RESTAURATION DE 1 8 I 4- LE PRINCE DE POL1GNAC HOMME
POLITIQUE. — IL REÇOIT DES MARQUES DE LA CONFIANCE DU COMTE D'ARTOIS ET DU ROI LOUIS XVIII.
Sous l'empire, In révolution, jusqu'alors indisciplinable, s'était disciplinée : elle était devenue soldat. Pour gouverner, Bonaparte la caserna au-dcdans,puis la précipita au -dehors. Les prédécesseurs de Napoléon, que je suis loin de lui comparer, mais enfin ceux qui possédèrent le pouvoir avant lui, Mirabeau, Danton, Robespierre, les pourris du Directoire, comme il disait lui-même, avaient fait ou administré la révolution de France ; lui, il s'empara de celle-ci pour faire et diriger la révolution d'Europe. Cela est trèâ bien expliqué sauf quelques erreurs
i|ni ippariîennent à l'esprit de parti, dans le pas luivant de l'Histoire de la révolution française, par M. Tliirr.»: « Napoléon venait. sou* l< formes monarchiques (i). contÎDuer la révolution ihni- le inontli-; il venait la continuer en m pla- • mut. lui, plébéien, sur un trône; en conduisant le pontife à Paris pour verser l'huile sacrée sur un » front plébéien; en créant une aristocratie avec ilc-< plébéiens; en obligeant les vieilles aristocra tins .1 s'associer à son aristocratie plébéienne, en » faisant des rois avec des plébéiens (•/); enfin, en re
» cevant dans >on lit la fillr d<s< » -ai s, et OU nu'-lant
i Mm s, m- plébéien ii l'un des sangs les plni vieux il< l'Europe; en mêlant enfin tous les peuples; en répandant les lois françaises en Allemagne, en
i Italie et en Espagne; en donnant un démentis t. mi do prestiges; en ébranlant, en confondant tant de < hoses; voilà queue UW be profonde il ;''
i DoipoUquss ssrail plus jnsu v f'antsmr.
i <% -lit <lc\. nus . ai : ail Aujourd'hui
» lait remplir; et, pendant ce temps, la nouvelle » société allait se consolider à l'abri de son épée, 3 et la liberté devait venir un jour (1). Ce que M. Thiers aurait dû ajouter , c'est que si Napoléon a ainsi tenté de révolutionner l'Europe à son profil et au profit de sa famille , il y a eu de la part de l'Europe une réaction si forte qu'il n'a pu maintenir les résultats qu'il avait obtenus, l'édifice qu'il avait élevé. Celui qui, avec des royaumes, avait fait des préfectures, dont ses frères était les préfets , a vu crouler toute sa puissance sur un seul champ de bataille, et avec elle toute la puissance révolutionnaire. L'histoire de la révolution peut se résumer ainsi : Comme la destruction était son principe le, plus actif, ou plutôt son seul principe, après avoir renversé la société française, elle voulait renverser les sociétés européennes, au moins les gouverne menls européens. Or, comme clic finit par les rencontrer tous réunis contre elle, elle dut succomber.
(i)Elle vint en effet sous la restauration comme M. Thi(
parait le reconnaître ici.
— .".* — Imposée par La \ iolonce et b terreur, <-ll«* devait périr \i<'l«'iniii<iit : . L-iblio par la liaclir, elle il«\ ait ti 1 » i i- par l'épée.
Napol on eût-il possédé encore plu» de génie, et cela eûl été difficile, ne pouVail prévenir Celte cor séquence. D'ailleurs . Montesquieu avait depuis longtemps prédit «pie, «i nu conquérant du midire foulait devant lui les peuplée du nord, le nord tout entier refluerait contre le midi. C'est ce qu'on \it en )Ni/(. Or ^ comme Napoléon était précisément celui qui avait provoqué ce torrent , il est évident que ce n'était pas lui qui pouvait \ opposer une digue. Cela explique la restauration , système de i ration contre l'étranger, qui arrivait avide de vengeance et île représailles i «le réparation pour
I ... épuisée . et par tous le» efforts mi elle avait et.- obligée 'le i lire poui i h ngei la race d< I Km .p.- , ii par I invasion «pu avait été la consé quen< o de i 01 efforts. Tel était I ordre de < hosrs auqiu l i'i mx i i"'ii d'abord le i omte Jules de Po lign
Tandis que la France devait la paix à la restauration, on peut dire qu'avant tout le monde, il lui dvait du la liberté. Lui et son frère le duc de Polignac furent les derniers à subir le despotisme de l'empire , les premiers aussi à saluer l'ère de repos et d'affranchissement qui allait s'ouvrir pour la France. Comme ce que Bonaparte redoutait le plus alors dans un moment où il pouvait se voir réduit à abdiquer, ce qui arriva en effet, était l'intervention des royalistes influents, qui pouvaient rendre inutile son abdication même , les deux frères furent soumis à une détention plus rigoureuse; l'ordre fut même donné, et en partie exécuté, de les transférer à Saumur, d'où il paraissait impossible qu'ils pussent s'évader. On voit que Bonaparte appréciait assez les deux prisonniers, alors dans toute la force et l'énergie de la jeunesse, pour craindre de les voir en liberté dans ce moment de crise ; assurément, c'était le plus beau comme le seul éloge qu'il put leur donner. Cependant, malgré la surveil lance rigoureuse des agents de police et des gendarmes, qui étaient venus mystérieusement les en.-
rerq la cbute du jour, eouM >i Ton eûl déj.'i redouté d'appeler l'intérêt public sut des royi liâtes il> échappèrent à leurs gardiens. A prie aueir affronté de noniLreu.v danpr? , avec un courage quj
justifiait les creintet.de Bonaparte» et qui aurait ri.' utile .m rétablissement de la monarchie, si cette grande question n'avait pu déjà été décidée pat un pnjfl »;iii avait soif d'un replie de paix , d'ordre extérieur COUHBa d'ordre intérieur, ils arrivèrent B \ espuX 1U avaient eu à supporter treize jours d'une marche pénible et périlleuse, et il leur trait fallu traTerter Tannée française i ajatî les débordait de toutes parts. A \ esouJ sa troui ail le comte d Artois.
