I .1 pouratiN i pendant son minisU
Au\ veux du parti révolutionnaire, son nom seul renfermail contre lui une accusation. Chai S - \ « i ■ — ï lui coupable pour avoir mi> à la tête de son
cabinet on ministre gentilhomme. Qu' ixamine
bien \> débal <|ui pril an car» 1ère -1 sérieux au 8 ..Mit itre la royauté' cl la 1 évolution ; touù
I I pai ii' passif >• de 1 1 Uc ci n él >it unie que par
-a vieille li uni contre la noblesse el la cour, tan dis aux la partit habile cl politique exploitai! celle liaim dans un bul d ii»ui pntinn 1 > <'< \ » oii .
— n — Maintenant que la lutte n'est plus entre les mêmes hommes , quoiqu'il s'agisse toujours de la même chose , avec cette différence seulement que les hommes de juillet se livrent une guerre intestine sur les ruines qu'ils ont faites , et ne combattent plus pour le pouvoir , mais pour les dépouilles du pouvoir; maintenant qu'il est question de la doctrine et de la gauche, et que la droite s'est placée à part d'un état de choses révolutionnaires, tâchons de juger impartialement si le régime déchu , comme on dit , commit un si grand crime en choisissant comme premier ministre un grand seigneur, an ami du roi; si, enfin, il y avait dans celle double qualité , et dans le nom de Polignac , comme une loi d'exclusion , comme une espèce d'interdiction politique, qui devaient fermer, de\ an! le dernier président du conseil de la restauration, toutes les avenues du pouvoir. 11 faudra examiner aussi si l'incapacité, qui a été tant de fois représentée comme inhérente à une haute naissance, el faisant nécessairement partie des droits à la faveur royale, esl un privilège aristocratique qu«- Le
prince et IVlignac .'it seJgneaaanMeH ceatcrté'
une condition de peeWair <|n'il ;i ï t tidèlemoiil rem
plie. Or, peur réeeudee am çueettene, pour cen-
nailre ctliii (jiii fut le dernier uiiiii>lr«- de U in<>-
iKtrcli'n' , et (jut: 1'nn cannait peu an mal . pour Mrrejrejuel étail cal homme de l'ancien régime < A de b eamarilla, ce tarari . cal uni dea jérahai ol de la conjjréjralinn. re >enile ; 1 1 1 i « • de l'Angleterre,
et p riiaa des coups d'état, oet apprauatu
obligé de li liberté de len pays, ce mini-in m i it<- «i de tvahieen ( je oraii n'avoir
liin oublié)) jetons 1rs yeux sur les f;ut>. Qotnd j-
i. h .u. • i« i tant les stigmates que l'opposition sjrsté
in.iii«|«ic d'il \ .i trais ;nis >*csi plu ;, graver mm le
même fioul, rumine |»> mr \ résumer toute* .ses li.ii u< - conlre I i monarchie, ou plutôt , pour appliquai imv. rnnreptioii habile qui faisait pusor mit on tedl homme toutee Ici set nsntieni . lautai tel préveti lions, tout I' - 1' w * il îiiK-ni *- d'une epinio
lin de inieiiv li i|>|'i i li gouvernement roynl ilnns un ministre oui der< n il en butte i nne ttteauc d'eu
I llll | . de qu'un i .nul u bre l»C I i OJ .nenl
— lapas diriger leurs coups contre la couronne ellemême; ce n'est point un cartel que je lance à de vieilles passions. Elles doivent se taire devant le donjon de Ham. Je ne chercherai point à les réveiller. Mais avant de relater avec quelques détails la vie du dernier président du conseil de la restau ration, j'ai voulu remettre sous les yeux de mes lecteurs l'espèce de signalement politique que lui avait donné le libéralisme. Maintenant, passons h l'histoire de sa vie, qui est le préliminaire indispensable de la dernière année de la restauration.
La dynastie des Stuarts, qui a été, à tout jamais, exclue du trône, a fini avec d'indignes ministres: il faut voir si tel a été le sort de la dynastie des Bourbons. S'il existait ici une notable dilïérence entre les Bourbons cl les Stuarts , il de séu rail certainement pas inutile de la signaler.
Un écrivain impartial se trouve placé par les passions politiques dans une singulière position pour parler du dernier président du conseil de la restau-
i.tiion, Ce n'est point isses pour loi de rapporter fidèlement . strictement, les faits qui concernent 1»' prince de Polignac; il lui faut nécessairement remonter plus 1 i.i ut . commence r ]>>.r rendre «< «in j»t «• de la position de les parens à la cour do roi Louis \\ I. Leur fils a été rendu solidaire uV toute 1 'impopularité («) que la calomnie, c'est le mot, avait amassée contn eux. Cetteposition, qu'ils occupaient \ i l 'sailles . il> ne l'avaient nullement briguée. L'esprit distingué du duc de Polignac , qui , plus t i (1 dans l'émigration, Qxa 1 attention «lu i «>i Louis XVIII, et l'amitié spontanée de la reine pour la du- ( li- -mm h furent L'origine. Car, dans cette circons i.iim « < « m tut point la sujette qui capta la favcui di m lOUTcraine, • • fut la souveraine qui alla au <!<■ rant <1<- la sujette. Jusque-là» cette dernière, n'étanl pas riche, \i\.iit babituoUemenl dans la ton son maria Claye en Bric. Elle ne paraissait mémo que -. ni i \ i ■ - iiUcs, quoiqu'elle « ni été présent Hors de son mari ■ . I . ■ ■ 1 1 - < que Marie Antoinette fil pour elle, fui de la mettre a même de soutenir h > •<^tr il pi ' i. douuei un
état de maison convenable à' la gouvernante des enfants de France, a celle que la reine appelait son amie. Voilà à quoi se bornèrent les profusions de la cour à l'égard de la famille de Polignac.
