LE VÉNÉRABLE OGER,!PRIEUR DE SAINT-RIQUIER
titre de Saint. « Nonis februarii obiit ille sanctus Odelgerus monachus et prior ». On ne lui rendit jamais aucun culte.
BIBLIOGRAPHIE
Les courts renseignements que nous avons donnés sont empruntés à la Chronique d'Hariulfe : c'est là qu’ont puisé les écrivains qui ont consacré quelques lignes à Oger, tels que JEAN DE LA CHAPELLE (Chronica abbreviata, p. 71), MaLBRaNcQ (de Morinis, 1, 788) et D. Corron (Chron. Cent. Î. xI, C. 1x.)
S. PASCHASE RADBERT
26 avril. — + 865.
Radbert ‘ naquit ou à Soissons ou dans les environs de cette ville *, vers la fin du VIIT° siécle. Ce n’est que dans le cours de sa carrière littéraire qu'il prit le nom de Paschasius, selon l’usage des écrivains de cette époque, qui ajoutaient un surnom latin ou juif à leurs noms germaniques *. Baiïllet a donc
1 Radbertus, Ratbertus ; Ratbert, Ratebert, Räbert, Rutbert; Paschasius, Pascasius; Paschaise, Pasquier, Puscase, Pascâse. Il signe Radbertus au synode de Paris, et Paschasius Radbertus dans son épître à Charles le Chauve. Radbert, en langue germanique signifie concilii præses. Son Commentaire sur les lamentations de Jérémiea été imprimé à Basle en 1502, sous le nom fautif de Robert. — Plusieurs saints ont porté le nom de Paschase, entre autres : un évêque de Vienne en Dauphiné (22 février); un diacre de Rome (31 mai); un martyr en Afrique (13 nov.). — Le vingt-sixième archevêque de Rouen, Ratbert (730- 734), a été rangé au nombre des saints par quelques auteurs.
* Mabillon se demande s’il ne serait pas né à Bazoches, en rappelant que ce fut sur. la demande des habitants de cette localité que l’abbé de Corbie refit la Vie de S. Rufin et S. Valère.
3? C’est ainsi qu'Alcuin s’appela Albinus; Raban, Maurus; Fridugise, Nathanaël ; Rikbod, Macarius, etc.
311 S. PASCHASE RADBERT, ABBÉ DE CORBIE. -
commis un contre-sens onomatologique, quand il a dit que Paschase avait été surnommé Radbert. C'est pour l'avoir confondu avec Paschase, diacre de l'Église romaine, sous le pontificat de Symmaque, que quelques historiens ‘ le font naître à Rome, d'où S. Adélard l'aurait amené à Corbie.
Radbert perdit sa mère en naïssant ; privé des premiers soins de l'enfance, il allait périr quand, selon la coutume du temps, on l'exposa sur le parvis de Notre-Dame de Soissons *. Les religieux de cette abbaye s'empresstrent de recueillir le pauvre orphelin qui recouvra bientôt la santé, et plus tard elles confiècrent son éducation aux religieux de Saint-Pierre, dont la communauté dépendait du monastère de Notre-Dame. |
Radbert n'oublia jamais celles qui lui avaient sauvé la vie et, dans plusieurs endroits de ses écrits, il témoigna de sa vive reconnaissance pour ses bienfaitrices qu'il appelle Les Fleurs de l'Église et l'honneur du divin Époux.
C'est en leur présence et tandis qu'elles chantalent des psaumes appropriés à la circonstance, que Paschase reçut la tonsure cléricale, devant
‘ Hugues Ménard, La Mère de Blémur, A. de Caulaincourt, etc, Mentionnons une autre erreur de Jodocus Cocceïus et de divers écrivains d’outre-Rhin qui le font naître en Allemagne et entrer a l'abbaye de Corb'e de Saxe.
3 Expositumque vorux umbiret mortis imago, lit-on dans le poëne biographique d’Engelmode. BuLTrAv (Hist. de l'ordre de Saint-Benoît, n, 501) fait à ce sujet la remarque suivante : « On peut encore entendre par le mot excpositum qu’il fut tenu pour mortet exposé devant la purte du loxis, pour être porté en terre, ou qu’étant fort malade on l'exposa dans l’église de Notre- Pame où il fut guéri. »