\ coté èa j.inil drame oui occupait alors toute
la France, il y cul en ce uniment une m .'ne d'ilid i i m «jiii OUI pai n kOUI II ut. , m nie aux piuSgMUlds ennemis des I5i.hi I. «m-, s'ils \ eussent assisté. Mon
Hem était celui des membres de la famille royale que les deux h. res avaient vu le plus souvent pen aanl l'émigration. Lorsqu'ils éttienl allés habiter
l< m - pi r. ut- li i h ite. ni de Gii nli liss* .
Je comte d'Artois, qui avait quitté la France quelque temps auparavant, habitait déjà le bourg voisin de Mora. Plus tard , la famille de Polignac le retrouva à Venise clans les états de la terre ferme. Enfin, Jules de Polignac l'avait revu a Londres pendant quatre ans, avant l'affaire de Moreau et Pichegru. C'est alors , comme on doit s'en souvenir, qu'il avait été nommé aide-de-camp de Monsieur. Pendant dix ans de captivité, il n'avait point oublié ce grade de l'exi! ; et lorsqu'à la vue des forces qui restaient encore à l'empereur, il eut pu douter que le problème de la première restauration fût enfin résolu , le sort de l'empire fixé, il accourait jeter son dévouement dans la balance; il bravait le péril d'une nouvelle et plus dure captivité , peut-être même il exposait sa vie pour reprendre son ancien poste, pour remettre à la disposition des Bourbons une existence qu'il avait déjà failli perdre pour eux, et dont la plus belle partie s'était passée à Vincennes ou au Temple , ce second Versailles que la révolution avait fait aux petits fils de Louis XIV "t k leurs plus fidèles partisans.
/Nous n avons pas besoin de dire Comme on parla
• lu passé, i|iii lies espérances on courut du pré-
senL Même les ennemii d'un prince infortuné,
i aime à penser qu'il n'en ■ plus maintenait, ont
tOUJOUn reconnu qu'il v avait une grâce et un
charme tout particulier dans ses paroles. Du moins, la France pensait alors ainsi. Qui peu! avoir oublie L'enthousiasme avec lequel le comte d'Artois l'ut accneilli en 1814? Lesmots qu'il avait prononcés cir cutaient de bouefae en bouche, et l'on se sourient encore de l'avoir \u plenranl de j"i<' , arrêté dans la me de la Paix parla li>ul<- <1<- Parisiens; qui, impa tiens de contempler un Bourbon , se précipitaient
mu son passage . le laissaient a peine avancer. Il avait alors pour courtisans la Fradfee entière, heureuse <l ■ < happer a la domination étrangère, d<- re i oiim'i i l< s douceurs d<- la paix après les calamités de II tuem . <1 i < hang< i un gouvernement despo tique contre un gouvernement libre et paternel. I.li bien . la n i ne >\> \ < »oul fut . sur un moins théâtre, la même que celle •'.< Pari \ Paris, dan* l- i im i, aux |. m i, , - . m |, . toil • il' i maisons! pai
tout il y avait des spectateurs. C'étaient des drapeaux blancs, des mouchoirs blancs , des écharpes blanches, tout étaitblanc dans Paris. AYesoul, il y eut le même enthousiasme de la part des Français qui s'y étaient rendus les premiers, presque la même émotion, quoique moins vive, moins délirante, chez le prince qui les recevait. Ici, ces deux captifs du despotisme impérial, les royalistes qui, comme eux, étaient accourus a Vesoul, paraissaient, pour ainsi dire, les représentants de la France monarchique. C'étaient ceux qui, restés en France, avaient affronté les persécutions du directoire , de l'empire , attendant comme la meilleure des récompenses le serrement de mains et les embrassements de Vesoul. Là, c'était la France entière, représentée par la capitale; la France, qui s'était crue république, empire, et qui se réveillait monarchie, que le comte d'Artois saluait, se réveillant lui aussi, Monsieur, frère du roi, et sur laquelle il versait les douces larmes du retour !
