‹ Hallucinations et AffectivitéChapitre 46 sur 62 · NES F · texte numérisé non relu

NES F

malade ne dort pas comme le prouve un contrôle fréquent et rigoureux.

Tèmpors- Front D

En on ae EPA Any Jsopr

unA ec.

Voilà donc une malade douée d’une affectivité débordante mais restée infantile, qui subit des chocs successifs : l'examen gynécologique prit l’intensité d’un choc sexuel, les interventions chirurgicales anéantirent son désir de maternité; le monde extérieur et le cadre à la fois triste et romantique dans lequel elle vivait favorisèrent son mysticisme et son repli sur elle-même, puis vint ce transfert assez curieux sur le prêtre. Elle décrit des phénomènes d’une importance capitale : des visions préhypnagogiques, des visions du réveil, des impressions de dédoublement de la période intermédiaire accompagnées de manifestations d’autoérotisme. Sa constitution oniroïde, hyperaffective, hyperémotive s’en trouve renforcée, et, pour reprendre les termes de Gayral, « l'esprit lucide assiste impuissant à des

manifestations de rêve qui aboutissent normalement à des

sentiments de dépersonnalisation ». À leur tour, ces sentiments de dépersonnalisation accroissent la propénsion à un état hypnoïde presque permanent, facteur de nouvelles objectivations hallucinatoires; l’existence d’un E.E.G. de sommeil à l’état de veille en est une preuve.

Page 1