‹ Ham. Aout 1829-novembre 1832Chapitre 12 sur 45 · IS · texte numérisé non relu

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i et d'uni manière louic Braaçatse. » ( Parolei A M. Mnuguin, tlnns le premier interrogatoire que subit le prince de Polignac.)

« Oue dis jr , les li.n> dr vasselagc étaient déjà «rompus; car il eut quelque patriotisme, ce ministre

• qui, sans le COnMOfteaMBfl dr l'Angleterre, et m > bravant ai M fierté les menaces du cabinet de Saint

• James, fit la conquête d' Alger et conserva sa conquête. » (Paroles du général Lamarque , dans la

I du i5 janvier j 85 1 . )

A\ant de raconter l'histoire, des onze mois qui

«•lit précédé la chute <!•• la uK'li.U < lli<> , Ql de di mand» r ,iu\ (aîtl dans quelle situation se trouva placé, '• <|ii.- lui \<rilald<nient , ec que voulut le. nniii.h '■!<• du B a<uit . e\pn gaie* dernière de la 90

lajnlé royale, il netureetea trader um partie \mportante d< la \i< de celui qui présida i ■ ministère. Nom I reas tu aaibassedear , non- allons le roir

llain ->ii ..i,__. i< - . son miiùsti i i "mu, n|d< un ni di ton ambassade • Noli i

récit va prendre un caractère plus général; nous passons de la direction particulière des affaires du pays chez un peuple étranger , à la direction supérieure de nos relations avec toutes les nations du inonde : c'est écrire le dernier chapitre de l'histoire diplomatique de la restauration.

Nous sommes convaincus qu'avec le sujet que nous traitons , les omissions ne sont point permises. Ce n'est qu'en rapportant, dans les moindres détails, les faits qui se rattachent au gouvernement royal et à l'homme qu'il plaça , dans ces derniers temps , à la tête de l'administration , que nous pourrons montrer le passé sous son véritable aspect. Nous regardons cette époque comme le testament politique de la restauration. Qu'on ne nous reproche point d'en rapporter tous les articles avec une fidélité trop minutieuse : dans le dernier codicilc, il y avait le legs d'Alger.

La loi de finance de la session de 1829 avait beaucoup réduit le budget du ministère des affaires

étrangères. Criait même, de toutes les admjnistrations, celle qui avait supporté les réductions les plus considérables. Le prince de Polignac , se renlènnant dans les strictes limites de la loi, opérn toute- les < coiiuini. s qu'elle lui imposait.

Le département des aflaires étrangères se divisai! i ii 1 1 « • ï — branches principales. La premier. comprenait les travaux politiques, c'est-a-dirc la

1 1, -j>ondancc avec les agents diplomatiques a i leur, les unbâiMdeurs et aunisAresétrM^Bn résidaol ;i Paris. L;i seconde était réservée à la partie commerciale, aux consulats. Dans la troisième M trait. lient les affaire* ditode chancellerie.

< <■-[ à la chanceUerie qu'étaient tdreaeéea Im di-

i' ' I. un. liions dis Français ii L'étranger) c'<-i

RBJBJ (Lus CfJlte division que leurs noms i Liient en ir^istrcs. (..il. distribution des aflaires , simple en ■pparenee, mais effectivement mal i offrait

-oiu.nl des complu lions inattendues. Il arrifail fréquemment qui les chefs d< ces trois grandes di risions, qui travaillaient directement au< l< minis

trc, lui Taisaient signer des instructions d'une nature divergente sur un des points communs a deux de ces trois branches de service. Ainsi le chef des consulats , exclusivement occupé des intérêts du commerce français , prescrivait à un agent diplomatique une marche opposée a la teneur des traités dont le chef des travaux politiques recommandait à ce même agent de surveiller la stricte exécution.

Le prince de Polignac avait été témoin, pendant son ambassade , des erreurs multipliées qui résulta ient dans la correspondance ministérielle, de ce défaut d'harmonie et de cohésion entre les différentes parties du même ministère. En entrant dans la voie d'économie qui lui avait été prescrite parles votes parlementaires , il saisit celte occasion d'opérer une réforme utile dans le département qui lui ■> était confié. Lorsque les moyens , dont il pouvait disposer , se trouvaient plus restreints que ceux de ses prédécesseurs, d'une réduction de budget, d'une amélioration pécuniaire pour L'état, qui sou-

