‹ Haïti en 1886Chapitre 30 sur 53 · SECTION DES FINANCES. — N · texte numérisé non relu

SECTION DES FINANCES. — N

V Administrateur principal des finances de cet arrondisse^ ment^ au Secrétaire d'État des finances et du commerce.

Secrétaire d'Etat,

J'ai bien reçu votre dépêche n® 130, en date du 16 décembre, par laquelle vous m'invitez à acquitter les feuilles de ration que me fera présenter le commandant de l'arrondissement du Fort-Liberté, pour quelques troupes quUl a ordre, au besoin, de mettre sur pied.

Vos ordres seront exécutés à la lettre.

Permettez-moi de vous faire remarquer que des 6,000 piastres que la Banque avait ordre de me compter, j'ai paye 2,400 piastres aux délégations et n'ai pu verser au trésor que 3,600 piastres avec 3,000 piastres, en espèces reçues des Gonaives.

Ces fonds sont presque absorbés, il me faut d'autres fonds.

Dans l'état des rations extraordinaires que mon employé, au visa, a dressé, il n'a porté que la ration extraordinaire des arrondissements du Ôip, du Limbe et du Borgne ; celles de Fort- Liberté, de la Grande-Rivière ne s'y trouvent pas, et la ration ordinaire de tout mon arrondissement, que je paye de ce môme argent, ne figure point.

Je vous salue respectueusement.

Signé :(j. W. Carvalho.

Poi*t-au-Prince, le 30 décembre 1882, an LXXIX* de rindépendance.

âECTION DES FINANCES. — N» 368

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT

AU DÉPARTEMENT DBS FINANCES ET DU COMMERCE

A V Administrateur des finances du Cajh-Haïtieu.

Monsiear rAdministrateur,

Je vous accuse réception de votre lettre du 9 de ce mois, au u9 491, responsive à ma dépêche du 16 au n9 130.

Vous me dites que des 6,000 piastres que la Banque avait ordre de vous compter, vous avez payé 2,400 piastres aux délégations et que vous n^avez pu verser au trésor que 3,600 pastres.

Vous me faites savoir que presque tous vos fonds sont absorb<^s .

Comme le service ne doit pas souffrir et qu'il me faut me mettre en règle avec la Banque, vous devez toujours faire dresser les ordonnances de dépense pour me mettre en mesure de régler avec elle les premières valeurs qui nous ont été délivrées sur simples reçus.

Quant aux autres feuilles que vous n'avez pu payer, il y aura à les ordonnancer en dépense, lesquelles ordonnances me seront expédiées assez à temps pour être mandatées sur la Banque.

Recevez, monsieur l'Administrateur, Tassurance de ma coq : sidération distinguée.

Signé : Damier

Port-au-Prince, le 21 février 1883^ an LXXX* do rindépendance .

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