SCÈNE VIII
HALIFAX, seul.
Dix minutes ! c'est neuf de trop, monseigneur. Oui, vous me connaissez bien, oui, j’aimerais fort tout ce que vous me proposez, j’étais né pour cette existence aristocratique ; mais la fortune est aveugle, et elle s'est trompée de porte, elle a paué devant la mienne, et elle est entrée chez mon voisin. Vous voulez corriger ses erreurs à mon égard, monseigneur, très-bien ; mais alors demandez-moi de ces services qu’un honnête homme puisse avouer. Dites-moi de jouer adroitement pour vous dans un tripot, je jouerai ! Dites-moi d’aUer chercher querelle à un de VM enmoua,
j’irai de grand rceur; dites-moi d’enlever la femme d’un de vos amis, je l’enlèverai I... mais vous céder la mienne, monseigneur, allons donc!...
Jouer le rèle de mari complaisant, jamais! c’est bon pour plus grand que moi, cela, monseigneur- Ohl tout ce qui te lave avec un bon coup d’épée, j’en suit à votre serviee... et avec le plue grand plaisir... mais l'honneur d’un mari , c’est autre chose ; plus on donne de coups d’épée dedans, plus il a de trous; cependant, je voudrais bien trouver un biais, une espèce de subterfuge, une manière de faut fujant pour ne pas me brouiller avec lui, le vieux démon.,,, surtout après ma fatale affaire avec lord Dudley... Heureusement que je l’ai tué sur le coup.. . je l’espère, du moins, et comme nous étions seuls, à moins qu’il ne revienne comme Ilanquo pour me dénoncer, ce qui n’ctl pas probable, je puis être assez tranquille de ce cèté-là. .. mais des autres cétés, comme l'a dit sir John, je suis malheureusement fort vulnérable... Tu as eu une vie agitée, mon ami, une jeunesse orageuse, mon cher Halifax I... Qu’est-eeque c’est que la jeune fille? léchons toujours d'avoir des renseignements... |A Tom, gus entra.) Avance ki, toll