\<nt est un embarras administratif, il lit sortir une amélioration dans son minUt» Te. II supprima la division de la chancellerie proprement dite, et créa deux graiide> directions politiques, qui se partagenul les tra\aux dont CM U*oid divisions étaient précédemment chargées. Chacune de ces direction* renfermait troissous-directions, agissant, chacune, dans toute retendue du ressort de la division à laquelle elles appartenaient. La première correspondait avec les ngrnls diplomatiques sur des objets (Mireiiient polil ique> ; l;i .seconde s'occupait des affaires commerciales et des consulats; et la troisième , des all'aires particulières des Fr.nx 1 i> à l'< -tran-ei . Comme le travail de ces trois sous-dire< lions p;i>s.iit |qm |,> \ cuv du même directeur, il lui t'Liil l'neili- de i ^ordonner leurs currespon- .l.mi e. , . | d échapper ;iinsi ;,u\ erreurs -nues <|iu a\ .lifiil lini ,iupa; ..\ uni. I. ii n de- autres

branchet d<- service lui maintenue telle qu'elle

eiliriK lit, s.iul lesii dudionS i|lle|>les

Jusqu'au ministère du prince de Polignac, en n'avait exigé des prétendants à la carrière diplomatique aucune garantie suffisante. Le grade , par lequel ils débutaient, était celui d'attaché, soit à une légation, soit à une ambassade ; les règlements ne spécifiaient point les conditions de leur admission. Or, tandis que l'intérêt , non moins que la dignité du pays , exigeait que la carrière diplomatique ne s'ouvrît que pour des hommes d'élite , possédant des connaissances variées et spéciales , doués d'un caractère ferme et conciliant à la fois , d'une discrétion et d'une prudence consommées, c'était le plus souvent la faveur qui réglait des choix arrachés aux ministres par l'importunité des sollicitations. Il est vrai qu'une ordonnance, rendue en 1822 , statuait que les fonctions d'attaché étaient purement honorifiques, et ne donnaient aucun titre d'avancement. Cotte ordonnance fut constamment entravée dans son exécution. Les mêmes sollicitations, les mêmes obstacles se manifestèrent, et produisirent le même résultat. D'ailleurs, le choix entre les divers prétendants élait très difficile ou plutôt presque inipos-

«•ible. La raison est qu'il n'existait aucune pépinière de jeunes gens destinés et formés pour la diplomatie; les attachés offraient au moins l'avantage d'avoir acquis quelques connaissances pratiques des fonctions qu'ils voulaient remplir. Et le ministre, cédant a ces considérations impérieuses, se trouvait naturellement amené à nommer aux postes importants de secrétaires de légation et d'ambassade» des jeunes gens non éprouvés, des débutants de diplomatie , et non pas des diplomates. Ainsi , un premier abus, l'absence d'une école diplomatique , en entraînait nécessairement un autre. j

Cette institution manquait : le nouveau ministre rétabli de la fonder dans son département. Il la fonda en effet , et \ oici sur quelle* basée. Lee jeunes nm qui h deetioaieol ■'» la diplomatie né «levaient rire, admit I ce bual enaaâgBnmml qu'après un emameo préalable. Deux coora furent créée. Le premier était conaacréaa droit public et nu droit h-, dans les rappoMa mec let loia «le- paya étrange* i ôtaionl le* législations intérieur* et

extérieure mises en parallèle , et se prêtant une mutuelle lumière. L'autre , portant la dénomination de cours d'instruction diplomatique , devait embrasser l'histoire des divers traités , présenter à l'intelligence des élèves d'utiles considérations sur le degré de civilisation auquel chaque peuple était parvenu, sur les rapports des nations entre elles, sur leurs richesses agricoles et commerciales, sur leur part respective d'influence politique. Chaque élève devait suivre ces cours pendant deux années consécutives, et, à certaines époques, tous, d'après les règlements , subissaient un examen public , auquel étaient invités les membres du corps diplomatique résidant à Paris (i).

Ceux qui , après cette première épreuve , étaient jugés dignes de fixer l'attention du ministre , prenaient le rang d'élèves diplomatiques. Admis alors à travailler dans les bureaux du ministère , ils y

(i) Ces cours étaient en outre publics pendant toute l'année , et l'on y était admis, sans être attache à l'école, avec une carte d'auditeur délivrée par les processeurs.

acquéraient successivement la connaissance des affaires qu'ils (lovaient être un jour appelés à traiter. Ce n'est qu'âpre;, cette seconde éprouve qu'ils pouvaient être nommés secrétaires surnuméraires. I inistère les envoyait alors h l'étranger. La ,

ils complet. tient leur éducation diplomatique, et ils devenaient eiiMiite aptes à remplir los omplois de secrétaires de légation et d'ambassade, qui leur • -t. ùent exclusivement résenés.