Lorsque les troubles eurent pris un caractère sérieux, lorsque le sang eut conlé dans les rues de Paris, lorsqu'enfin l'insurrection du i4 juillet 80, (singulière similitude de date !) eut montré toute la force du mouvement révolutionnaire, la reine, croyant nécessaire de sacrifier aux passions du moment, dans l'intérêt même de ses amis, une amitié qui faisait le charme de son intérieur, exigea que le duc et la duchesse de Polignac quittassent la France. Certes , on peut dire que , pour de fidèles serviteurs, l'alternative était pénible. Se séparer du roi et de la reine dans un moment aussi critique, ou bien rosier à Versailles, et fournir par la un nouvel aliment h l'irritation d'un peuple tout animé de pas mous révolutionnaires, tel était le double embarras de leur position. 11 y avait quelque chose de si dé-
ranl .1 Laisseï des souverains, dans lesquels «m .it trouvé que il> - milwrn de dangers
toujours croissants, eu présence d'une révolution, qui préludait déjà j»ur des meurtres a. la carrière sanglante qu'elle allait parcourir , que le doc »'t la duchesse de Polignac refusèrent d*abord de suivre l.i Foio de salut que La prévoyance uY Marie-Antoi Dette roulait Leur ouvrir. Pour vaincre la résistance ;i bjbm , l.i reine employa jusqu'aux lan» i< Tout lut inutile. Kll«' lui dît alors en se relisant, i - propres paroi - : Ce que j<- n'ai pu obtenir de L'a- . niir, je l'obtiendrai de U suj< Ue. i Quelques ins i.i ni- après, elle revint avec le roL Louis \\ 1 enjoi uit au duc et à ta duchesse de Polignac d« • quitter i m . . Comme le duc taisait quelques obson a lions, le i"i I interrompit en Lui disant : i J'ai <l«'ii -, i,,- un ordre, j'- veux > '" obéi. » <>n >"it si !«• ce
1 1 dut nés Polignac d'avoir abandonné lu roi et la n inc pour
donni i \'t ru napli d< la | 11
. ui- ni fond , Col il sitld . it pou»' demontrei i'iiijn politiques puisqu i 11-
— 19 *nu blâmer jusqu'à celte séparation douloureuse qu'elles seules avaient provoquée.
Les événements déplorables qui avaient lieu en France , la mort de Marie-Antoinette surtout, portèrent un coup fnncste à la santé de madame de Polignac. Elle mourut h Vienne, six semaines après la reine. Voici comment un témoin oculaire s'est exprimé devant moi sur ses derniers moments : « Si » ceux qui l'ont si outrageusement calomniée pen- » dant sa vie, avaient assisté à son lit de mort, il est » impossible qu'en voyant son calme, sa résignation, b cette douceur angélique qui était si remarquable en » elle, et dont ses traits portaient l'empreinte, ils » n'eussent pas rougi des persécutions qu'ils avaient » infligées a leur victime. » C'est quelque chose , il faut l'avouer , que celte fidèle amitié de la sujette pour sa souveraine, que celle maladie de langueur et cette mort qui, à Vienne, répondent h l'échafaud et a la mort de Marie-Antoinette h Paris. La hache révolutionnaire avait de l'écho , et frappait loin : d'un seul coup deux existences étaient tranchées.
— m — Ainsi, la belle comtesse Jules ne put échappera la fin prématurée donl Marse-Antoiaette aurait voulu l.i rver; ainsi, la favorite (!<• la raine suivit de pî s i maîtresse au tombeau, que la encore elle parut vouloir occuper la première place à côté d'elle. Pardonnera-t-on A Gabrielle de PoUgnac une cour tisanerie qui, à six semaines delà morf de Marie Antoinette, lui mérita cette épitaphe : Morte de douleur! (Historique).
An momenl >>u la puissante révolution de Bo .il lait <•• Later, où gouvernement, religion . mœurs n tionales, tout allait devenir en proie à un fanatisme de destruction jusqu'alors inconnu; lorsqne I»- grand et terrible jeu des révolutions se préparai! pour li France, c'était quelque chose de paisible et de rianl que les jeua desenfants do France el <!«• Muet il' Bi< nlôl la passion de I 1 galité, passion ja ; 1 iite . devait (aire battre bien des cœurs d'boi "i ces* nfants la « bose existarl natu
,. Il, sien) . ■ 1 ■ ' mmed 1 Lfa mi me . tandis quele mol
ni allail fuin < oul< 1 <■• - Qoti û\ sang. Presque lou
jours ensemble, ils cultivaient un parterre qu'on leur avait abandonné. S'élevait- il entre eux quelque débat enfantin, le prince de Polignac s'est plu souvent h raconter que , lorsqu'il croyait sa cause juste , il en appelait à Marie-Antoinette , qiu^ était toujours impartiale.
Cependant l'histoire, la langue latine, la géographie occupaient déj,à les moments de Jules de Polignac. Plus tard , à Bruxelles , à Berne , a Rome , à Venise, où se rendit successivement sa famille, son éducation fut suivie avec soin.