Ces premiers moments donnés ù des épanche
— M — rncnts de famille entre Li Francr et 1rs rïnurbnns, il était urgent de s'occuper du gouvernement du p f$. Lb comte d1 tarteà . < « umi»*- on >ait , prit La
r i i if , t î . : i ,1. - II' ira 'îi qualité de lieuteuai:' neral du royaume, bientôt après, ilcnvo\a KM aide 111)1 ( l), lo COlllte Jules de Poli-nae , comme i mnuiissairc extraordinaire dans la dixième di\ilioa militaire. Le prince de Poliguae se rendit h Toulouse , et de cette \ ille dans les départements
s d;uis hi circonscription de son inspection* Le Lut principe] de sa mission était de oefcner l'ini titicn m'excitait antre les partie la diversité dis
opinions, politiques. Son Caractère, n alurelleinenl
doua et conciliant . était éminemment propre I
i La m«>t su i \ i n t di' M. «li- Polignai appn ndra 1 u qu'il I. o>ait ilt- I n llni nr«- que Im douuail < j osilion au prit do ooeota d'Artou. Monseigneur, disait il une fois , ! \ ivral ment , an ne voua daman
.. (Luit iirn m jM.in moi ai poui Im miens, j'acquiers le > droit de 'Iriii.niili -r poui les autres j c'est !«• Nul pria ■ Mu- |«- un ptriaetU de mettre au dévouement que i •" uiunti' poui \ lit
obtenir ce résultat. Il parvint, en effet, a assoupir bien des haines, à désarmer bien des ressentiments. Or, dans nos contrées méridionales, c'était un véritable triomphe. Les royalistes avaient des plaies depuis long-temps saignantes et de vieilles injures h venger. Le moment enfin semblait être venu de vider d'anciennes querelles , de demander raison du sang versé , et c'était présisément alors qu'un messager du pouvoir royal venait réclamer et qu'il obtenait l'oubli de ces vieilles querelles, héritages des familles et de ce sang versé que le sang d'un ennemi n'avait point lavé.
Le prince de Polignac était à Toulouse lorsqu'il apprit la promulgation de la charte. On a vu que dans l'affaire de Moreau et de Pichegru , il n'avait tenté de renverser un pouvoir qui préludait au des potisme de l'empire par l'arbitraire du consulat, qu'une constitution h la main , pour ainsi dire , au nom de la légitimité populaire et de la légilimilé monarchique, de la royauté et de la liberté. Il considéra donc la charte comme un grand bien-
lui puni l.i France, délivrée do joug impérial.
( ependant, ainsi que beaucoup de bons esprits , il ne ] > 1 1 1 l'empêcher de reconnaître les défauts saillants que présentai! cette constitution qui lui , comme on sali . l'cauvre des doctrinaires. 11 y eut surtout demi dispositions de la charte de i S 1 4 M11' lui parurrnl très impolitiques . i i voici comment il s'est exprimé lui-ménu > i el égard. « On autorise,
écrivait-il alors ;i Paris, Lt noblesse ancienne ù ■ reprendre ses titres < t la nouvelle à conserver lit
items. Mail ces qualifications d'anoûniM et il»- » nouvelle ne >«»m point faites pour amener entre > elles aucun rapprochement. Kb contraire, on crée des catégories, on provoque uni scission la eu évidcmmi ni on ■ en l'intention d'opérer une fusion... Quanl •> l'article 9, qui établit une diffé reace entre les propriétés dites naliona Us et celles
• iimirliV* |)iiiriun»ni;tlrs, comme l'autre disposil
. 1 nu il. il. iunion entre les deux uni»!' . . il.- 1 i . ..M 1 .i, . 1 onséquent 01 qui un oa< enl être bien plus grave* crée deuxgi m es de pi 0
» priété hostiles l'une à l'autre. Ainsi , d'un côté, s on constitue la rivalité des titres et des honneurs ; » de l'autre , la rivalité même du sol : c'est priver » à la fois la société de superficie et de hase. Il eut » été préférable de prendre les choses telles qu'elles » étaient , d'accorder aux noblesses comme aux » propriétés existantes les mêmes garanties sans les » distinguer entre elles par aucune désignation spé- » ciale. »
Cependant le prince de Polignac eut l'occasion , pendant sa mission dans le midi , de faire personnellement l'application delà disposition de la charte relative aux biens nationaux. L'acquéreur de la terre de Saint-Michel de Lanès, qui avait appartenu autrefois au père du prince de Polignac , lui proposa de lui restituer cette propriété en s'arrangeant à l'amiable. Le prince de Polignac lui répondit qu'elle devait maintenant rester entre ses mains. 11 lit depuis la même réponse à deux autres nouveaux propriétaires de quelques biens que la revu lution avait enlevés à son père.