L'ordonnance royale, relatif* h cette institution, avait déja^ été rendue, les cours étaient établie sait» qu il en n'huilât aueune charge '•upplémentaitv pour le budget dos affaires étrangères . lorsque la révolation éclata. Cet court, dont on ne conteatera pas 1 utilité* , ont oaaaë ■▼©€ k minitière au 8 août.

I • pi lin e de Polignae lit « ompléter « i terminer MMiaaaajmu on code consulaire ( commencé de puis plusieurs innées, résultat d'un travail l"ii cl consciencieux, Comm< une étude approfondie •le la législation de ions loi pays wr celte malien

avait présidé à ce travail , le code , qui en était le produit , avait éveillé une vive attente chez plusieurs puissances qui désiraient en adopter les dispositions. Ce livre était un don que l'érudition et la sagacité française faisaient à la France et à l'Europe. Le code consulaire était déjà livré à l'impression quand le prince de Polignac fut enlevé a ses hautes fonctions.

Il y a ici une remarque qui se présente tout naturellement. N'est-ce point un fait qui mérite de fixer l'attention , comme présentant sous un nouveau jour le caractère et l'esprit de celui auquel le roi Charles X confia au 8 août le portefeuille des affaires étrangères, que ce zèle et ce discernement du prince de Polignac, s'appli quant h des détails secondaires , malgré leur importance relative. Nous sommes persuadés qu'un grand nombre de personnes ont cru, et croient peut-être encore, que ce ministre de l'ancienne royauté se bornait, dans la direction de son département , a quelques réceptions d'apparat, ou bien à quelques conver-

citions officielles et de rigueur avec les ambassadeurs étrangers. Sans tloute lis laits que nous \enons de rapporter étaient connus ; mais les préoccupations du moment empêchèrent qu'on loi i marquât. Cependant celui qu'on représentait comme un grand seL'in-ur étranger aux affairai . venait de se montrer, par la nouvelle organisation de *?> bureaux, par l'institution dune école de diplomatie , par l'achèvement du code consulaire , bou administrateur, homme spécial.

Passons à la partie commerciale.

Le prince de Polignac négocia avec La PlflSSe Dl la Suède des traités de navigation, qui, l'ilseusaenl pu titre aignéa avant loi événementi de juillet, au rasent nii\i it un nouveau débouclât > doi fini pai i ai lioai m- ut conaidérabli des larilî de douane <l im BU df u\ < lat-.

S'il mettait un grand anapeotien dani tes

rapport! ivei foi anciennes colonies oapagnolcs,

c'est qu'il avait été témoin , à Londres , des perles énormes dans lesquelles une confiance trop aveugle avait , il y a quelques années , entraîné le commerce anglais. Cependant il se proposait dedemander aux chambres un crédit qui devait être affecté h la création d'établissements consulaires dans ces nouveaux états. C'était une garantie qu'il voulait donner au commerce français, contre les illusions et les erreurs dont l'entière ignorance des besoins de ces nouvelles contrées avait rendu victime le commerce de la Grande-Bretagne. Ces consulats étaient une création de prévision et de sagesse commerciales : ce devait être comme les gardes avancées de notre commerce , chargées d'explorer et de faire connaître la nature du pays avec lequel on devait entrer en relation d'intérêts, et, par conséquent, les genres de spéculations les plus sûrs et les plus profitables qui pourraient fixer l'attention de nos négociants.

Dans ces rapports avec les États-Unis de l'Amérique , sans refuser de reconnaître la justice de

— ne —

quelques -une» des réclamations de ee gouverne ment, il fit le même appel B BOB équité' ;iu nom des intérêts français . el stipula tics avantages poar initie comcfn . qui se trouvait lésé pat la non « v cation d'une des dispositions d'un ancien irai

Il ordonna ane sorte d'inspection des fastes contrées de L'Asie, situées près des confins de It ci iln Caucase, poatr % préparer on bootcI écoalemenJ à dos produits , ou facilitera dos dmnul', etnres l'achat 1 1 *■ - matières premières, qu'elles ne peuvent se procurer ailleon qu'à un prix très élevé.