Un fait remarquable, dans une famille et dans un homme que l'on a représentés comme les fauteurs de l'absolutisme , c'est que les premiers enseignements que reçut Jules de Polignac, les premiers sentiments qu'il adopta furent tous favorables aux idées nouvelles, autant qu'un enfant pouvait les comprendre. Ainsi, l'amour de l'indépendance, et le mot de liberté, dont la puissance était alors irrésistible, firent partir de l'éducation première d'un fils <!«• grand
- igneilT , d'un enfant qui ;ivait La cour pour école. Neckee* i Mlle épouse, était encore lemaltre de l'o piaion, le souverain in jour, dans an tenta* en il \
fut t.mt <!< règne* I t pu un roi. Iiului îles doctrines
nouvelles, le précepteur da prince de Polignac l'entretenait souvent, malgré l'extrême jeunesse de sou élève, tlu ministre genevois, il< • - état*<généraux , des réformes qu*on méditait. Jules de Pnlijriuc , sans saisir h portée de cet paroles, y trouvai! quelque chosjp qni satisfaisait son jeune enror. Son pré < optent l'animait surtout contre ton- !<•>• geni il< cour, qu'il loi représentait comme inutOea au aaav \ < i 'in ii h lYt.it. Sans doute, an lien d'une proscrip lion aussi généralede toatealesjiotabUités qui avaient \ [lies, un çgpj it plus modéré, plu- équi table, m excluant rigoureusement de Kent droit .^ I . i.im m royale quiconque nV tait qno courtisan» < m i oui n li possibilité de l« gitinv - et nombreuses i i ceptions: mais l'opinion qu'on ne ponvah êl nu mt temps l'ami du < "• 1 1 l'ami du p <\ - comi
■ n iliu i I i nthousiasme i évolutionnstre
'I" pi' « < pl< in , •! I'.mIiiiii Mi. mi l ni mliiH ili -..n
(■lève pour des doctrines qui avaient sur le grec et le latin le privilège de la nouveauté, leur dictaient une condamnation en masse et sans appel. Souvent, en se promenant dans la grande galerie de Versailles, où les personnes de distinction venaient tous les dimanches présenter leurs respects au roi , il arrivait à Jules de Polignac, comme il l'a plus d'une fois raconté depuis , de leur faire l'application de ce vers de Lafontaine :
Belle tête, dit-il, mais de cervelle point.
Sans doute l'opinion d'un enfant de cet ;1gc n'a rien d'immuable; elle doit se modifier iné\itablement dans la suite de la vie; ou plutôt ce n'est pas une opinion, c'est une simple sensation, le résultat des premières impressions qu'on a reçues. Il n'est pas moins vrai que chacun en remontant jusqu'aux premières années de son enfance , retrouvera lo germe de bien des sentiments, de bien des idée-. a travers toutes les modifications, tontes les Iran-loi' mations que ces idées el ces sentiments ont pu sabir
pu tei progrès de l'âge, k contact des nommes si des événements.
Certes, u en 89, au lieu de n'être qu'on enianA, le prince de Folignac se lût trouvé dans U première ennesse, alors que Ion a hâte de traduire en rear U - n i - « j u " ; 1 1 1 x chimères dHine imagination exaltée, s ii- doute m m aiinniriili.il. quifot, de bonne heure, • lu/ lui, un lentiment profond, la noblesse incontestée de ion caractère l'enssenl préservé <!«• toul i • romtionnaire indigne de loi; mais il est trè* probable »j i T.t \ « * le précepteur dont il avait reçu Ica inspirations, boui l'impression, alors vido rieuse, des doctrines nouvelles, le prisonnier de Uaa c Ta adhéré, pendant quelque Lemp? ■"> moins, i !.i i dojm i, au m' i « • que l'on croyait être une i • forme politique, I ee quiétail une révolution*
Cependant . quelque! tempi aprèt --a tortie di
i tce, le même précepteui qui lui avait donné des
i§d< !il" i .iMmiii- , ayant ombrasse chaudemenl
use i ûvulutionuuu « . uioui ■ >!' * i< llnui >l un< d<
ees nombreuses luttes de 90 , dont le lieu de lascène était toujours l'échafaud; d'une de ces complications politiques , dont le nœud gordien se dénouait toujours par la main du bourreau. Cette mort du maître dut produire une profonde impression sur l'élève; c'était un dernier enseignement plus instructif et plus solennel que tous les autres. Puis vint la fin déplorable de Marie-Antoinette, cette noble reine, cette charmante femme, qui avait présidé aux jeux de son enfance; la mort de Louis XVI, celle de sa mère elle-même, qui fut, comme nous l'avons dit, la conséquence presqu'immédiate de la mort de Marie-Antoinette. La révolution entassait ainsi les cercueils autour de Jules de Polignac. Eh bien, si son premier enthousiasme se trouva ainsi modifié par les faits, s'il repoussa loin de lui l'esprit et le système révolutionnaires, on verra que sa raison ne rejeta jamais les idées d'une sage liberté : le jeune admirateur de Neckcr etdes étatsgénéraux, ne fut jamais un absolutiste.