— r.\ — Lorsque le prince àe PoUgnac tut de retour h Parts, te comte <lo J.mcourt . alors minûtre des
affaires étrangères par intérim , l'envoya I Rome , et lui demanda un rapport >ur la situation politique «lo l'Italie. Le prince de Pofagnac o\t enta les intentions du comte de .I.iuenurt , et lui remit en i< n nant de Rome un mémoire détaillé dont le roi prit loCtUM) et <| ni lui valut des éloges flatteur- ÉC la port de Louis WIII et de MMD mil i i>t i c. Ce iné -
moire fol depoia déposé aux affaires étranger)
11 ne tarda pas à recevoir une nouvelle marque de la eorifiance de Louis WIII. Le mare» liai
Snult renaît d'être nommé ministre de 1b gnerre.
On ,é\.hi résolu d'envoyer trente 1 1 1 i 1 1 < - hommes en
li Au- contre Moral . qui refusai! de m aoomettre
i |i décision prise en commun par les MMtveraini
i ongri i d< Vienn< I i maréchal fil ronif le
priin ' (!• pniir lui annonerr qu'il
i ri h Tordre du roi de l'envoyer de nouveau i Rome; il »*agisi ii de présida >i «i i elle >ill<- ini prép i ratif» ih " in poui \ reccvoii Pavant-garde do
l'armée française, qui devait être moment animent placée sons le commandement du prince de Polignac Tout était prêt pour son départ lorsqu'on apprit le débarquement de Bonaparte a Àntibes.
Nous avons vu avec quel enthousiasme les Bourbons furent accueillis en 181 4; ne nous étonnons pas de la facilité avec laquelle s'opéra le rétablissement du régime impérial. Monarque militaire , génie éminemment propre à fonder une dynastie dans les temps modernes , si cela eût été possible, s'il n'eût point été surtout le soldat d'une révolution qu'il ne domptait qu'en lui donnant l'Europe à dévaster , Napoléon avait laissé et re- Irouva en France tous les éléments de son pouvoir : ses généraux et son armée. Or, la France élail façonnée depuis dix ans au régime du sabre : Bona parte n'eut qu'à montrer son épéc de commandement pour se ressaisir du pouvoir; il eut pu même envoyer sa capotlc grise a l'armée avec bien plus de raison et de succès que Charles XII n'en\<»\ ' Sa botte au sénat de Suède. Cette capotte là "-ni-
Osait pour soûlera l<-> troupes; c'était le vr.ii manteau impérial de Napoléon. Au reste, on peut dire que l'Europe fut de moitié dans les cent jours. Sam doote, lorsqu'elle avait (ail on prisonnier comme Bonaparte, elle avait dû le traiter généreusement Rfais !<■ placer ;• l'Ile d'Elbe, si près des côtes du royaume, lui conférer une sorte de souveraineté et de pouvoir, Lui facilitera lui indi qucr, pour ainsi dire, les moyens de fuir 1< , qu'on lui avait donné pour prison, c'était folie. L'Europe dut p ver Bon imprudence à Waterloo avec !<• sans de tes meilleurs soldats. Mais .-.i faute et l'ambition de l'empereur coûtèrent encore plus cher s l.i Frai
Lia nouvelle de l'arrivée de Bonaparte, Monsieui détail rendus Lyon pour j org inisej la résistance. 1., prince de Polignac l'avait i compi gné. Il falhil bientôt reconnaître que toute résistance était inutile. Grenoble ouvrit ses portes aux rebeilei . et les troupes 1 1 1 • 1 1 1 < nu k squelli - on i omptait poui "«• on 'II' i ont -<■ i ingei mus -<- ordn •
Le prince de Polignac ne quitta Lyon que lorsque celte défection eut lieu. Le maréchal Macdonald et lui ne durent leur salut qu'à la vitesse de leurs chevaux.
Tandis que le roi Louis XVIII et Monsieur s'étaient rendus à Gand, le duc d'Angoulêmc, qui, à l'époque du débarquement deBonaparte, se trouvait dans le midi , rassembla quelques troupes restées fidèles, et passa le Rhône pour marcher sur Valence. Le roi Louis XVIII désira établir des communications avec son neveu. Le prince de Polignac s'offrit pour accomplir cette périlleuse entreprise. C'est alors que le roi, s'approchant de lui devant un cercle nombreux, lui dit ces paroles: Jules, on vous retrouve toujours au jour du danger.
Le prince de Polignac partit, et apprit en route les revers qu'avait éprouvés le duc d'Angoulêmc. Sa valeureuse, mais faible armée, avait succombé sous le nombre. Lui-même s'était généreusement livré pour en sauver les débris. Le prince de Poli-
i loi i sur les frontières françaises du v roie pour attendre (es événements.
