JENNY, ANNA, TOM
TOM
Voilà ce que c'est, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Uier, c'était mademoiselle Anna qui était joyeuse, etmademoisellc Jenny qui était triste... aujourd’hui, c'est mademoiselle Anna qui est triste, et mademoiselle Jenny qui est joyeuse. |
iSNNY.
Comment ne serais>je pas heureuse quand celui que j'aimais en siience, quand celui à qui je gardais mon cœur et ma main sans espoir qu'U vint les réclamer jamais, arrive au moment oà j'y pense le moins, me dit qu’il m'aime, et m'oilre de devenir sa femme? i^ompreuds-tu, Anna? quel bonbeur! moi la femme de James!
ANNA
Oui» tu ea bien heureuse.
Pardon, ma bonne Anna, de n’av^ point la force de cacher ma joie, quand je te vois triste; mais U y a si longtemps que je souffre, U y a si longtemps que je dévore mes larmes, U y a si longtemps que je ne souris plus qu'au passé, qu'il faut .avoir.piiié de ma faiblesse; et puis tu t'afDiges peut-être trop lOt. Sir Arthur n’a encore rien dit à son oncle de son amour... sir John Rumbar est un excellent homme au fond, et U preuve, c’est qu’aprèi m’avoir fait la cour, ü est i le premier à se réjouir de mon mariage avec | James... son neveu l’a pris dans un mauvais mo* ' menu £h bien, il aura meilleure chance une autre | fois.
ANNA
Tu cherches à me rassurer, ma bonne Jenny, et je t'eu remercie. Mais comment veui-tu, lors-
} que, porteur de bonnes nouvelles, sir Arthur a été reçu ainsi... comment veux-tu espérer que lorsqu’il voudra proposer à son oncle une pareille mésalliance, son oncle consente jamais à notre mariage T Oh! non, non, c’estimposiibie, vois-tu 1
JRN.NT.
Rien n'est impossible à la Providence qui m’a ramené mon James...
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