Jules de Poliimac avait montré dès son enfance
— ;!i. — an naturel à la n»i< aimant al enclin a b aaiditalion. Les épouvantables catastrophes auxquelles il Mailla aie si béaaaa heure , la perle l'ose aaère qu'il ;iimait tendremcnl . développeront chez lui 3» un tres-haut dcjjré ce dernier penchant. Par une
fjuenre naturelle , son attachement pour une dvnastie infortunée . qui K trouvait lié à tous
"UMiiir- dYnl'anee , sui\it la même pTOg lion, D SOffte que si OOe espèce de prédilection pour la solitude et pour le ralnie d'une \ie în/tli t >li\. v nil.liit dkBVOtr ("éloigner de la Kè» p«'lilicpie, un dévouement tn>-\il. Ol I < i taineinenl liien naturel a la cause royal j I il connue marqua4 m place. Ce (liMtuciiKiit développa cfcoi
H prime île INdijrn.ic DM ié>o|ulion. DOC int:<pi
dite . non pai ii n 11« < bioi 1 1 tenant i la ch ilenr de I i» i h t.t ut fondées sut le raisonnement que MIT la M -Miment, sur l'< »pi il «pu- MU H eu-tu , «t Oïl harmonie parfait» i\ec se> li.diitudi 11. \i"ii.
\ ..|, i un li igntenl il< \< Hk donl le- i
aperçus , sans avoir rapport à la politique , montrent bien le caractère à la fois méditatif et impressionnable de Jules de Polignac. Il avait alors dixsept ans. n L'effet que la vue de Rome a produit » sur moi, écrivait-t-il de Vienne, n'a jamais pu » s'effacer; les souvenirs qui se rattachent à ses » ruines, font, pour ainsi dire, de l'histoire ro- » mainc, l'histoire nationale de tous les peuples... >> Je n'aime point l'histoire de Venise. L'inquisition » politique qui régnait dans cette république, m'ins- » pire le dégoût le plus profond. Quelle situation » déplorable que celle des doges , tour-à-tour ty- » rans et tyrannisés!!! L'étude de cette histoire » révolte mon caractère naturellement porte à
» l'indépendance Je préfère l'histoire ancienne
» à l'histoire moderne. En recherchant la cause de a cette différence , j'ai cru pouvoir la trouver dans » la connaissance plus exacte et plus complète que » nous donne l'histoire moderne des faits qu'elle » nous représente : l'ombre aussi bien que la lu- » mière en composent les tableaux. Lorsqu'elle » nous offre les portraits des grands hommes , < 'es(
i mu' précision, nue minutie de détails qni
comportent nécessairement une plu» grande li»l<-
» lité dans tout l'ensemble: nom les voyons * l « ■ face
» .m lieu de !<•. voir il«- profit Nous découvrons
» chea ces mêmes hommes «l<- grandes (aîblesst -
- côté il éclat rates vertus, de nombreuses erreurs » commises par les talents les plus distingués, par
les génies Les plus émîneats. La vue dés mis » qui appartiennent ii la nature humaine rompt le i talisman qui prèle à leurs grandes actions un si > vif éclat L'imagination la plus ardente, La plu» • susceptible d'illusion . ne trouve souvent que mécompte, lorsqu'après avoir suivi son héros sur La scène du monde, elle descend avec lui jusque » dans le secret «In cabinet II nen est pas « 1 < ■ » même dans l'histoire ancienne; La, Les faits sont
- r j ■ | « - toujours «l> ' ..;'i •- (le ir tjlli pnilll M!
- tténuei l'impression qu'ils produisent de
odes m lions seules * ■ i » t pu franchir la b i
li<l< (|i «. «in 1rs. "Ci Mllll i l'IUllir .illl.illl ilr
Il imb< iiix lu ill ni l'une obtu m ité pre
font I "l'M qui 1< - < n\ n l'iiiu i .h In i nos
— :2 V) — » yeux les détails qui pourraient nuire à leur » clarté, a
Après quelque séjour en Autriche et en Russie, où le père du prince de Polignac s'était rendu dès 1 795, chargé par Monsieur, depuis Louis XVIII, d'une mission pour l'impératrice Catherine , une lettre du comte d'Artois, avec lequel le duc de Polignac avait toujours entretenu une correspondance suivie , appela en Angleterre celui que son généreux dévouement devait , quatre ans plus tard , livrer aux geôliers du Temple et deVinccnnes. Le prince de Polignac partit de Russie vers le milieu du printemps de l'année 1800. Il s'arrêta quelque temps à Miltauct fut présenté au roi Louis XVIII. Il n'avait que vingt ans lorsqu'il arriva en Angleterre.
