, né à Auxerre et martyrisé dans le Beauvaisis. Le chroniqueur ajoute que cette châsse fut déposée dans une église et que, pendant la nuit, on vit s’en échapper des fantômmes qui ressemblaient à des Éthiopiens, ce qui n'empécha point le peuple des campagnes de prodiguer sa vénération à ces ossements. (DUCHEsNE, Script. franc. 1v, p. 43.)

En 1132, Pierre de Dammartin, évèque de Beauvais, transféra le corps de S. Just dans une nouvelle chässe, due à la générosité de quelques fidèles. L'authentique, transcrite dans Louvet (Hist. du Beauvaisis, 1, 502), constate que des prêtres des diocèses d'Amiens, de Soissons, de Senlis et de Paris assistérent à cette cérémonie. Une autre translation eut lieu en 1204, sous l'épiscopat de Philippe de Dreux. Dans ces diverses recognitions, on remarqua l'absence de plusieurs parties du corps et entre autres, du chef.

En 1674, la ville de Saint-Just, s'enrichit d'une relique donnée par l'évêque Choart de Buzanval à l'abbaye des Prémontrés !. On ne conservait alors dans cette localité aucun reste de l'enfant martyr: cependant, il devait y en avoir au XII* siècle, puisque Guibert et Nogent (7raité des reliques. 1. in, ch. 17) raconte qu’une sédition populaire fut

1 Cette relique, conservée à l’église paroissiale de Saint-Just, a été visitée et authentiquée en 1860.

apaisée, à Saint-Just, par l’ostension que firent les prêtres d'une relique du saint Patron.

La plupart des reliques conservées à Saint-Pierre de Beauvais furent brütées en 93. Celles qu'on a pu sauver sont aujourd'hui confondues dans une même châsse, sans qu'on sache s’il s’en trouve de S. Just. On conserve à part deux fragments du crâne dece Saint.

Il y avait jadis de ses reliques à la cathédrale de Rouen, à Picquigny, à Saint-Pierre d'Abbeville, etc. Celle qui est conservée à Saint-Pierre de Roye provient sans doute de la collégiale de Saint-Florent, où il y en avait une dans un bras d'argent, donnée par l'église de Beauvais (Propr. Royense, p. 6).

Nous avons vu des reliques attribuées à S. Just martyr, à l'Hôtel-Dieu, à Saint-Charles, aux Clarisses d'Amiens, au Saint-Sépulcre d'Abbeville. Mais rien ne fait connaitre qu'elles appartiennent à l'enfant martyr du Beauvaisis, ou à S. Just martyrisé à Monchel, ou bien à l'un des nombreux Saints qui ont porté le même nom. Dans l'Appendice, nous mentionnerons des reliques qu'on peut attribuer avec certitude à d’autres saints du nom de Just ou Juste.

Il scrait superflu de parler des reliques faussement attribuées à l'enfant martyr du Beauvaisis que croyaient posséder la cathédrale de Paris, les abbayes de Malmédy (Prusse) et d'Einsidlen (Suisse), Saint-Charles d'Anvers, les paroisses de Flums (canton de Saint-Gall), de Zutphen (Gueldre hollandaise), etc.

CULTE

Du Beauvaisis, le culte de S. Just s’est répandu dans les diocèses de Paris, de Rouen, d'Auxerre, etc., dans les Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse (diocèse de Coire), en Angleterre, en Italie, etc. Mais il est juste de remarquer que ce culte a été souvent motivé par la possession des reliques d'un saint nommé Just ou Justin, plus ou moins connu, et qu'on a confondu avec l'enfant martyr

du Beauvaisis. C'est ce qui est arrivé à Louvres, à Paris, à Einsidlen, à Flums (Suisse), à Zutphen (Pays-Bas), à Malmédy (Prusse), à Trèves, à Anvers, etc.

