BIOGRAPHIB HAKOISB
tion du Maroc et il exerce les fonctioDs de commissaire impérial près le conseil de guerre d'Oran.
Lieux (d'Estienne de) , commandant. Chap. xxvii.
LoNGUBYAL (Aubors de). Ghap. xyiii, p. 194 et 495.
LussoN (Jean de la Croix de), maire. Chap. rv, p. 44, et prisonnier, cfa. xxviii.
LUXEMBOURG (Mariede). Chap. xiv p. 1 45 ; ch. xviii, p. 498, et chap. XXVI.
Luxembourg (Louis de). Chap. xxvi.
IsABBLLB DB Bbthbncourt, damedcHam. Ch. xii, p. 133.
Malbztbux , seigneur de Menneville. Chap. viii, p 84.
Malin, Jeanne, religieuse. Chap. xiii, p. 1 41 .
Marbeuf (le marquis de), prisonnier. Chap. xxviii.
MiGNOT, Maximilien-Aristide, né à Ham, le S avril 4818, fils de Jacques Mignot, capitaine en retraite, et de Marie-Anne- Gabrielle Matras. Médecin interne à l'hôpital deLaon, il se distingua par son dévouement pendant le choléra. Auteur de nombreuses poésies inédites, remplies de verve, qui lui ont valu le surnom du Lamartine Hamois. Il est aujourd'hui attaché au cabinet de M. Mocquart, secrétaire de l'Empereur.
Mot (Charles de), gouverneur. Chap. xxvii.
MoNDEscouBT (Louis-Pierre-Antoine-Bcnoist dc) (1), chef de brigade, directeur des fortifications, chevalier de S^Louis, né à Ham, le 17 décembre 1739, fifs de Antoine-Auguste-Benoist de Neuflieu, conseiller du roi, bailli de Ham, et de dame Cécile le Flament. Sous-lieulenant à l'école de Lafère 1758 ; lieu* tenante l'école de Mézières 1759; ingénieur militaire 1761 ; capitaine 1770; chevalier de Saint-Louis 1786 ; lieutenant-colonel le 1*' avril 1791 ; chef de brigade, directeur des fortifications , le 36 frimaire an S ; envoyé à Cambrai , à l'armée du Nord , en 1 793 , puis appelé à la défense du Quesnoy par le
(1) Voici les armoiries de la famille Benoist Antoine- An^oste de 'Mondescoort: d'argent à un serpent à dexire de tinople iorliUé en pal, la tête eonioumée, affrontée, d'une colonne de sable, portant en son kec un rameau tColivier de sinople.
BIOGRAPHIB HàMOISB 249
général eA chef Cusline; fait prisonnier le 1B septembre 1793, lors de la reddition du Quesnoy ; envoyé à Teneswar en Hongrie. Rentré en France par Kell, a la suite d'un échange de prisonniers qui eut lieu \e\^ vendémiaire an iv ; en congé à Ham pour le rétablissement de sa santé jusqu'au 15 prairial, époque où il fut envoyé comme directeur des fortifications d'Anvers. Après être resté dans cette résidence jusqu'au 20 nivôse an vu, il revint à Paris en congé de convalescence. Il en repartit le troisième jour complémentaire, pour aller diriger les fortifications de Landau. U mourut, le 13 novembre 1801. Sa femme, Marie-Françoise Lemoine de Becquigny, a habité à Ham, de 1781 à 1794, la maison sise rue Notre-Dame n^ 2,
M. de Mondescourt a laissé sept enfants dont trois fils nés à Ham, tous morts jeunes à l'armée, et dont il va être question.
