XVII
faites d’hier, étaient autant de portraits des Persans modernes, et plus particulièrement des naturels delà province de Fars.
Pendant la longue résidence que j’y fis, je n’ai jamais perdu le souvenir de notre conversa!ion sur le sofa de l’hôtel de Suède ; et chaque fois que j’ajoutais à mon fonds une anecdote ou une observation capable de faire ressortir les
Coutumes des Orientaux , ou un croquis à ma collection , je pensais au révérend
docteur Fundgruben ; et je soupirais après ce manuscrit imaginaire de quelque naturel imaginaire aussi, qui devait me donner l’histoire complète de
la vie de ses concitoyens.
Je ne dirai pas, monsieur, que les années que je passai en Perse furent des années de bonheur; ni que, pendant ce temps il me fut toujours permis d’entretenir l’illusion que je vivais au milieu des patriarches des premiers siècles du monde, ou parmi ces Persans dont