‹ HalifaxChapitre 54 sur 54 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les &lftuK9» JENNY, enfranC.

JE?i»t.

UonDieuI... mon Dieu!... qu’y a-uil?

SIR ioiiN, s'approchant d'ellû»

Rien... rien, mon enfaut.

lliLIFAX.

Un.insUnt, monseigneur, je vis encore, ne U touchez* pas!

$tn.jou!*(.

Mais je le dis...

HALIPAI.

Viens ici. Jenny... viens, pauvre enfant, viens, pauvre temme qu'on veut faire veuve ou dé»> honorée.

JEVNV.

Ohr mon Dieu! que me dis-tu.? Monseigneur m’avait laissé ëspérer , monseigneur m’avait promis...

Oh! oui... monseigneur est généreux... monseigneur me propose la vie... il me propose de fuir, mais à une condition, c'est que lu resteras ici, toi!...

iBNVY, se rapprochant de lui.

Oh! jamais, jamais je ne quitterai mon mari!

iiiUFAX, la ierrant sur son eaur.

Bien, bien, ma pauvre enfant. Viens là

N’esl-ce pas, ceia est odieux?... .MaU il avait pensé, CCI homme, compremis-lii, il avait p»-nsé que pour sauver ma vie je consentirais à le faire méprisable à tes propres yeux, et qu'abandonnée par moi, alors tn t'abandonnerais à lui, il avait pensé que lu consenliraU à devenir

Arrête,- malheureux! Puisqu’il faut te le dire, U femme, c'est ma fille!.,.

UAUFAX.

Votre fille?

JE-XMT.

Moi, monseigneur, jç suis...

Sin JOHN.

Oui. ma fille, que je cherchais, que je viens de reconnaître à ce collier que j’ai laissé à sa mère; ma fille que j’ai perdue en Ve la donnant, et que je voulais sauver en l'éloigaant d'elle.

JB.VNY.

Mais, monseigneur...

. IIALIPAX.

Comment... cecolüer... je n’y comprend» plus rien. C’est donc loi que j’ai sauvée, il y a huit jours, danç une auberge de SUlton.

JENNY

Dans une auberge de Stiltoo, un homme poursuivait une jeune fille qui appelait du secours et qui a perdu son collier,

Oui, oui, c'est cela. La nuit i onze heuref.

nufitr*

mil c’eit ÀB&âl

Silence! tais-toi. lais-toi... Je comprends tout maintenant, monseigneur. Ahlvousavez retrouvé ' votre enfant sans la chercher? eh bien, il est ben I que vous sachiez comment vous ne l’avez pas re« I trouvée déshonorée.

I Sm JOHN.

Déshonorée? que veux tu dire?

j Oh ! mon Dieu oui; je vous ai déjà raconté cette ' histoire et vous m’en avez demandé la preuve, ^h bien, U preuve, la voilà.

Comment, celle femme?

Aux cris de laquelle je suis accouru, cette femme qu’un lâche insultait dans une chambre d’auberge.

Eh bien?

IIAIIFAX.

Eb bien, ce lâche c’éuil lord Dudley, et ceCle femme c’était votre (ille.

JRNNY.

Oh ! oui. monseigneur, oui, c’est la vérité tout entière, je le jure.

Et maintenant, monseigneur, maintenent vengez ta mort de voire digne ami lord Dudley, maintenant faites pendre le sauveur de votre enfant, vous avez du'is votre poche tout ce qu’il faut pourceU. Lettre de Dudley, lettre du roi, ordre du chauedier.

Oh! non, non. Tiens, Halifax, mon ami. lient, les voila tous ces papiers. Tiens, déchirés, déchirés.

IIAUFAX.

En plus petits morceaux, eu plus petits morceaux, s'il vous plaît?... Sauvé! ah I je suis sauvé! c'est comme si tous les parlements de la terre y avaient passé. A la bonne heure, voilà un bon mouvement. Bravo, monseigneur, voilà une belle action, et comme une bette action ne doit jamais rester sans récompense, je vais récompenser votre belle action en vous rendant votre fille.

Comment, ma fille? mais la voilà, ma fille*

* Non, non pas tout à fait, monseigneur, vous vous trompez, votre fille... {H va prendre Arma.) la voilà. Venez, miss Anna, et tombez aux genoux de votre père. Et si vous en doutez... {lui pre^nant le collier des mains) mon enfant, reconnaissez-vous ce bijou?

ANNA

Le collier qui m’a été légué par ma mère au moment de sa mort. Mais vous êtes donc sir George Herbert, monseigneur?

Le nom que je portais dans ma fuite. Oh 1 c’est eUe 1 c'en bien elle.

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Et oui, c'est bien eile.

sin loiiH.

Viens, mon enfant. Tiens, j'aurai du moins une satisfaction, ce sera ceiie de déshériter monsieur mon ncTCU. Oui, oui, tu auras toute ma fortune, Anna. Vous entendu, je donne tous mes biens à mon enfant.

A vos enfants , c’ut-àHiire.

SIR JOUN.

Commenté mu enfants?

Sans doute. Miss Anna est mariée.

SIR JOU.T

Mariée? sans mon consentement?

UjgjFAX.

Vous n'étiu pas là. .. je lui ai donné le mien.

sut JOUH.

Et ce mari?

HALIFAX, omenanl ArlAur.

Le roici, monseigneur.

i Sta JOHN.

I Mon nereu , comment?

i ARTHUR.

Oui, mon oncle, cette petite paysanne que j'aimais, que j'ai épousée, c'était Anna.

SIR lOUR.

Allons ! il ut écrit que je ne me débarrasserai jamais de ce garcon-là.

Oh I mon Dieu oui, c'est impossible, vous le ren- TOyei par la porte, il rentre par la fenêtre; tous le chassu comme ncTeu, il revient comme gendre... Et maintenant, monseigneur, bénissn Totte fille qui vous tend les bras... bénisses ma femme qui a veillé sur elle... bénissei-moi, qui I TOUS l’ai rendue, et que Dieu tous bénisse. ClIOEim.

Am : Cïueur final Fargeau,

Plus de débats, plus de ijuerelle, flous pouvons nous donuer la main.

Car la tendresse paternelle Plaide la cause de l’hymen.

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