MoNDBscouRT (Bcnoit de) , Augusle-Côme-César, aspirant de marine de première classe, né à Ham le 19 février 1785, fils aîné de Louis-Pierre-Antoine de Mondescourt qui précède et de Marie-Françoise-Victoire Lemoine de Becquigny, a tenu la mer, du 1®' messidor an x, sur la frégate la Sirène^ sur les vaisseaux la Witstule, le Scipion, la frégate VIncorruptiblè, le vaisseau V Indomptable et le chebeek le iVcp^ne, jusqu'à sa mort qui arriva à Toulon, le 19 janvier 1807 (voir chap. i, p. 24).
Mondescourt (Benoit de), Antoine-Louis-Ernest, né à Ham le 1 5 juin 1 786, capitaine au 5« bataillpn du 39« régiment d'infanterie de ligne, deuxième fils de Louis-Pierre-Antoine de Mondescourt et de dame Lemoine de Becquigny, sous-lieutenant en 1803 au 39« régiment d'infanterie, dans lequel il a fait les campagnes d'Allemagne; blessé à Friedland, chevalier de la Légion d'Honneur, le 11 novembre 1807; capitaine le 25 avril 1809 , il faisait la guerre en Espagne, lorsqu'il eut la tête emportée par un boulet à la bataille de Fuento o Nero, le 5 mai 1811 , avant l'âge de 26 ans (voir chap. i, p. 24).
Mondescourt (Benoist de) , Alexandre-Jean-Eugène, né à Ham, le 23 novembre 1789, 3* fils de Louis-Pierre-Antoine de
250 CHAPITRE XXt
Mondescourt et de dame Lemoine de Becquigny . Sorti de Saint- Cyr en 1806, il entra dans le 21^ régiment d'infanterie légère, avec lequel il fit la campagne de Prusse , dans le premier corps d'armée ; en octobre 1814 , il fut nommé sous^lieutenant dans le 6* régiment de voltigeurs de la garde, alors en Espagne; mais à peine avait-il rejoint son régiment qu'il tomba malade à Seville; entré à l'hôpital de cette ville, le 29 janvier 1819, il y mourut, peu de temps après, à l'âge de 23 ans. (V. ch i,p 24.)
MoNTAUT (de) baron de la Gasline, général. (Voir de la Gastine, p. 243.)
Napoléon Louis, prisonnier. Ghap. xxviii.
Neuflieu (Antoine-Auguste-Jean-Baptiste Benoist de), né à fiam, le 13 janvier 1729. Ingénieur à l'école de Mézières , 1755; lieutenant 1756; capitaine 1757; chevalier de S'-Louis, colonel du génie, puis major de brigade au corps royal du génie. Sa carrière militaire s'est terminée à Maestrich. Il est décédé âgé de plus de 80 ans. (Voir chap. i, p. 24.)
Nicolas de Ham, chanoine célèbre de l'église de St-Quentin, en 1251.
Nicolas de Ham, 28* abbé de Juste-Mont, près de Metz, était chanoine de Prémontré, bachel'^ en théologie 1443. 1 1450 (1).
Nicolas de Ham , toison d'or ou hérault d'armes , qui joua un grand rôle dans les troubles des Pays-Bas au xvi* siècle. Fils d'un prêtre français et d'Agnès Van Schorre, il devint toison d'or. Il arrêta en 1 565 , avec Louis de Nassau les bases du fameux compromis qui fut signé chez lui à Bruxelles. Il se trouva à Bréda en 1 566, à l'assemblée des confédérés, où il fut présentée la duchesse de Parme. Devenu un des principaux confédérés de l'assemblée de Saint-Troud, il fut banni en 1 568, et ses biens furent confisqués.
Orvillers (d') Antoine de Viefville. Chap. xvii, p. 1 84 et 1 89.
Odon, seigneur de Ham. Ghap. xii, p. 132 et chap. xxvi.
OuDARs, seigneur de Ham. Chap. xxvi.
(1) Gailia ckriitiana, t. \m, p. 9ttl c.
BlOGRAPniE HAttOlSE %b\
Paulbt (FranQois'Marie-Léon, homme de leltres, né à Ham, le 22 décembre 4817, fils d'Alexandre-Nieolas Paulel et de Marie-Clotilde-Nathalie Nozot.