C'est un an après, trois ans avant le départ du prince de Polignac pour la France, qu'eut lieu le complot de la machine infernale. On voit que l'ancien président du conseil , quand même quelques individus indignes du nom de royalistes eussent
pris part à cet horrilde attentsl .quand même l'idée seule du complot nVût pas révolté tooa ses senttîiKitt » d'honnête homme, eût été peu propfe . en raison de son absenci' de France et de son e\- 1 1 » h n- jeunesse, à être Initié dans Le mystère ûTum machination aussi atroce. Si le prince de INdi^nnc
lut qu.ilre ans plus tard d'unr entreprise politique . hardie, périlleuse , il Y risquait Bl \ie. il n'attaquait cette de personne. Mais comme cette calomnie i meneoi été répétée, loortol exploitée, comme
ou | eu soin de faire n jaillir sur le dernier minis< ■ !•• II H -tauralion et sur la r<-t .uir.'t iot» elle- 1 1 1 1 1 1 1 • • , Il boute Ot Fini. unit' qui résulteraient né
ni'iiKiit d'un p.ueil crime, nous allons citer issu pièces authentique! bien faites pour éclairer li - . ipriti les ploa prévenus* La première eal un . \h it .in Mi^nittur du 17 germinal an 1\ de la république française, A l'article Tribun, il erita de La .S- m, , après la. déclaratioi] dm jury, relative ans individu! inculpés dam I ail tin de la ma< hine infernale, mil la «< nt< m cprononi éepai le tribunal, .1 mi I Miuelk — * • 1 > 1 nomnt( - loiu \>
damnés ou absous. Voici l'arrêt du tribunal : « En » conséquence de la déclaration ci dessus , le tri- » bunal a condamné à la peine de mort les nommés » Saint-Régent et Jean dit Carbou. Ont été égale- » ment condamnés à trois mois d'emprisonnement » par voie de police correctionnelle , les nommés » Lcguilloux et sa femme; les femmes Duquesne, » Jean , dite Carbon , et la veuve Gouyon de Beau- » fort, pour avoir contrevenu aux règlements de » police , en logeant chez eux Saint-Régent et » Carbon , sans en avoir fait la déclaration à l'admi- » nislration municipale de leur arrondissement; » Collin , officier de santé , qui le 5 nivôse a admi- » nistré les secours de son art a Saint-Régent sans » en prévenir le commissaire de police de son ar- » rondissement (1), est condamné à trois mois de
(i) C'est là sans doute que M. Gisquet a cru trouver un précédent pour l'incroyable mission qu'au mois de juin dernier il a voulu imposer aux médecins de Paris. Il aurait dû sentir qu'au 6 juin comme au 3 nivosc , lès membres de ce corps honorable étaient toujours prêts à secourir des blesses, jamais à les dénoncer.
• prison et à trois cent francs d'amende. Les accusés
- M irie-Adelaïdc Champion de Ci< i . M tdeleine el Joséphine \ .il";i . Angélique-Marie-Françoise . el
. Beine-lfane-Âubine Gouyoa, Jean Baadel . Ma- » ihuriii Micanh Laviewilk el son épouse , «>nt été
- acquittés. »
Or, «'H \«'it que !<• nom dr. PoJignac ne figura ni sur l.i liste de oondamnatioa , ui même sur cette d'acquittement.
La seconde pièce qui donnerait . i il en était besoin, une nouvelle autorité è l.< pièce officielle que DOJM ranoni de cher, es) la lettre que M. I<- comte Real écrivit pendant le procès des ministres a M. de Martignac «l»' généreuse mémoire. Bile se trouve dans le plaidoyer même € I • - I éloquent défenseur du prince <l« Polign ■< Nous }a transcrivons textuelle ment.
Paris, le 10 décembre i83o.
Monsieur lf. vicomte,
Dans la lettre que vous m'avez fait l'honneur de madresser le 6 de ce mois, vous m'annoncez qu'au nombre des imputations étrangères aux débats du procès des anciens ministres , il s'en trouve une qui sera peut-être rappelée et qui se rattache à l'affreux complot connu sous la dénomination de la machine infernale. Vous me demandez si je pourrais attester que M. de Polignac y était entièrement étranger, et vous désirez que je vous autorise a faire usage de ma réponse auprès de la cour des pairs , si cet usage devenait nécessaire.
« Voici ma réponse :
9 Je n'ai déployé dans l'instruction de celle » épouvantable affaire aucun caractère officiel . » mais f en ai connu tous lesplus minutieux détails.
— :,, — l'i i .li- .1 mir du ministre » 1 « * la police au moment
• de l'explosion : dix minutes après je me trouvais
• sur l.i scène de désolation où la machine avait
lé, et, heure par heure, pour ainsi dire, » j'.ii assisté ii toutes les découvertes oui ont (ail . connaître . M>ii le- auteurs de l'attentai , -<>it ceux i que des soupçons plus ou moins gr ives "lit ac-
. ||Sf\N.
Dans les circonstances ou me place votre lettre, ne voulant pas uniquement m'en rapporter à mami moire, j';ii consulté les nombreuses noies qui me restenl : j'.ii (ait plus, j'ai relu l<> débats da pi tw « i ecueillis par les sténographes, tes pièces offieitlUs, rapports, actetCaeetuation, les quatre vingt douze questions soumises aux jurés, el !<• jugement, le loul loin i,i ut deux rolumes imprimés k Paris en fie n al, an IX, de l'imprimerie de la république, el j<puis avec s«'. urité attester que dans toute celte hor ribk affairi te nomdi Polignao n'a pas été vro
Vous pouvez , Monsieur le vicomte , faire de celte déclaration l'usage qui vous paraîtra nécessaire.
J'ai l'honneur, etc.,
Signé le comte Real , Conseiller d'État à vie.
