‹ HalifaxChapitre 10 sur 54 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

JENNT, acule, ptitt SIR JOHN DüMBAR.

JIMMT.

Anna m*a dit de me défier de sir John Donabar; <{ne puit-je avoir à cralodreT ne suis-je pas sur lea ferre» eiwus U protection de loni GareiMloo, le ministre doChartM II. 1 homme le pins veitueuide rAngleurroT— »l certes lord Clarendon ne permettrait pas...

BiR JOHN, emhfationt Jenny.

Que je t'embrasse... Eb bien, je t'embrawerai laoi sa permisaioDy voilà tout.

JKNNT.

0ht monsieur 1

suiJoaN.

Khbien! quoi, toujours sévèrol... Qu'est-ce que c’est donc qoe ce» principes-là, morbleu?... c'était bon du temps de Tusurptieur, quand les hommes cbanteient vêpres toutela journée, et que lea femmes poiuiml des tabes de religieuses;

maintenant qu’on ne chante plus vêpres que de deux à quatre heures, tous le reste du temps il faut bien chanter autre chose, et du moment que les femmes montrent leur tou et leurs bras, c’est pour qu’on les embrasse, U me semble.

JKNNT.

Quand mon mari médira ce que vous me dites là, je trouverai qu'il a parfaitement raison, monseigneur.

Petite folle que tu es, de t'enterrer dans une mauvaise hôtellerie de village, quand je t’oITreun hôtel dans te plus beau quartier de Londres; mais tu délestes donc la capitale, petite sauvage?

JRXNT.

Non, je serais enchantée de voir Londres, au contraire, et si jamais je me marie et que mon mari veollle m'y conduire, je l’y suivrai avec le plus grand plaisir.

Et en attendant, nous préférons les robea de toile aux robes de soie, les fleurs aux diamants; en attendant, nous trottons à pied quand nous pourrions nous faire traîner dans une belle voiture; je croyais qu’il n’y avait plus que mon coquin de neveu qui fût purilain dans toute l’Angleterre... Heim ! nous méprisons donc les robes de soie?... nous méprisons donc les diamaols?... nous méprisons donc les voitures?

JE.NNY.

Au contraire, monseigneur, et quand ce sera un mari qui m’offrira toutes ces belles choses, j’avoue que je les accepterai avec le plus grand plaisir.

SIR JOUN.

Un maril toujours un mari!... ces petites filles n’ont que ce mot-là à la bouche... vous croya donc que c’est bien amusant un mari?.,, non, non ; ce qu'il te faut à toi, petite, c’est un amant riche, magnifique, qui fasse de toi 1a femme la plus élégante de i'Anglclerre, comme tu enesdéjà la plus jolie.

JKNHT, se reculant^ faisant la révérence, et lui montrant la table.

Vous êtes servi, monseigneur.

Elle se retire.

OÙ diable la vertu va-t-elle se nicher !

Il s'assied à La table.

TOM RICK, «nfronf.

Monseigneur, voilà du vio dont voua me dirai des nouvelles; de plus, voilà une lettre qui a fait un petit peu de ehcoiio ; elle vient d'Écosss, elle a été à Londres, elle est revenue de Londres ici; d’ici elle a été au château; enfin la voilà, le facteur vient de me la remettre; il est passé par un chemin tandis que vous veniez par l'autre; il paraît qu’elle est trêi-pressée, monseigneur. (A port.( A présent, allons prévenir monstcor Arthur ; je crois que c'est le him m omcot.

im nm.

L'^eritarc deDodley; coDimeellem tranb1i«I Qu'nt-ea que cela itgnlBe? toyoni!... a Mon P cher Dombar, dam un duel lani tëmoini, j'ai B bletié mortellement par un drdie nommé PiUtUfii... 1 Ualiratl... • qui m'a paué au tra- B rcn du corpt l'épée qû'il n’a pal le droit da B porter ; comme cet homme eit à votre tervice, B je m’adreise à voua, mon meilleur ami, pour B obtenir vengeance de la majeaté; et mainta- B nant, je meure plui tranquillement, dani l’oa- > pérance que ce dréle recevra le châtiment qu'il B mérite... Je vous supplie donc de le faire pen- B dre ausiitét qu'il vous tombera sous la main; « c'est le dernier vœu de votre ami... Dudley, b (Parlant.) Lui, Dudley, tué en duel, et par Ualifai! ... Le faquin se sera permis de jouer au gentilhomme; il aura employé à courir le« tavernes l'argent que je lui ai remis pour chercher ma Glle... Et voilà comme je suis entouré : d'un cété ce drdie qui me ruine, de l'autre un maraud de neveu que je déteste, un hypocrite qui fait le bon sujet, un Insolent qui ne me donne pas une seule occasion de le chasser... un misérable qui a toutes les vertus, un gucni qui ne fait pas un sou de dettes, et que j'enrage de ne pouvoir déshériter, car tout le monde m’en blâmerait... Pourtant, ai ce qu'on m'a dit était vrai, lui aussi aurait eu une rencontre et avec le fils de lord Bolingbroke même I... Noua verrons comment vous vous laverez de celle-là, air Arthur I Ah I ah I abl... Quant àvous, maître Halifax, je vous tiens, et vous n’avezdésormais qu’à marcher droit.. Mon pauvre Dudley I... A ta mémoire, mon pauvre amil

U bois.

aaTHCR , qui cieisf d'entrer tuf la finit cttle pAraie.

Le voici I

sm JOHV.

Oh I oh I voilà de fameux vin... Tom lUckl

Page 1