‹ Hallucinations et AffectivitéChapitre 10 sur 62 · PRIE RUES · texte numérisé non relu

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de lx pénsée morbide existent déjà dans la pensée normale. Nous n’insisterons pas ici, nous y reviendrons dans un des chapitres suivants.

Parmi les constitutions mentales, ce sont celles dans lesquelles laffectivité déviée, hypertrophiée, intervient avec le plus de force, qui donneront naissance de préférence aux délires et aux hallucinations : au premier chef, la constitution paranoïaque; nous sommes sur le plan de la pensée affective avec son égocentrisme, son orgueil morbide, sa logique toute personnelle. La constitution hyperémotive appartient aux sujets qui réagissent d’une manière particulièrement brusque aux émotions et dépassent les réactions du sujet normal. Il est rare d’ailleurs que les constitutions psychopathiques soient pures; l’association des deux précédentes constitue la condition idéale pour l’éclosion des phénomènes délirants et hallucinatoires. Un premier conflit, agression initiale, entretenu par une situation conflictuelle qui l'empêche de se liquider, une émotion pathogène agissant sur ce terrain prédisposé et voilà que ‘jaillit le trop-plein émotionnel avec ses mécanismes de projection, essai malheureux d’autodéfense : c’est la paranoia aiguë, la « sensitive Beziehungswahn » de KRET- SCHMER. |

Avec les constitutions mentales telles que les définit la Psychologie classique, nous nous situons sur le plan de la pensée affective.

Ob1ER définit trois groupes de sujets par rapport aux caractères de leurs pulsions; ils auront, eux aussi, pourrions-nous dire, des aptitudes affectives morbides variables sur le plan, cette fois, de l'humeur instinctive :

Feb faible minorité, le premier groupe est doté d’un

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