Gomme le dit avec raison M. de Martignac , « si » le nom du prince de Polignac est encore mêlé au » souvenir de la machine infernale , ce ne pourra » être que par la haine , ce ne sera plus par l'er- » reur. »
Nommé aide-de-camp de Monsieur , ce qui était alors un titre purement honorifique, Jules de Poli gnac put consacrer les quatre années qu'il passa en Angleterre, à l'étude d'un pays, où long -temps après il devait représenter la France. Parti de Riga pour débarquer à Shccrncss , h l'embouchure de la Tamise , il se trouvait transporté dune contrée
presque barbare, dans ud <!<•> centres principaux de la civilisation. « Ce que j'admire dans ce pays,
écrivi iit-il alors i c'est un mouvement continuel » dans toutes les classes de la population , mouvo- » ment qui cependant ne ressemble |m> à l'agita ■ lion, puisque, grave el mesuré, H > toujours pour
luit un intérêt ou public ou privé.» Maiscen'était poinl asses pour -Iule» de Polignac de témoigner comme observateur la haute opinion qu*Q se ter m. lit alors do la constitution anglaise, il souhaitai! \i\< nient Se roir établir dana son pays l'ordre de choses, qui, a l'étranger, lui paraissait le plus parrail. Profitant de faccèa que la charge honorifique dont il avait été revêtu, lui donnait auprès de Mon sieur, il » gprima .1 ce prince !«• rusa, exp* -..i l.i né « « —lit (!«• l'institution «lu gouvernement représen latif en France. Ce Lut est \ rai, authentique. .!<• ae doute pal qu*il n'obtienne une entière el pleine « 1 • mee, qoand j'aurai «lit In source .1 laquelle je la puisai il \ 1 deux ans, avant la révolution do juillet. (.'■ -1 M. cl- Polign i lui nu un qui le raconta <1< \ ni un petit cerclo d'auditeurs, parmi lesquels je
me trouvais. Assurément, je n'eus pas plus de peine à l'en croire sur parole, que n'en éprouva M. Canning dans une grave occasion ; je ne pense pas non plus que mes lecteurs soient plus méfiants, moins faciles à convaincre que le parlement anglais (1).
En ï8oô, Pichegru vint en Angleterre : Jules de Polignaclevit. C'était un naturel sérieux, peu communicatif, que celui du général Pichegru. Ce ne lut qu'après l'avoir étudié avec soin, quoiqu'il ne put douter de l'opinion de celui auquel il s'adressait, qu'il proposa a Jules de Polignac de l'accompagner en France. Celte proposition fut acceptée avec empressement.
A Vienne, au milieu des fêles brillantes du prince Rosamouski, qui était l'hôte de son père , Jules de Polignac avait pris peu de part à ces joies et à ces pompes étrangères; en Ukraine, où il était ensuite
(i) Voyez l'ambassade du prince de Polignac.
— n — allé avec > i famille, le même sentiment de naliooalité éloignait de la société un des hommes le.* plus sociables que j'aie jamais mi-, Quoiqu'il ftft très- jeune à m sertie «!«• France, il v avait ohea lui, même après dix ana d'exil, un ride que rien m pouvait remplir, un regret du sol natal que rien ue pouvait consoler, La diversité même des contrées dans lesquelles Joies d<- PoKgnae p si il sa vie n
. ne faisait que lui rappeler sa Iriste condition de banni, la nécessité <»ù il m trouvait de voir tous
va, li«'iini> le sien. Aussi ne pensai il set* lement pas aux dangers «j ni pouvaient accompa-' gner son voyage dans sa patrie.
1 1 ns une entrevue qu'il eut préalablemenl avec le l i u. celui-* i lnidii alors d'une manière
positive que tout a il pour un changement
de gonvcnieuienl ea France l< [ aérai Morean ( avec une partie de 1 . i méc, devait appu ver l'es lion d'un projet <|u"iiii .i\ il arrêté. I ne foia qu'on l m iti e des Tuih ries , les Bourbons pi i
doux ment, < i I impri
nierait au reste de la France. Sans doute ce projet était aventureux; mais il ne faut pas oublier que Moreau l'avait approuvé, et qu'on était alors dans une époque où c'était chose commune et presque triviale que les changements de gouvernement en France. Le directoire et la dernière constitution républicaine (on sait que le nombre de ces constitutions fut assez grand) venaient de faire place au consulat. Celte forme de gouvernement était loin de paraître fermement établie. En effet, n'était-ce pas une étape que le grand capitaine avait choisie pour arriver plus tard à l'empire? Mais à côté du génie guerrier de Bonaparte, avait-on déjà pu apprécier tout son génie politique; dans le vainqueur d'Aboukir fallait-il voir l'empereur? Enfin les quatorze siècles de l'antique monarchie ne pouvaientils pas entrer en concurrence avec l'homme de la fortune? Gomme Fa dit fort bien M. de Martignac; il » s'agissait non de renverser un gouvernement établi, » et de livrer le pays aux chances d'une révolution. » mais de placer l'ancienne famille, au lieu d'une » famille nouvelle, sur le trône qui se relevai!
Jules de Polignac s'étanl rendu « liez Monsieur, lui fit paii do projet et de la proposition de Piche- 1:111. S. A. R. y doniKi son approbation, et ajouta mAmequ*eUe comptait incessamment venir partager les d 1 l*entrcprise.
Le général Pichcgru, le due le Rivière; Jules de Polignac, prirent congé tl<' Monsieur dans les pre miers jours de janvier 1804. Son frère aîné, le duc de Polignac, les ;i\.'it précédés. On Bail comment cette combinaison échoua» et comment périrent G< orgi - et Pichcgru.