Voici comment il me racontait ses premières années : « Un bon vieillard qui savait peu de choses , « M'apprit hélas ! moins encor qu'il savait ; « Dans son jardin, il cultivait des roses , « Par leur parfum le savoir m*arrivait.
« Mais dans mon cœur chantait pourtant la muse »
On lui doit différentes poésies insérées dans divers recueils académiques et journaux : Défense de mendier^ La mort d'André Chénier, Le bonheur est dans la famille, etc.; des sonnets, des légendes, des odes, des satires, des cœites, Qic.i entre autres : Comment le diable bâtit une cathédrale, Mons, 4849, in-IS. La statue du général Foy,in-S°, Ham, Laurens,
L'étude de nos antiquités nationales l'ayant attiré , il se livra à des recherches historiques sur les documents originaux. C'est dans ce but qu'il se composa une bibliothèque de plus de 5,000 volumes et de près de 400,000 gravures, journaux , formant pout ainsi dire une histoire figurée de l'humanité. Ham. et la Picardie n'ont point été oubliées dans cette collection.
M. Paulet a été chargé de quelques missions paléographiques. Il a de pliis entretenu des rations avec les littérateurs lés plus distingués de notre époque> et. publié des articles surla littérature et les beaux-arts dans> différentes revues et journaux , entre autres: la Revue de- Liège, la Reime trimestrielle de Bruxelles, Histoire de la Miniature aumoyen-âge, 4864 ; la Picardie , Voyage d'un mmne du xv® siècle dans le pays Uùmois', Analectes picards; Les légendes du château de Ham; Mélusine, 4" partie, etc. — En outre: 4<» Dissertation sur la naissai.ce de Pierre l'H&rmite. Brochure in-8^. Namur 4 854.
2? Recherches sur Pierre Lhermite , précédées et suivies de deux lettres sur les xi® et iii« siècles. In-8®, Bruxelles, 4854*
252 CBAPITRB XXI
3^ Recherchée sur. Pierre Lhermite et la croisade avec les aulorités. Paris, in-8°.
4^ Jacmart Pilavaine , miniaturiste du xv* siècle, né à Péronne. Amiens, Lenôël Hérouard, 1858.
5® Guillaume d'Angleterre, traduit de Chreslien de Troyes, in-12. Bruxelles, 1863.
6** Grandville dans les étoiles [\^ partie , la Balance. To- Hu'Bo-Hu). Paris, in-8«. Dentu, 4862.
S^ En collaboration avec M. Charles Potvin : Bibliographie de Chrestien de Troyes. Bruxelles et Leipzig, in-8°, 1863.
9® L'Ile aux Canards, nouvelle qui n*a pas eu moins de sept éditions, à Gand, Bruxelles, Liège et Berlin.
Enfin , notre compatriote se propose de livrer à Fimpression plusieurs études sur nos antiquités nationales.
M. L. Paulet est membre de plusieurs académies littéraires.
Peltier , Jean-Charles-Athanase , naquit à Ham (paroisse Saint-Pierre) , le 22 février 1785. — Peltier montra de bonne heure une intelligence prompte et un esprit observateur. Son père le plaça en 4800 en apprentissage à Saint-Quentin chez un horloger allemand, où il resta deux ans , puis de là il alla à Paris où il se présenta chez le célèbre Bréguet. L'air franc et ouvert du jeune picard frappa le grand mécanicien ; il le plaça chez un de ses ouvriers les plus habiles et bientôt il le prit chez lui et l'investit de sa confiance.
La fortune sourit aux efforts persévérants du jeune Hamois et en 4806, il devint chef d'une maison d'horlogerie. Retiré du commerce encore jeune, Peltier résolut de refaire son éducation en même temps que celle de son fils. Ce fut alors que s'ouvrit pour lui une vie nouvelle.