Le tombeau de S. Just, à Sinamovic, devint bientôt un

lieu de pèlerinage, et une chapelle fut érigée près de la fontaine Sirique. Les Actes rédigés à l’abbaye de Malmédy racontent que les pèlerins allumaient des cierges, le 18 octobre, autour de la fontaine, en chantant des hymnes, et que, ce jour-là, on y remarquait comme des veines de sang. Latradition racontait que S. Just décapité s'était lavé dans cette source la tête et les mains ‘, et les fidèles imitaient cet exemple, après avoir bu de cette eau, qu'on disait souveraine contre la fièvre. Cet usage a cessé vers la fin du siècle dernier, alors que la source s'est tarie. Cette fontaine Sirique, désignée plus tard sous le nom de Puchot, fut longtemps enclavée dans l'abbaye de Saint-Just qui, après avoir subi diverses mutations, fut peuplée, en 1147, par des religieux Prémontrés de Dammartin. Le village qui s'était groupé autour du tombeau portait, depuis plus d'un siècle, le nom de Saint-Just. Le culte du patron n'avait point disparu avec les reliques: aussi voyons-nous, en 1476, une indulgence de cent jours accordée aux pèlerins qui visiteraient la chapelle érigée à l'endroit où S. Just fut décapité. Ce sanctuaire a été détruit pendant la Révolution. - L'Église de Beauvais inscrivait jadis le nom de S. Just dans le canon de la messe. Il figure, à la prière du libera nos, avec ceux de S. Lucien, S. Maxien et S. Julien dans le Missel que l'évêque Roger de Champagne fit écrire vers l'an 1000

Dans un autre Missel, un peu postérieur, donné à l'abbaye de Jumiéges, par Robert, archevêque de Cantorbéry, une préface propre est consacrée à S. Just. (Bo. 18 oct.)

: La tradition dit encore que, pendant bien longtemps, les marches en pierre de cette fontaine restèrent rouges du sang du martyr.

Une confraternité de prières existait de temps 1nmémorial entre les Chapitres de Beauvais et d'Auxerre, en raison de la co-possession des reliques de S. Just (Le Bour, Mém. sur l’Hist. d'Auxerre, 1, 315).

Le 18 octobre, on portait processionnellement sa châsse après le chant de tierce, autour de la cathédrale de Beauvais. À la procession du dimanche des Rameaux, ce reliquaire était porté par les curés de Saint-Thomas et de Saint-Martin (Cérémonial de Beauvais, 1721).

Le nom de $. Just est inscrit au 18 octobre dans lemartyrologe romain, dans ceux de S. Jérôme, d'Usuard, de Beauvais, d'Amiens, etc. La fête est marquée au 18 octobre dans tous les bréviaires du diocèse de Beauvais, où elle était jadis chômée ; au 19 octobre, dans le Propre de Saint-Florent de Roye et dans le bréviaire de Rouen (1728); au 29 novembre, dans le Propre de Saint-Riquier.

Simon Tribolé, prieur de Saint-Eusèbe d'Auxerre, établit dans son église l'office deS. Just, parce que, selon une tradition locale, l'enfant martyr était né dans sa circonscription paroissiale (Le Boœur, doc. cit., p. 847).

S. Just est le patron de Saint-Just en Chaussée et de Saint-Just des Marest (canton de Beauvais). Une rivière ‘qui va se confondre avec l'Avelon porte le même nom. Parmi les nombreuses localités de la France qui portent le nom de Saint-Just, 1l en est peut-être quelques-unes qui doivent leur dénomination à notre enfant martyr. C'est une vérification presque impossible à faire, en raison dela confusion qui a régné, au Moyen-Age, entre le martyr du Beauvaisis et plusieurs de ses homonymes.

On construit en cemoment à Saint-Just-en-Chaussée une vaste église, en style du XIIT° siècle, quisera uédiée à Notre- Dame de Grâce et à S. Just.

ICONOGRAPHIE

On montre à Auxerre, dans la rue du Temple, l’'emplacement de la maison qu'habitait S. Just, où se trouve une

statue, datée de 1780, représentant le jeune martyr, avec une palme dans la main droite et un livre dans la main gauche. Quand le Chapitre se rendait processionnellement à l'église de Saint-Amiûtre, il faisait une station devant cette maison et récitait une oraison à S. Just. (Le BoEur, 1b1d., t. 11.)

S, Just est représenté deux fois dans les verrières des hautes fenêtres du chœur, à la cathédrale de Beauvais, d'abord sous les traits d’un enfant tenant sa tête de la main gauche ; et puis sous la physionomie d'un âge fait, avec l'inscription S IVST. « Il faut que le peintre verrier (XIV* siècle), dit M. le chanoine Barraud, ait bien peu étudié la légende pour être tombé dans une semblable erreur. Le martyr est vêtu d'une robe jaune et d’une clamyde de pourpre qui lui descend de l'épaule gauche sous le bras droit. Du même bras il retient unlong bâton de pèlerin, surmonté d'un double pommeau d'or. Sa tête, placée entre ses deux mains, rappelle le prodige qui s’opéra au moment où il fut décapité (Mém. de la Soc. ac. de l Oise, in, 282).

