JEN.VV
Vous vous le rappelez ?
Pauvre enfant, et tu ne m’avais pas oublié, toil
JENXr.
Moi, vous oublier! ne m'aviez-vout pat laissé un souvenir?
Un souvenir!
. JBXNÏ.
Vous ne voiis rappelez plus?
Halifax, cAercAant.
Un soutenir?...
JB.N.W.
Je vous accompagnai deux lieues; mais voila né voulûtes pas pennettre que j'allasse plus loin... Nous nous quittâmes... je pleurais bien fort, et vous, vous pieuriez un peu aussi !
Alors, je me mit à gravir la montagne en te faisant des signes avec mon mouchoir ; toi, tu me suivait de la vallée ; 'mais arrivé au sommet, à la piaee où le chemin tourne, à l'endroit où j’allais te perdre de vue, je me suis retourné une dernière fois, et m'approchant vers l'cxlrémité du grand rocher, je t'ai vue au-dessous de moi, à genoux, et m'envoyant un dernier adieu... un dernier baiser... alors, j’ai cueilli une marguerite, et je te l'ai jetée.
JEHXT. '
Je l’ai toujours conservée...
HAUFAX.
Se peut-il?
JB.VXT.
Soit hasard, toit Providence, elle avait neuf feuilles... Oh! combien de fois je les ai interrogées cet neuf feuilles.. .;Comprenez-YOut, James?.., il m’aime, un peu...
HALIFAX, complonr sur ses doigts.
Très-bien, je comprends Irès-bién, il m’aime un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout. Il m'aime un peu, beaucoup, passionnément, ça fait neuf, et la marguerite avait raison. Oui, je t’aime, je t'qime comme un fou.
JE.WT.
O mon Dieu 1
Je ne t'aime pas un peu, mais beaucoup...
mais passionnément, comme disait la marguerite. Aussi, sois bien tranquille, mou enfant, je ne t'épouserai jamais.
JXIIMY.
Jamêt, que dites-vous donc?
lUcn... Et après?...
JB.VNV.
Après ouoi...
MAGASIN THÉÂTRAL
HH.IPAX.
Après moB départ, que fîtes Tôus... qüe de> Tlntea-vous?...
Je vous attendis... Quelque chose me disait que je reverrais mou James blen-oimé; aussi les jeu* Des gens du village eurent beau me dire qu’ils m'aimaient, tés jeunes seigneurs ebrent beau me faicie les doui jeux, les vieux richards eurent beau m.'olfrir leur forluoc; je secouais la tétc à toutes les propositions, et je me disais tout bas: Ils ne connaissent pas mon James, car s’ils te connaissalent, ils se rendraient justice, et ils s’éloigne* raient. Et je t’attendais toors les jours; puis, dans les moments de doute, quand la prière était in* suffisante pour me.rassurcr, eh bien! j’interryo* geais ma cberc marguerite, é^leme répondait que tu m'aifnais toujours, beaucoup, passioimémcpt, et alors je me reprenais a espérer. Et (u vois que J’avais raison, puisque noui voüà réunis pour ne plus noua séparer jamais. * >
Oh ! non, non, jamais, ta Marguerite a raison; je t'aime, je t’adore ; tu es un amour, tu et* un tngei.,. et jamais l... jamais, je ne t’épouserai.
JEXNY%
Conuneni! voua m’épouserez pas !
lULlFiX. '
Obi si fait, ce serait mon plus grand désir, mon plus grand bonheur ; mais plus tard, quand je ne serai plus d^ns l'affreuse position ou je me trouve... Oh ! si lu savais, JennJ, s! tu «avait combien je t’aime, cofnbienjcte trouve meilleure que moi ! liens, je suis un malheureux ! pardounemoi, je te demande pardon àgenoox.