Ce fut vers 4825 que Peltier commença à s'occuper sériensement de physique, suivant avec une assiduité silencieuse les séances de l'acadénûe des sciences. Il travaillait sans rien corn* muniquer de ses travaux ni de ses découvertes, ne pouvant s'imaginer qu'il y eût dans ses observations rien qui fût digne d'être publié. Il apportait dans ses études cet esprit froid et
BlOGlàPHIK HAHOISB 953
calme, ce jugement droit et rigoureux, cette finesse de tact qui caractérise Tobservateur, qualités si rarement réunies dans un même homme. A ces dons naturels^ il joignait cette habileté manuelle, cette précision qui, due^aux premières années de sa vie, lui permettait de faire lui-même ses instruments et d'apporter à ceux dont il se servait les modifications nécessitées par leur usage.
Sa première communication à TAcadémie des sciences date du 49 juillet <830. De 4833 à 4845 se succèdent des travaux nombreux et variés sur les points les plus obscurs de l'électricité. Ce sont les résultats d'expériences , de minutieuses recherches pleines d'aperçus neufs et de sagacité. Les comptes-rendus de l'Académie des sciences, le Bulletin de la Société PhilomaMquej dont il était membre, la BiblioUièque Universelle de Genève^ les Annales de Chimie et de Physique attestent son concours laborieux. Ses études sur l'électricité dynamique et !e galvanisme, la météorologie, ses considérations sur l'Ether, ses expériences sur les êtres microscopiques sont des branches importantes de la science dans lesquelles il porta la lumière et qu'il traita avec cette sûreté de jugement qui annonce un observateur attentif et un expérimentateur habile. Ses travaux sur Y Électricité des Nuages, sur les Brouillards et son beau Traité des Trombes suffiraient pour lui assurer une place distinguée parmi les physiciens.
Cependant ces excès de travaux l'avaient fatigué et dès 4844 il avait ressenti les premières atteintes du mal qui devait trop tôt l'emporter; malgré la maladie qui faisait des progrès, Peltier, quoique épuisé par la souffrance, continua jusqu'au dernier moment à s'occuper de sciences. Ce fut pendant les trois dernières années de sa vie qu'il publia dans les Archives de l'Électricité et les Mémoires de l'Académie des Sciences de Bruxelles, ses travaux les plus importants. Il s'éteignit sans agonie à Paris, le S? octobre )845. Son corps porté au Père- Lachaise, fut suivi d'un immense concours de savants.
Plainvillb (d'Ëslourmel de). Chap. xvii, p. 485.
Pleinesblve (Maquerel de), maire. Cbap. iv, p. 41 .
Pleineselve (Artus-Denis) (de Maquerel de), est né dans la paroisse d*Estoui!ly près Ham (Somme) , le 27 mai 1785. Fils de Joseph-Armand de Maquerel de Pleineselve, maire ^e Ham, et de dame Hélène-Louise Bouzier d'Estouilly ; il fut incorporé en 1809 dans la garde nationale et envoyé garder les côtes de la mer du côté d'Anvers, dans la prévision d'un débarquement des Anglais. Nommé lieutenant dans la jeune garde; il fit la campagne d'Espagne auprès du général Dumoustier, qui le prit pour son aide-sie-camp avec le grade de chef de bataillon. Il suivit, en 4 84 3, !e général en Allemagne, où dans une affaire il fit prisonnier le général Merfeld, ce qui lui valut d'être mis pour ce fait à Tordre du jour de l'armée.