5e conformant •> one ancienne tradition de la politique oationale . qui <l que F. • >i i î « \ l\ transmit s ses petits lil*. le dernier

ministre des affaires étrangères de la royauté soutint en Orient , et établit même sur de nouvelles bases la vieille influence du pays. Dans un protocole qui fut signé a Londres, il fit reconnaître par la Russie et par l'Angleterre un droit de protection de la part de la France sur tous les catholiques du Levant et de la Turquie d'Asie. Il obtint en môme temps de la Porte qu'un évêque catholique , au choix duquel nous devions avoir le plus de part, résidât a Constanlinoplc , avec la mission d'y protéger, près de ce gouvernement, les intérêts, trop souvent méconnus, de ses coreligionnaires. Cette importante transaction plaçait sous notre influence immédiate une partie considérable de la population ottomane. Elle donnait une haute idée de la puissance et de la générosité nationales. Et, comme ce patronage était éminemment populaire parmi les catholiques, il rendait les relations que pouvait avoir notre commerce avec cette partie des Orien taux encore plus amicales, plus faciles et aussi plus productives. Moralement et matériellement, c'étail on notable avantage pour le pays.

Dan- le procès des muions ministres du roi Charles X. les archives du département dos affaires i h. 'ii;;. res forent SjQtertos à l'accusation. Bile loua

nu'iiH linnltiiKiit les DOarreaux ministres de lYnipressemenl qu'ils avaient mis à lui communiquer

tontes les pièces qui poawaieal lui être utiles. Elle

profita de la facilité (|ui lui ('tait donnée, et. mInI -es propres paroles , éHe en profita amplement. Cependant elle resta silencieuse sur les griefs qui. |icml.uit une année entière, avaient été 1"- butte des attaques journalières <lu lil>« raHaaaat Point * 1 «- 1 1 de prétendues notes secrètes, tranamiaes a l'étranger: de pactes humiliants »|ui . pour une des deux

parties contractantes, dégénèrent bientôt enserri-

tilde; ;iu ( ( - 1 1 1 mire , une coliti.i liÇe H C i j>l oqlle .

\ .ml il«* li..-1-.'i il»-- u mu-. ni in H-» dont le ^ouverneuient du mi .un. lit [m parler .i la face du pays, l'.u un iiini, t. ml ce qui est résulté de !'■ 1 1 ■ 1 1 1 ."-i « • opérée dan* 1rs .i i liiws i sont

1rs paroles de M. Miiii iiin. i|in nous avons citées i bapiti ■ : i 'esl uni -lie nue la

révolution ri!' mémo il i i In dernière an

née de l'histoire extérieure de la restauration. Que si, après les faits que nous venons de parcourir, on examine l'attitude de notre diplomatie a cette époque, on reconnaîtra que les paroles de M. Mauguin étaient parfaitement fondées.

Quand le ministère du 8 août arriva aux affaires, deux événements d'une haute importance fixaient l'attention de l'Europe : la guerre de la Russie contre les Turcs, la lutte que la Grèce soutenait contre ces derniers pour la conquête de son indépendance. Or, les questions politiques qui surgissaient de celle double guerre , avaient fait naître certaines susceptibilités entre quelques-uns des cabinets européens. Il eût été facile de les accroître, il ne s'agissait que d'accréditer les inquiétudes qui en étaient l'origine. Par la, on eût bientôt amené, entre les puissances rivales, une collision, dans laquelle la France eût été nécessairement appelée à jouer un des principaux rôles.

Mais le prince de Polignac , qui , pendant son se-

— l.SO —

jour h Londres, avait approfondi la nature d< inquiétudes, n'ignorait pas que, bien qu'elles ne fussent pai fondées, elles avaient uésnmoinsété con" rues de bonne foi de port et d'autre; et qu'ainsi, loin de servir de prétexta l quelques desseini ambitieux, elles révélaient au eontrnirc la craint< M crète que la paix générale, rétablie depuis quinze inSj M disparût avec la prospérité dont elle avait doté l'Europe. Le ministre des affaires étrangères de France crut qu'il y aurait peu de franchise , peu de loyauté a profiter d'un malentendu passagerpour compliquer lc> embarras déis existants. 11 pensa qu'il était plus noble, plus djgne de la France, de se porter comme médiatrice entre les deux puissances dii isées^quede se jeter dans de sourdes intri gués, dont l 'issue douteuse pourrait compromettre 1 1 p ix de I Europe. El pu î- . à l'époque dont nous p u Ions, ' <• iiiîiiî-i i « méditait déjà l'expédition d'Alger. ix ter au uni' gloire i u angi i e an suc < ixl une < ntrtj.i 1m ,|U ,i , ,,ur.-\ .ni toute IV. i oçsise, il entait que celle < on exclusivement natio

pourrait) ir< illi < aussi quelque - >us< cptibilité».