On sait ce que fnrenl les crut jours. 11 y avait ru <li\ moi- de suspension d'armes entre l'empire el l'Europe. L'empire ayant rompe son ban, l'Europe, qui était prête , se présenta «le nouveau pour i < seudre la question que Bonaparte posai! une k eonde l"i*. La révolution française, à laquelle le despotisme mourant de Napoléon arail demandé les i' Aérés, imposerait-elle à rBurope l<- joug «lu leul homme de pouvoir qu'elle «ùi produit bien, l'empire, celte transformation militaire de la wiiou. avait il accompli ses destinées? les cent n'étaient îhi que la dernière lueur <'<• l'incen die qui avait embrasi ! I nu dernier jet <l<
flamme qui brillerait -iu\ champs de Waterloo, après quoi tout lerail ilii .' On pnl bien voni qu il m était . . i « — » . lorsque la chambre des cent jours impuni mcnl ' n< <• •!<• rcmpereuT,
et iii riM MU ii riionu,
iS bruni .11 «ri (!.• : i .1. S nul (.l.ii.l. Alors,
comme il Je dit lui-même, on ne reconnaissait plus le vieux bras de l'empereur. La révolution, ingrate envers celui-là seul qui lui avait donné de la gloire en la prenant sous son patronage, en cachant les bonnets rouges sous les ailes de ses aigles, l'abandonna au jour du danger. Elle avait alors la prétention de donner la liberté à la France, comme si ces deux mots, révolution et liberté, pouvaient aller ensemble. La chambre des cent jours oie fut pas autre chose qu'une troupe d'écoliers qui se réjouissaient de trouver impuissante et sans force la terrible férule dont ils portaient encore les marques. Ces gens-là voulurent stipuler pour la France; mais ils n'avaient su la garantir de l'invasion, ni en refusant le mandat que leur conférait la constitution impériale , ce qui aurait sapé le pouvoir de Bonaparte sans effusion de sang , et au nom même des institutions libres laissées par les Bourbons, et qu'il avait été forcé de reconnaître nu pays; ni, après l'avoir accepté, en aidant Napoléon, de leurs votes et de leurs subsides, à repousser l'ennemi. En un moi . c était le devoir d'une chambre révolutionnaire de
— fo —
soutenir le teul grand homme de la révolution. Cette chambre efl lea cent jours, ilont clit* était 1"< \j.r> oeion, y manquèrent, et ne furent que mesquinement et sottement révolutionnai* i.
Le aeol ejouTernemenl «jui lui possible en Franoi était rétabli. La monarchie- était intervenue m condc fois entre lf payi et La coalition. La France . rentrant dans son étal normal, offrant à l'Europe la garantie d'une race de rois plus ancienne nue tontes nUea de l'Europe, put rentrer en pi -inii de m. ii territoire envahi, <1< la paix qu Miii juin- lui iraient ravie, et dont elle avait tant besoin |><>ur cicatriaer les plaiei de l'empire.
I)c> I«- preiuin-H jours de la seconde restaura lion , la 1 01 al auteur de la > bai t< « bai gea l< prince <1» Polignac il une misêion qui était h la foia délicate et honorable. Une opposition puissante l'était manifestée a dhrera choix -l< préfets <i de > ommandanta de divisions mili tinia
i i an nia m<
ridionaux. Louis XVIII , connaissant le caractère conciliant du prince de Polignac (i) , l'envoya chercher et lui donna l'ordre de se rendre dans cette partie de la France pour prévenir les graves inconvénients qui pourraient résulter des obstacles mis à l'exécution d'actes émanés du gouvernement (2). Le prince de Polignac se rendit immédiatement à Bordeaux, où il prit toutes les mesures nécessaires à l'accomplissement des volontés constitutionnelles du souverain. Après avoir réintégré dans leurs fonctions les fonctionnaires nommés par le pouvoir , il revint à Paris. A
(1) Voici un mot de Louis XIV relatif au cardinal de Polignac : « Je viens d'entretenir un jeune homme qui » m'a toujours contredit , sans que j'aie pu me fâcher un » instant. »
(2) Cette mission avait pour but de rendre l'unité à l'action gouvernementale , de placer l'autorité tout entière là où était la responsabilité ; en un mot , de mettre l'administration du pays sous la direction exclusive du pouvoir légal, constitutionnel. Était-ce là une mission dont Louis XV11I eût charge un homme de camarilla et dé gouvernement occulte '
— M — SOB retour, le roi le nomma pair de France. Peu de temps iprès, le portefeuille des affaires Ainsi ère* lut confie au dur de aucheliea. Ou Mil que inistre mérita I retiaan de tons 1rs partis. La veille de >a nominatiou, le prince «\b Palisjnar étail \fini j»our rengager à vaincre La répugnance qu'il . prouvait .1 acceptar dans ce moment le fardeau d'un ministère. Le due île Riclielieu appr.ria les
n~ <:. cisâVes one fil valoir auprès de lui le
pi une de Polipi.ir , et areept.i. 11 ft'agis&ail du liai
lé <\<- Puis qui ni iiit pat encore signé. Bientôt .11 i onvoqus les chambres.