On voit dans l'église de Saint-Just une statue du saint Patron, tenant sa tête dans les mains, et un tableau sans valeur représentant son martyre. |

BIBLIOGRAPHIE

Les savants continuateurs des Acta sanctorum ont publié dans le tome vur du mois d'octobre (p.323) la Passion de S. Just d'après un manuscrit du X° siècle, conservé à la Bibliothèque royale de Bruxelles. Cette même légende, avec quelques variantes, figure dans un Lectionnaire du VIITS siècle, provenant de l'abbaye de Saint Germain, que nous avons consulté à la Bibliothèque nationale (n° 12598 du fonds lat). L'anachronisine qui concerne la contemporanéité de Rictiovare et de S. Amateur, les singuliers détails de la tête coupée qui parle et quelques autres circonstances doivent inspirer une certaine défiance sur la complète véracité d'un

écrit rédigé longtemps après la mort du Saint, et peut-être seulement d’après des traditions orales,

Le P. Edouard Carpentier a joint à son commentaire historique une seconde Passion de S. Just, communiquée par l'abbé Barraud, d'après d'anciens Lectionnaires de Beauvais. Ces leçons qui paraissent remonter au XI° siècle ne sont qu'une paraphrase des Actes précédents, avec quelques détails en plus sur les reliques. On y voit apparaître lenom de Sinamovicus, reproduit dans d'autres Actes rédigés au X° siècle à l'abbaye de Malmédy, et conservés aujourd'hut à la Bibliothèque de l'Université de Liége. M. Speech, curé de Saint-Charles d'Anvers a bien voulu nous envoyer une copie de ce dernier document.

Nous avons suffisamment parlé de la Vie en vers, écrite au XV° siècle et longtemps attribuée au V. Bède. Nos citations se rapportent à l'édition de ses œuvres, publiée à Cologne en 1612. Cette Passion est reproduite dans la Patrologie latine, t. xCxIV, p. 595.

Simon Martin, dans ses leurs des vies des Saints ({*r août) nous apprend que M. Jean Moreau, protonotaire apostolique et curé de Louvres en Parisis, a composé un opuscule sur S. Justin. Nous avons vainement cherché cet ouvrage qui est complétement inconnu à Louvres.

Manuscrits : — Chronologie du diocèse de Beauvais, fo 172. recueil du XVII: siècle, n° 2872 de la Bibl. Maza- .rine. — Collection de Dom GRENIER, t. cix, n° 9. — Communications de M. Appert, chancelier de l'évêché de Coire, de M. À Pihan, curé-doyen de Saint-Just, de M. Toussaint, curé de Louvres en Parisis, de M. Speech, curé de Saint-Charles d'Anvers.

ImPRIMÉs : — Bréviaires anciens et modernes de Beauvais et de Paris. — Acta S.Justini, avec les commentaires du P. SozziEr, dans les Acta Sanctorum, au 1° août.— LouverT, Hist. de la ville de Beauvais, p. 175; Hist. et antiquités du pays de Beauvaisis, 1, 499,—Loisez, Mémoires des

$. JUST, ENFANT MARTTR. 161

pays de Beauvais et du Beauvaisis—TiLLeMoNT, Aist. ecclés. xiv, 540 et 749.— LE Bœur. Hist. du diocèse de Paris, v, 468.—Dusois, {list. ecclés. de Paris, 1, 32.— DerETTRE, Hist, du diocése 4: Beauvais, 1, 163, 357 et 487.—SABATIER, Vies des suints du diocèse de Beauvais, p. 40%.— RARTHÉLENY, Annales hngiol. 111, 303. — Les petits Bollandistes, vi, 212; x, 416. — Les Recueils de BaizzerT, Giry, GopescARD, Simon MARTIN, PÉTIN, etc.;, — et les ouvrages de Guiserr DE NoGEnT; Raouz GLABER, HARIULFE, MM. Graves et Barraup. cités dans les notes de cette biographie. |

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