De sorte qu'en agissant dans cette circonstance, a vec la franchise qui lui était naturelle, il suivait une li<rne toute politique; car, par le nouveau précédent qu'il établissait en faveur de la loyauté française, il acquérait le droit de repousser plus tard tous les soupçons. Loin donc d'entretenir de secrètes jalousies qui ne pouvaient que produire un conflit funeste, il s'attacha à en détruire le germe. L'altitude de la France maintint la paix générale. La guerre d Orient cessa, et l'empereur Nicolas, maître d'Andrinople, eut assez de modération pour s'arrêter après la victoire. La bonne harmonie, qui se rétablissait entre les divers cabinets européens, cimenta l'indépendance de la Grèce. Son existence comme nation fut assurée , son territoire agrandi.

Voici une conversation que nous savons aveir été tenue h peu près vers cette époque par le prince de Polignac. Le sens en est resté fidèlement gravé dans notre mémoire. Comme elle résume tout son système de politique extérieure, elle expliquera et complétera tout ce que nous avons pu dire à ce

sujet. « Je ne suis pas de ceux, disait-il, qui foui » servir les infortunes des autres nations de base » à la prépondérance de leur patrie. Les combinai i m >iis de ce genre offrent plus de mécomptes qu'on t M pcii.-c ; enr. dans les luttes qu'elles font naître. » le succès ne donne souvent que des conquêtes » mal assurées, la défaite apporte toujours une » honte méritée. Je n'ignore pas qu'un habile di- » plomate du siècle dernier fait consister la politique extérieure d'an gouvernement dans l'art d'arron- • dir Min territoire ; mais prenez un compas, et

i royoa i il vous eel pinaiMc de tracer un cercle » parfait sur la carte politique du monde. Vôueron- » contrerez toujours det sncUs rentrants dont il

» vous faudra remplir les ridée, un dot angles sail- » Untedonl vous voudnex niveler les pointes. S eppli

» quer i niisliiiiinii'iil .1 t.iiredisjiai . il i «< 61 inégalités, » (i- - . r . 1 1 vouloir il' I [" luelles. —

Mais, reprit l'intérim uleiir , • 1rs étranger! n'en

oui iu p.,- .i.i i' cotte manière on i8i&, et ne m. H- «.mi ils p.is enlevé bien de» villes «t dea pot lionadolerritoire pour efloclnei cet arronatiaaaaiaul

dont vous venez de parler ? « Ils l'ont fait , répliqua » le prince de Polignac, et ils ont eu tort. Je l'ai d dit franchement, pendant mon séjour 5 Londres, » au ministre des affaires étrangères (lord Aberdeen) , » non d'une manière officielle ; car les traités et le » temps ont consacré l'abus delà force, mais dans » un entretien familier. Je lui représentai en cette » occasion tout ce qu'il y avait eu d'impolitique » dans les dispositions du traité qui nous avait ar- » raché une partie de notre ancien territoire. Je » lui dis que , n'osant démembrer la France , on » paraissait avoir eu le dessein de l'humilier ; que » c'était la blesser dans ce qu'elle avait de plus » sensible, l'honneur national; qu'en outre, on avait » agi en sens invers du but qu'on s'était proposé » d'atteindre , puisqu'on préparait ainsi des orages » qui pourraient un jour menacer de nouveau le » trône des Bourbons , dont cependant on désirait » le maintien , comme la seule garantie de la tran- » quillité de l'Europe. Voilà le langage que je me » rappelle fort bien lui avoir tenu , et je crois qu'il » était conforme à la vérité , car je ne puis me dis-

o simuler qu'une partie de nos embarras actuels » datnit de l'époque de la signature de ce traité, Cependail il serait injuste d'imputer à LoimW III ■ le mal qui BOUS l été fait. 11 faut lui tenir compte » au contraire dn danger bien plus grand encore

• dont h présence à prétoire le pays. Nous ne » pouvons, nous ne devons pas oublier que, sans . son interventioD , plusieurs provinces de ce beau » royaume eussent passé sous le joug étranger. » Cependant, ajouta le prince de Polignac , peur

• peu que je reste au ministère, j*espère que la i France prendra bientôt sa revanche. » Si\ moil après, le dernier ministre de lu monarchie avait tenu parole.

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