Nom arrivons i ane époque importante de ta
vie du prime dr POlicnac. Ce -"iii -•- sentiments i :\ .1 -mi prétendu refni de reconnaître la charte qui onl été contre loi <i contrôla couronne Lto des plus violente- attaqnei pendant ion ad i iniatration, Noua allons faire connaître l'ori île cci sentiments, teui oatore, l'influence qu'ils •Mit pu exercer sur ion oapril ; non- | nsniti i ion refui de pi'i i lani roalriction len
serment, comme pair de France. Il y a une intime connexité entre les deux questions.
Il faut revenir à des années, depuis long-temps écoulées à l'époque même d3nt nous parlons, pour retrouver l'origine des convictions religieuses du prince de Polignac. Que eaux qui, en minorité, nous devons le dire, essaient aujourd'hui de continuer l'école voltairienne, ne voyant pas que le dixneuvième siècle aspire à la croyance et au spiritualisme, tandis que le dix-huitième se plongeait tout entier dans le matérialisme et l'incrédulité, veuillent bien me suivre un instant, non loin de Paris, vers l'ancienne demeure du cardinal de Retz, vers la Bastille de l'empire , vers la place où tomba le duc d'Enghien , au donjon deVincennes. Trouvez vous ces fossés assez profonds, ces murs assez hauts et assez sombres, et cette petite fenêtre que vous apercevez toute bardée de fer , n'admettant qu'un jour de souffrance, ne sépare-t-elle pas bien celui sur lequel elle se referme de tout le reste du monde? Voilà une belle prison , n'est-ce pas • uni
belle chambre <l<- prison Bt puis, bu l>a». le pont l.\i- qui h- l'abaisw j m la ni pour le prisonnier, ni pour ses unis! I ne prison complète moment l.h bien, cette prison, cette chambre, cette fenêtre,
it h prison, la chambre, la fenêtre de Jules d< Polignac II n< il alors ni de revêtir le man-
teau d'hermine, ni d'aller prêter serment a In
i royale.
Or, h le captif avait supporté a\ec courage li sort que lui faisaient les rigueurs du régime sulaire, *i an Temple on, comme nous l'avoni \n. h- régime de la prison était plus doux; -a dé1 tention lui avait paru tolérable, sa translation à \ i"- • 1 nui» n n il perdil lepcudeKbertéquilui restait an Temple, l'avait jeté dans une tristesse d'autant plus profonde une rien ne renail la distraire. Il était ls toujours «n ] iptivké dont il ne
voyait p » le terra ipres avoir jusqu'à sa ringl troisième ami' - mené une * ii • I n- I- - ■11!. 1 1 t , i . - partiel <\< > But "|" U n< i i!' jeune liomra • ri d
dans les étroites limites d'une chambre de prison ! Il n'y avait à respirer ni pour son corps ni pour son âme.
Il se trouvait alors au donjon de Vincennes un détenu qui alliait, à de profondes convictions religieuses , un esprit distingué et des connaissances solides et variées. Il connaissait à peine le motif de son emprisonnement (1). Les deux captifs se rencontraient en descendant dans la cour où , deux heures par jour, il était permis aux détenus de se promener. Le plus âgé lisait sur le visage du jeune homme tout ce qui se passait dans son âme, et semblait lui dire : pauvre jeune homme, que je vous plains ! Mais , pour un esprit aigri par le malheur, une marque de compassion est presque une offense; il y à chez ceux qui souffrent une certaine fierté qui récuse tout témoin de leurs souffrances. Un
(i) Je dois les détails suivants à une personne 41.11, depuis plusieurs années , les tenait du prince de Polignac lui-même.
jour Jules dePoUgnac demanda troc une sorte de vivacité à son compagnon d'infortune » il trou- \ .lit quelque différenee entre leurs positions, et s'ils D*étaient pas tons Les deux en butte aux mêmes rigueurs, à la même captivité, « Oui, mes ekatnes
-luit srinblaliles aux vôtres, répondit ce philosophe chrétien , niais j'ai su rendre les inienne> légères. Venei DM voir, peut-être vous aiderai-je à obtenir le (BÔme résultat. • Jules de Polignac promit d'élu* derla surreillanoe de ses cardions, et d'aller trouver swii nouvel ami à l'étage où il était détenu. Mais I •• osant bien que Deluj-cJ i oulail diriger ses pesatéoi rers la religion. Use proposa de repousser tonte insinuation de relie nature. Les impressions religieuses qu'il avait pu recevoir dans son enfance. étaient alors totalement eflacéeaj soo imagination riv< . ardente, la rie errante qn'U avait menée à lr<
raient pas pen contribuée En un moi.
Jules de Polignac au donjon de Yincennes, était phi losophe, incrédule, ospt il forl .
