‹ Hajji Baba (volume 2)Chapitre 7 sur 50 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

Les mœurs des Orientaux sont pour ainsi dire stéréotypes ; c’est une expression ingénieuse que je vous dois, monsieur, quoique je ne pense pas qu’elle soit loul-à-fait assez fortement mar¬

quée ; cependant, pour faire entendre mon idée,je diraiqu’ellessont commeles demi ères épreuvesd’ u n e pl an c li e g ra v ée, sur laquelle on distingue tout Icsujet représenté, encore qu’un tirage abondant

en ait effacé différentes parties.

Si je puis m'exprimer ainsi, un pittoresque, que nous ne trouvons pas dans nos contrées, entoure tellement Têlie des Asiatiques, et selon moi rend tout ce qui les concerne si intéressant,

u’il

;ree en moi

i le désir d

esir de xaire par-

tager aux autres les impressions que j’éprouve. Ainsi, en examinant un beau paysage , le voyageur , qu’il soit ou non peintre, essaye, tant bien que mal , de le représenter: ainsi, je m’excuse de m’être hasardé à paraître devant le public , meme sous le caractère d’un humble traducteur.

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Sous l’empire de ces impressions, v ous pouvez concevoir la plénitude de joie, quand, peu de temps après la conversation dont je viens de parler, ctanl retourné en Angleterre, j'eus le bonheur d’obtenir un emploi à la suile d’un ambassadeur que notre gouvernement était obligé d’envoyer au shah de Perse. La Perse, ce siège imaginaire de la splendeur orientale ! la terre des poètes et des roses! le berceau du genre humain ! celte source pure des mœurs orientales était devant moi, et j’étais ravi des occasions qui m’étaient offertes de poursuivre mon but favori. J’avais , des divers pays que j’allais visiter, une idée vague qui remplissait mon esprit de Vastes pensées de voyages.

Sive per syrtes iter æstuosas,

Sive faoturus per inhospilalem Caucasum, vel quæ loea i'abulosus • Lambit hydaspea.

J’étais devenu, en quelque sorte, coin-

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