A la Restauration , M. de Pleineselve passa comme chef de bataillon dans la garde royale. En 4847, il fut nommé lieutenant-colonel de la légion de l'Hérault, puis en 4824, lieutenantcolonel dans le 5® régiment de la garde. Il en sortit pour devenir colonel du 64* régiment de ligne, régiment de nouvelle formation qu'il rendit un des plus beaux de l'armée. En 4827, il rentra colonel do S^ régiment de la garde royale, avec rang de maréchal de camp. Aux journées de juillet 4830, son régiment fut un des plus engagés dans les rues de Paris. M. de Pleineselve, blessé grièvement de deux coups de feu rue Saint-Denis, fut porté à l'hôpital du Gros-Caillou. A la suite d'une amputation de la jambe, jugée nécessaire, il mourut , le 30 août 4 830, en brave soldat et en bon chrétien , regretté et estimé de tous ceux avec lesquels il avait servi.
II avait été fait chevalier de la Légion d'honneur sur le champ de bataille, le 46 août 4843 ; officier en 4822; commandeur le 45 septembre 4 827, et chevalier de Saint-Louis le 4 4 mars 4 825.
PoLiaNAG, Armand-François-Heraclius (de.) Chap. xxviii.
PoLiGNAC, Auguste-Jules-Armand-Marie (de.) Chap. xxviii.
Rainardus Hamensis , RaiAard , abbé de Notre-Dame de
BIOCIAPHIB UAMOISB 955
Ham, signe en 4 1 50 une donation ie Robert des Etables à Téglise d'Hombliëres (4).
Rabulphus de Hem , chanoine de Sainte-Pécinne au xiii^ siècle, cité dans VRiMire de la Ville Saint-Quentin par Delafons (3j.
Religieux de Notre-Dame^e Ham (le), poète (3).
RoHAN (Pierre de), duc de Nemours. Cbap. xxvi.
RoMONT (Jacques de Savoie, comte de). Chap. xi, p. 123, et chap. XXVI.
Rossignol (le général), prisonnier. Chap. xxviii.
Saint Vaneng. Chap. xi, p. 120.
Saisseval (de Seiiicourt de), gouverneur. Cbap. twù.
Sézillb, Marle-Balthazar, curé. Cbap. ix, p. 93.
Thomas de Ham, 4®% docteur en Sorbonne, 31® abbé du monastère le Valdieu, près Reims, élu le 3 octobre 1527, béni par révéque de Reims (4). Il vivait encore en 1560.
Thomas de Ham, 2®, docteur théologien, 32® abbé dti monastère de Valdieu près Reims. Il mourut en 1 580 d*après son épi taphe, après 25 ans de régime (5).
Thomas de Ham , 33^ abbé du monastère de Sainte-Victoire, prèsSenlis,«n 1564. Il était présent au concile de Reims (6).
Thdet, Jean-Charles-FranQois , né à Ham, le 5 août 1742 (Saint-^Pierre) . Un curé de Tugny , près Ham , qui le prit en amitié et qu'il appelait son oncle, prit soin de son enfance et liii donna les premiers principes du latin. En 1755, il renvoyait achever ses études à Paris. — A 22 ans , il professait dans le collège de Sens, ce qu'il continua jusqu'en 1782. Deux ans auparavant, il avait été nommé chanoine de Sens. La révolu-
(1) Aug. vir. iU. par Cl. Emmeré, p. 98.
(2) Première partie, tome u, p. 84.
(3) Cité par M. L. Paulet dans la Picardie, t. 5, p. 176.
(4) GaUia ehristiana, t. fx, f> 318 b.
(5) » » t IX, f» 318 B.
3KM) CHAPITIB &IU
tion le privai de son bénéfice. La misère à laquelle il se trouva réduU, les persécutions auxquelles il fut exposé, abrégèrent ses jours; il mourut à Sens, le 26 décembre 1797.,
Il a composé beaucoup d'ouvrages parmi lesquels noua citerons le Guide des Humanistes, Sens 1780, in-lâ réiqiprimé à Paris et traduit d^ns toutes les tangues. — Les matinées Sénonuises, «— Éléments de poésie latine (1), — Et plusieurs autres ouvrages en manuscrits.