M alla don* en • omnagnon uV < apti
vite avec la résolution de n'écouler ni ses conseils ni ses instructions. Celui-ci ne l'entretint que de sa triste position , entra dans tous les détails de ses souffrances avec un intérêt si véritable que le jeune prisonnier ne put s'empêcher d'en être touché. Ce fut lui qui , le premier, rappela à cet homme bienveillant la promesse qu'il lui avait faite. Ce moment décida des opinions religieuses de Jules de Polignac. Il y eut alors une belle scène dans cette prison, si triste, si monotone, quelques minutes auparavant. On parla de Dieu, de l'homme, delà nature, de cette grande manifestation de la divinité qui s'appelle la Providence. On eût dit qu'en ce moment le jour qui pénétrait à tra- ^ers les barreaux de la prison, avait quelque chose à la fois de pur et de solennel. C'était un prisonnier enseignant à un prisonnier comme lui, toute la puissance que donne la religion contre le malheur. « La » religion, lui disait-il sans doule, est la reine de » l'âme et de la pensée ; or, par l'âme et la pensée » l'homme domine tout le reste. Êles-vous athée, » matérialiste ? pourquoi supporteriez von- les ioul
i frances physiques <-u morales, lorsqu'elles paràtssenl au-dessus de roa forces? Ki . si \<<v.^ ne les supportes pas, si roui ours s la ressource
de ceux qui n'ont aucune oroyance, su suicida,
s quel étrange et déplorable système que celui <|ui 11 • - 1 1 « . 1 1 \ «• d'autres remèdes aux maux de l'humer
■ aité, que la destruction <i le béant] Etes-voua
. déiste, croyei-voui simplement en Dieu, sans
i penser qu'il daigne exercer «me influence directe sur la terre? Mais \"us reconnaisses la nécessite des gouvernements, des constitutions el des codes pour l'existence m itérieUe des sociétés humaines :
• pensez-vous donc que Don-Beulement ces sociétés, m us môme tous l< - individus qui les composent,
» n'aient pas besoin, chacun en particulier, <l an ivernt ment el <1 un code des iotclligea
l».ui- < baqu< i ~|»i it d'homme, I ln<- d'c il
■ iiiii*' dam on état] Les passions D . v ii. ni elles point là aussi utes, ■!< s
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Pendant six mois Jules de Polignac étudia avec constance les matières religieuses. Son nouvel ami lui prêta des livres où les parties historiques et dogmatiques du christianisme étaient traitées avec force et clarté. À mesure qu'il avançait dans cette étude, ses journées s'écoulaient avec moins de lenteur, l'activité dévorante de son imagination semblait s'amortir , sa santé même, fortement ébranlée par les souffrances morales , se rétablissait ; il retrouvait du calme et de la résignation. Ce n'était point assez pour son respectable ami. Il s'était aperçu que Jules de Polignac nourrissait un sentiment secret d'irritation contre ceux qui étaient la cause de ses maux; il etsaya de le détruire, il y parvint; et, à chaque nouvelle rigueur dont le jeune homme était l'objet, il lui apprit à méditer un nouveau bienfait contre ses persécuteurs: on voit que l'Evangile était bien expliqué au donjon de Vincenncs. Plus tard, le prince de Polignac est resté fidèle a ces leçons des jours de captivité. Jamais , lorsqu'il a possédé le pouvoir, on n'a pu l'accuser d'une vengeance.
C'est, > munie mi \nil. don» l.i -olitndr. dan» le malheur, ijiic \r- Miitiinculs religieux du prince èo Polignac on! pri- naissance. Ils oui toujours conte canctèft u,ui appartenait a leur ci -L-ini'. ni concentras, nullement expansifs, nullement communie. uils ; MMÎ ■ ":iiin«--l-il point en général h «."entretenir de> sujets qui louchent à l;i religion, . « niiin- |iru\« ni l'altc-ter !<■> pernonnei <|;ii mit vé eu dans ion intimité. Sa manière de voir BU» lai
mou religieuseï e.»t 90e enacun doit s occuper
èfl -ui\ re exactement lc> règles de n lie « 1 1 1 ila adop -.m> pu tendre jui;er mi iuiliiciiccr l'opinion d'autrui (c).
• \! lintenanl <|m' nous connaissons le- sentira religieux do. prince de Polîgnac, voici l'occasion qu'ils Iront èrent d«« se produire. ] ion catho
liqne était co France la religion de l'état (1). Lu
1 Voici à |" n prèi < i> qodi ttrtnei j'si entendu le
ni du • li Iiiiii l.l III. 111 11 ■ il. Mil il . nli -inl.iil
■ 1 . religion de 1 * 1 -• t 11 peniait qu'âne nation, prijr
charte en avait décidé ainsi. Le bruit courut , lors de l'a seconde restauration, qu'on voulait porter atteinte à cette disposition de la charte , et que l'article 4, qui la concernait , pourrait subir des modifications en même temps que quelques autres articles de la même charte. Il parut en effet une ordonnance du roi qui annonçait l'intention d'apporter quelques changements, de concert avec les chambres, à plusieurs des dispositions de la loi fondamentale. Un incident vint, l'avant-veille du jour fixé pour l'ouverture des chambres , donner plus de consistance à une partie des bruits qui circulaient déjà. Plusieurs pairs apprirent que le ser-
comme un être collectif, devait donner l'exemple du respect pour la divinité , et que le signe visible de ce respect était le culte adopté par le plus grand nombre. Sans doute il reconnaissait que les autres cultes devaient être librement professés et protégés par l'état ; mais , d'après les propres expressions dont il se servait, on pouvait assimiler la religion de l'état à une propriété publique, les croyances individuelles aux propriétés particulières.