Jules <!«• Polignac, alors âgé de vingt trois ans, débarqua de Quil but ces mêmes 1 OU i d N01 man die ou , il \ .1 deux ans, fut arréti le minisln , 1 1 ii. Après de grands dangers, il arrivai Paris. Lorsque l'entreprise eut été entièrement déjouée, des périls plus gi inds encore que ceux du débarque mi ut -1 pn tentèrent.
uni ii . i' positioi qui ci Uc di
jeune homme, sans asile, sans refuge clans la grande ville! Il venait de sortir pour chercher quelque voie de salut, quelque issue h une situation, de moment en moment plus difficile et plus critique, lorsque son frère, qui était resté dans la maison où ils demeuraient ensemble , espérant encore un résultat de cette dernière tentative, fut arrêté.
Il y avait alors dans Paris près de quarante mille hommes sous les armes. Des sentinelles, des postes étaient placés au-dedans et au-dehors des murs. Les barrières étaient fermées. Les plus petits bateaux qui voguaient sur la Seine étaient rigoureusement visités par les agents de police. Au moment où Jules de Polignac, qui avait couru des dangers certains sans entrevoir un seul moyen, une seule chance de salut, se disposait a rentrer chez lui, pour donner ù son frère cette triste nouvelle, on vint lui apprendre que celui-ci avait été enlevé par des gendarmes et des agents de police. Dès qu'il se fut assuré delà vérité , il n'eut plus qu'à fuir la seule maison où jusque là il avait échappé aux plus ac-
— M — lires recherches de la police consulaire. Il ne MYaîl
OÙ porter »e> pas. Pii lie i u , Marnait, Georges, et
la plupart de srs officiera; étaient déjà arrêtés, Jules
de Poljgnac ne Connaissait personne a Paris, et.
il ailleurs, il et. ut dans une position enFon a peu d'à iin>. Tandis qu'il errait au hasard, h chaque instant
<lc~ji.il rouilles interrogeaient les passants; des eouimissaires, qui parcouraient toutes les rues, s'arrêtaient pour lire a haut.' \.»i\, éclairés par la lueur
de torches , le décret de Bonaparte qui menaçai! de |i peine d< ■tort tout citoyen qui recèlerail • i muant un des brigands* Lea noms d<- cil d.riiieis , taJenl prociamiê, et celui deJulea de Poli pmac m trouvait sur la liste fatale. En rain, il offrit puni- prix de la plus humble retraite toul l'argent qu'il possédait; la terreur était trop grande poui i
ce moment! l'or tentât l'ararice elle même. Apri i roù erré Ion - lempa de roeen me, <!«• pi; . i on place, succombant sous la (atigue de tant de cour -i s inutiles, i ns espoir de -, lui . celui qui venait
d'eilli-lidl- n 'mm pi I !iil i DUX de- pn>-,
I y i oin .l'i n Djptueux
résolu à y allcndrelc danger qu'il n'avait plus même la force d'éviter. La maison, devant laquelle il s'était arrêté, brillait, éclairée par de nombreuses lumières. L'éclat des bougies étincelait à travers les fenêtres et venait se refléter sur les traits du jeune proscrit. Les voilures, qui se succédaient rapidement à la porte de l'hôtel, y déposaient de joyeux convives. Enfin, tout présentait l'aspect d'une fête. C'était le luxe consulaire succédant au sans-culolisme républicain, et semblant défier les pompes de l'an cienne monarchie. C'était peut-être le soldat parvenu lui-même qui recevait l'hommage de cette fête et les prémices d'une cour, non loin du jeune proscrit , dont l'enfance avait vu les splendeurs de Versailles. Pour lui, pas une pierre où il pût reposer sa tête en sûreté, et jusqu'à cette lumière qui, jaillissant de salons étincelants, pouvait, en éclairant ses traits , dénoncer aux yeux inquisiteurs de la police Jules de Polignac le brigand. Eh bien ! il a dit depuis que, même alors, il éprouvait pour la patrie un sentiment filial que rien ne pouvait détruire. « Mais, dans ce moment, ajoutait-il, ce n'était
► plus le sentiment <|ui avait embelli Pa venir à mes » yeux lorsque j< débarquai plein d'espoir sur les » cotes de France, c'était plutôt celui d'un mou » rant qui. revoyant le sol natal pour la dernière i, trouve encore quelque consolation îi penser - .1 doit recouvrir ses cendrée. »
Cependant Jules de Polignac lit un dernier efibrt . < i . après de nouvelles et longues recherches, il parvint ii découvrir la demeure du doc de Rivière. * - î 1 1 * I jour- après, tous deux étaient arrêtés.
!.. i détails «lu proi es aboi connus. On n'ignore pas la lutte généreuse, si bien rapportée par M. »!<• Martignac, qui devant l-> tribunaux l'engages entre les deux D'ères. Mab on tel Lut doh être cons dans cette uolice. Le dénonement approchait , dit M. de Marti aac dans ion beau plaidoyer ; !<• président demande aux accusés l'ils n'ont rien i dire de pins pour leur di feuw , .'■ n'ai qu'un tetu ■ n.lii l tint des deux frèros , ni » l'un de non- <l< u\ doit p. , • mon li | m
— 4.rj —
» car il est bien jeune (1). — Ne l'écoulez pas, s'écrie » le jeune homme dans un état d'exaltation et de » douleur impossible à décrire, ne l'écoutez pas , » c'est lui qu'il faut sauver , c'est lui qu'il faut » rendre aux larmes d'une épouse; j'ai trop peu d goûté la vie pour la regretter , et je n'ai moi ni » femme ni enfant dont l'image puisse me poursuivre » an moment de mourir. » « Ces paroles qu'alors il pouvait prononcer, ajoute l'orateur, émurent l'auditoire et les juges eux-mêmes. » Le frère du prince de Polignac et lui-même n'eurent pas moins h subir toutes les rigueurs du despotisme impérial, combinées avec l'arbitraire de la police de l'époque. Et cependant ce procès s'était annoncé d'une manière plus sinistre encore. La lutte d'amour fraternel et de noble dévouement qui avait eu lieu devant la cour spéciale aurait pu être sans objet. Nous voulons parler d'une circonstance qui avait été ignorée jusqu'ici. Bonaparte
(i) Le prince de Polignac avait alors vingt-quatre ans.
