TOUS
SIR lODX.
Commeotl t'accuser!
ARTHUR
J’ai besoin de toute votre indulgence, mon oncle.
sre zoHx.
Toi! (Se radouefssant.) AhiTraimentl
ARTBDR.
J'ai commit une grande faute.
SIR JOHX.
Ta as commis une grande faute... Viens ici, mon garçon, et conte-moi cela...
ARTHUR
Eh quoi... tous...
tlR SOHX.
Conte-moi cela... que diable... je suit ton oncle... Eh bien, tu dis, mon ami...
ARTHUR
Le ton avec lequel vous me parlez m'encourage... Je Tait tout vous avouer... Je sois amoureux.
MAGASIN THÉÂTRAL
Ah ! TOU* êtes èmourcux, monsieur le puritain! ARTHUR.
Amoureux comme un fou.
SIR iOUIf.
Très«bleo 1
ARTHUR
Comment I Irts-bien 1... Vous dites...
Je dis qu’il n’y a pas de mal à cela.
ARTHUR
C’est que quand tous saurex, mon oncle...
Quoi?
ARTHUR
Que la femme que j’aime...
£h bien?
ARTHUR
Est d’une naissance...
Sm JOHN.
Illustre ?
ARTHUR
Non; au contraire, mon oncle, obscure, tout ce qu'il y a de plus obscur... Un instant, elle avait cru se rattacher à une grande famille, mais...
i^bienf
ARTHUR
Hais aujourd’hui tout espoir est perdu.
Ah bahl une mésalliance... Noua faisons une
tache i notre blason...
ARTHUR
Comment, mon oncle, vous ne me condamne!
pas...
Et la jeune fille est riche, sans doute?
ARTHUR
Pauvre, mon oncle !
De mieux en mieux!... Ah! elle est d’une naissance obscure I ah \ elle est pauvre !... Ainsi, rien ne peut excuser aux yeux du monde la sottise que tu fais... Bien, mon garçon; donne-moi la main.
ARTHUR
Oh! de grand cœur-., mon Dieu ! j’étais si loin de m'attendre à tant d’indulgence 1
^ Et tu lui as promis le mariage, tu t’es engagé d'honneur... tu os signé quelque écrit, n’estr-cc
pas?
ARTHUR
J'ai fait plus, mon oncle, je l'ai épousée.
Épousée!
ARTHOB.
Sans votre consentement.
Ainsi, elle est...
ARTBCR.
Elle est ma femme!
C’est «dorablel... Ah t*. ü “’ï * P*“* * I f*" venir, n’est-cc pas?
ARTHUR
Non, mon oncle ; mais quand même je le pou^ rais, je ne le ferais pas... Je l’aime, mon oncle, je l’aime ardemment, cl quand vous la connattrex...
Je ne veux pas U connaître.
ARTHUR
Quand vous la verrez...
Je ne veux pas la voir.
ARTHUR
Quand je vous aurai dit son nom...
SIR JOHN, St boueAont les ortilltt»
Je ne veux pas l’entendre.
ARTHUR
Alors, mon oncle, vous ne m’appr*uvei donc plus?
Au contraire, je l’approuve.et plus que jamais, car à l’avenir impossible qu'au te cite encore à moi comme un modèle de bonne conduite; à 1 avenir personne ne me donnera tort si je le renvoie, personne ne pourra me nlàracr si je te déschérile...Ah! jesuis d'une gaieté, d une joie...Ucns, mbrasse-moi, mon ami 1... embrasse-moi, et reçois ma malédiction.
ARTHUR
A'otre malédiction!... mais je ne comprendi plus.
sin JOHN.
Avec tout l'argent dont tu auras besoin pour partir!... et si lu veux t’expatrier, je ferai un sacrifice!... viens encore une fois dans mes bras... c’est bien , et mainicnant que je ne le revoir jamais.
ARTHUR
Je vous obéis , mon oncle; mais j’espère que vous reviendrez à de meilleurs sentiments.
Oui , oui , oui , va, mon ami, va, et compte Udessus... adieu 1
SIR ARTHUR
Au revoir, mon oncle.
Adieu 1 adieu 1 adieu 1