Thubt , Esprit-Claude , frère puîné et consanguin de Jean- Charles-FranQois (il écrivait son nom a]utrement et signait Tuei), né à Ham, le 5 juin 1745 (Saint- Pierre) , prêtre du diocèse de Noyon, premier vicaire de St-Médard, à Paris, où il mourut en 1785. Il composa divers ouvrages de piété parmi lesquels nous citerons : Des moyens d'arriver à la perfection chrétienne, — L'oraison funèbre de M. de Beaumont, archevêque de Paris, — Manuel propre à MM. les curéis chargés de la partie du m>ariage (i)i,
Thuring Henri-Joseph, général. Chap. xxvn.
TiRMARCHB, Noel-Isidore, cur^. Chap. ix, p. 94.
TiRHÀRCHE, Vital-Honoré, évoque d'Adras. Chap. ix, p. 94.
TopiN, Jean-Gabriel , né à Ham vers 1748, notaire 1774, (3), auteur des Tables raisonnées du Journal de Paris, 1791, décédé à Ham le 16 prairial an 2.
Troossbx, Pierre, bailli. Chap. i, p. 24. — Chap. xm, p. 139.
TupiGNY Antoine, chevalier de Saint-Louis, capitaine de cavalerie, sous-brigadier des gardes du corps du roi, mort à Ham avant 1782. '
TupiGNT, Louis-Augustin, valet de chambre du roi Louis XYI, 1 783, mort le 23 février 1784.
VadS, Jean-Joseph, poète poissard, est né à Ham, le 18 jan-
(1) Biog. univvrselte de Michaud, t. 47, p. 22.
(2/ Biog, universelle Michaud, t. 47, p. 23.
(3) Etude de M' VaTasseur, notaire à Ham. Voir ch. xv, p. 156.
BIOGRAPHIE BAMOISB 257
vier 1719 , dans la paroisse Saint-Pierre; fils de Jacques Vadé et de Anne la Camèro (1).
Il remplissait à Soissons, en 1739, une place de contrôleur des Vingtièmes. Il vint à Paris en 1743, et fut attaché en qualité de secrétaire au duc d'Agenois. — En 1745, il obtint remploi de contrôleur des Vingtièmes à Paris. Dès Tannée 1 75â, la burlesque originalité de ses ouvrages lui valut une sorte de célébrité. II eut même quelque temps Thonneur d'être le poète à la mode. Malheureusement sa santé , altérée par des excès de jeunesse , ne lui permit pas de fournir une longue carrière , et il mourut à Paris , le 4 juillet 1757, des suites d'une opération à la vessie. Il avait à peine 37 ans. Ce poète , qui suppléait à son défaut absolu d'instruction, par de la verve et de l'esprit naturel , dut en grande partie sa réputation à des circonstances qui n'existent plus , et dont la classe inférieure de la société ne conserve irès-heureusement qu'une faible tradition. Les femmes de la halle avaient autrefois le singulier privilège d'injurier (2) impunément tous les acheteurs et même les passants, dans ce qu'on appelait l'ididme poissard, langage grossier mais énergique, dont le peuple et certains amateurs faisaient par plaisir une étude. C'était pour quelques observateurs des mœurs publiques un objet de curiosité que l'extrême volubilité avec laquelle ces femmes déployaient dans leurs disputes toutes les richesses de leur sottisier. Notre poète se plut à fréquenter les guinguettes et les marchés de Paris, pour y étudier ce genre. On peut dire de lui qu'il était libertin d'esprit , mais il n'était certainement
(1) Son parrain fut Joseph Gomart. — (Actes de la paroisse Saint- Pierre.) Mais lui-même fat à son tour parrain d'Augustin Gomart ; c*est ce que nous apprennent les yers suiyants, qui nous font connaître en même temps que son filleul ayait peu de goût pour Tétat militaire.