■ \.i.l d 'abord conçu le projet do faire traduira le prince de PolignaC . son frère, et le ducdeRhière dev.Tit l,i menu commission militaire qui jugea 1«' duc d*Enghien. L< comte Real . par -■•- rireâ repeélions, détourna iVilot de cette réselatioa : la roâ d'un seul homme saura iroi» ecaittem i -
L lViuple et \ inceiiue- preit \i-re;il di\ année*
de la jeuBesse <1<- Jules A*' Polignac; Ilam >'«'i;> il rétei iùr ( i )-
(i) Les lignes snrva aies , tirées «Tune lettre du prince tlîgnac, réMmènt Iiicn l'histoire de vn vie, ■ l*u j^c «le malheur et aus>i de prospérité, de rei d'éclatants retoors de la fortune. • En résumé, la cai que j'ai ptreonrue présente ■• peu près tout
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connu 1 « x 1 1 , 1 . plîon , li ' .«|'tl\ >!• : j .. i Usbili
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Cependant on lui proposa souvent d'abréger sa captivité (6). Il s'agissait de servir le régime impérial: il refusa. Sans doute il savait apprécier cenx dont les talents militaires et le brillant courage illustraient alors nos armées , mais ses convictions politiques ne lui permettaient pas, même pour recouvrer le plus précieux des biens , la liberté , de suivre un nouveau drapeau. Je ne sais , mais il me semble qu'aux yeux de tons les partis, il y a quelque chose de noble et de vraiment digne d'estime dans une foi politique aussi persévérante. Qu'on songe que Jules de Polignac n'avait alors que vingt-quatre ans, qu'un avenir brillant pouvait s'ouvrir devan lui dans l'armée , ou même à la cour impériale, s'il eût voulu, et que lui, jeune homme, pour accomplir un devoir , il préféra un avenir borné par les guichets du Temple et les fossés de Vincennes !
Et c'était un régime sévère que celui des prisons impériales. Le prince de Polignac ne quitta le Temple (1) que pour subir h Vincennes un genre
(1) Cette prison fut alors démolie.
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«le captivité plus intolérable. Toutes l<« permiasiens
qui ;i\.:irni été accordées i ses parents el .'i Bes .tini^ leur l'iiKiii retirées; il lui condamné à la solitude après avoir été condamné à la prison. C'est l.i que li religion àt tendait Jules de Polignac. Plus i.iid , noua appellerons L'attention de nos lecteurs sur i < lie époque importante de -.1 ne.
Comme nous roulons être justes envers tout le monde ri envers toutes les époques, nous devons dire ici que, lorsque le «lue de Bovigo, maintenant gouverneur d! Alger, remplaça le duc d*l Mr.mii> en qualité <!<• ministre (!«• la police, le prince de Polignac ri son in re i prouvèrenl un grand adoucis -< nu ni .1 leur position! ils furenl transférés dans one maison <le santé; i était presque la liberté
Cependant 1814 approchait. tares avoir vu Jules de Polign ' dans les situations diverses où il i < -i h ouvt iux ilill< i i que* de i elle prc
im< 1 1 pai ii' 'l' '\i •• la '"in de Louis \\ I . i épris de» idées nouvelles; «luis | émigration .
où il avait suivi ses parents, contractant pour une royale famille un inaltérable dévouement; puis, impatient d'en donner le témoignage et de quitter la terre étrangère pour le sol natal, appuyant sou enthousiasme de jeune homme sur la grande épée de Moreau ; enfin , livré aux méditations et aux enseignements d'une captivité de dix ans; nous allons maintenant le juger sur la scène politique. Quant aux vues qu'il dut y apporter, elles ne pouvaient être favorables au despotisme. Il venait d'en éprouver les effets , il en voyait le résultat dans la désaffection publique qui sapait le trône de Napoléon , bien plus sûrement encore que l'invasion étrangère.
Voici un fait que nous n'avons point rapporté jusqu'ici , mais qui trouvera bien sa place à cet endroit. Ce fait caractérisera cl l'esprit de la tentative que le prince de Polignac fit avec Moreau et Pichcgru, et le système politique auquel il était attaché , indépendamment de ses affections roya listes. Lorsqu'il fut arrêté dans l'affaire d<- Moreau
el de Pichegra . on >.ii>ii mit lui 1 ébauche (Tune
constitution représentative, qu'il roulait m>uiucI-
d gouYememenl provisoire <l<>ui rétablissement était projet* . Ainsi, au despotisme naissant uY L'empire, il roulai) opposer le bienfait d'institutions li bres. Ainsi . le premier signataire des ordonnances de juillet, an moment où, en 1800. il exposait -.1 vie pour K< royauté, l'exposait aussi pour les liber lis publiques.