— si —
ment ijn Us ilrv.iimi prêter a la séance royale ne sérail pas Le même que celui qui était prescrit par le règlement de la chambre des pairs (article G7, règlement adopté le 2 juillet 1 8 14)< ^u De s'accordait pas sur lu nature du nhnngnmoilt Le prince de Poligoac fut en conséquence invité à se rendra à une réunion, qui eul lieu la \ cille, au soir, de I 1
séance royale, el dont l'objet était d'examiner quelle réaolatton il \ avait à prendre dans cette circons lain e. ( u nombre assez considérable de pairs et de députés y furent cearoqoéa. Le prince de Pelignac se 11 ouvail éin- h • plu* ji-uin détona, etren eettequa
lile. ilécOOM ladiseus>i.in |ani v prendre part anlre-
1111 ut que pour donner son \oie. Voici ce qui se
pi m B I ilte réunion.
On replia nia ipéiin MMiiirni riait paras nature et inviolable, qu'ea ne pouvait en çonse-
quence on changer le* len ana en prévenir celui
, ,-nv qui éi u. ni pi" léa fi l< pn Ler , ni ums qu'ila eussent consenti au changemenl proposé; que le régli ment de U chambre des pair- indiquait
d'une manière positive la formule du serment que chaque pair devait prononcer , et que les membres de cette chambre se trouvaient dans leur droit en demandant qu'elle fût maintenue; que, néanmoins, si, par respect pour le roi, on se déterminait à en adopter une autre, il était convenable, vu les bruits qui circulaient et qui faisaient craindre qu'on eût plus tard l'intention de porter atteinte à la religion catholique, de mettre au nouveau serment une restriction dont le but serait de donner à entendre qu'on refusait d'avance de participer a toute mesure qui impliquerait un semblable résultat.
Tous les pairs, présents a cette réunion, prirent la résolution de ne prêter le nouveau serment qu'avec restriction. Quelques-uns même, dont l'indifférence en matière de religion était bien connue, ne furent pas les moins empressés h adhérera cette détermination. Quant au prince de Polignac, frappé de la justesse des arguments qu'il avait entendu développer, il vota avec conviction.
— s . — Ouelle dut être sa surprise, lorsque le lendemain. à la séance royale, il se vil abandonné par tousses collègues, sauf un leuL lu examen plus approfondi des questions agitées la veille 1rs avait l'ait doute « hanger de sentiment pendant la nuit. Sa conviction étant restée la même , il prêta son sonnent . conformément à la décision qui avait été prise en commun, c'est-* -dire avec restriction.
Quelques jours après, la chambre des pairs lut
convoquée. Deux membres, dont l'un était le marquis de Pontanes, rinrenl demander au prince de
tac , an nom de la eliandile , li - motifs {\t- s.,
restri lion; il les leur donna , et les expressions flatteuses pour le prince de Polignac . dont se servit le marquis de FontanOS, en rendant compte à lach mbre de leur entretien, prouvaient qu'il était loin de < poire ses scrupules mal fondes. Néanmoins l'opinion de M. de Pontanes oc prévalut point, et l' kdmission du prim e de Polignai lut ajourné) , ( m ,i sa depuis que le désir de Louis Wlll eût été que la • bambra des pairs adoptât I avis du mer < 1 1 Pontaw i. 1« la leul tous les fuis qui oui
accompagné ce qu'on a si improprement appelé depuis un refus de prêter serment, comme pair du royaume , à la charte constitutionnelle.
L'ajournement de son admission était pénible pour le prince de Polignac. Il se trouvait dans une fausse position. Les feuilles publiques l'attaquaient journellement sans qu'il pût se défendre , et la malveillance s'emparait de cette circonstance pour lui attribuer des intentions qu'il n'avait jamais eues. La calomnie dirigea même ses coups plus haut. On supposa que Monsieur , auquel le prince était attaché en qualité d'aide-de-camp, appuyait de telles intentions de l'autorité de son suffrage; que le comte d'Artois lui même, en un mot, nourrissait une secrète aversion contre la charte constitutionnelle , et qu'il en méditait la destruction (1).
(i) Dernièrement encore, l'ancien président du consed .'îfïirmait sur l'honneur, et jamais l'honneur du prisonnier de Main n'a été révoqué en doute , qu'il n'avait Cesse d'entendre dire à Charles X, depuis sa rentrée en
so —
L m document d'une liante importance qui trmiplacc dans U première partie de cet ouvrage, réfutera historiquement , matériellement, celte ati sertion tant de (pu répétée (\<>ii' dans la première partie le rappaai m r»>i en data du i4 avril i85o). âmatre qui préeentait on tel rappeil an toi, et le roi auquel un tel rapport était soumis, n'ont cerniais j)u méditer le renversement de nos institutions.