« C'est à sayoir que mon filleul Gomart, « Gisant à Ham et comme moi picard, • . a Craignant du sort la traîtresse malice, « A peu de goût pour tirer la milice. »
^2) Le Téritable mot était engueuler»
pas de la confrérie des sots. Peu de noms sont plus populaires en France que celui de ce chansonnier original, de. ce poète aux franches allures, qui fit de la halle son pâmasse et des Percherons son paradis sur terre. Vadé semblait né pour le plaisir, et il ne s*abandonna que trop à sa vocation naturelle. Il mourut jeune, laissant la réputation d'un honnête homme, d'un bon cœur , d'un excellent caractère. Il avait beaucoup d'amis et , parmi eux , Fréron qui lui a consacré un curieux article dans son Année liuéraire Ses œuvres ont été publiées en 4 vol. in-8°, chez Pierre Gosse, à La Haye, 1761 . Son portrait, gravé par Geoffroy, a été édité par de Gonet.
Valincourt (Jean-Baptiste-Henri du Trousset de), naquit à Ham, le l®"" mars 1653 (1). Il fut secrétaire-général de la marine ; académicien de la Crusca , honoraire de l'Académie des sciences, et reçu à l'Académie française en 1699. Il fît ses études chez les Jésuites de Paris avec assez peu de succès, mais ses humanités Gnies , son génie se développa et sa pénétration parut avec éclat. Bossuet le fît entrer en 1681 chez le comte de Toulouse , amiral de France ; il était secrétaire-général de ses commandements et même secrétaire de la marine, lorsqu'on 1 704 ce prince gagna la bataille de Malaga contre les flottes anglaises et hollandaises. Valincourt fut' toujours à ses côtés et y reçut une blessure. Louis XÏV l'avait nommé son historien à la place de Racine, son ami. Il travailla avec Boileau à l'histoire de ce prince, qui fut souvent commencée et jamais finie: mais l'incendie qui consuma sa maison de Saini-Cloud en 1725, fit périr les fragments de cet ouvrage. Il supporta cette perte avec la résignation d'un philosophe et d'un chrétien. « Je n'aurais pas profité de mes livres , disait-il, si je ne savais pas les perdre. »
(1) On trouye à chaque pas dans les épitaphes et dans les registres de la paroisse Saint-Martin de Ham, les noms des membres de cette famille, ^oit comme alliés auxBouzier d'Estouilly, soit comme remplissant des charges de notaire. (Voir chapitre tiii, p. 87, épitaphe de l'église Saint-Martin et chap. xv, p. 155, la liste des notaires de Ham.
BiOGRAPUie HÀMOISE. S59
C'est à lui que Boileau adressa sa \i^ satire sur le vrai et le faux honneur. Âmi passionné du mérite et des talents, encore plus ami de la paix entre les savants, Valincourt était le conciliateur de ceux qu'avait pu désunir la diversité d'opinions. La candeur , la probité , formaient le fonds de son caractère et» quoiqu'il eût été à la cour, il ne savait ni feindre , ni Hatter. Cet illustre Hamois mourut à Paris en 1730, à 77 ans, regretté de tous les gens de lettres.
On a de lui : 1 ® Lettres à madame la Marquise de sur
la princesse de Clèves. Paris 1678, itt-12. Cette critique est le modèle d'une censure raisonnable; l'auteur blâme avec modération et loue avec plaisir.
2® La vie de François de Lorraine [le Balafré) , duc de Guise, t668, in-12. Elle est écrite avec assez d'impartialité.
3® Des observations critiques sur l'Œdipe de Sophocle, in-4®. — Il avait fait aussi, suivant le père Anselme, V histoire du Connétable de Bourbon,
Malgré des occupations sérieuses , Valincourt s'est fait quelquefois un amusement de la poésie , pour laquelle il avait du goût et du talent. On a de lui des Traductions en vers de quelques odes d! Horace, des stances et plusieurs contes, dans lesquets on remarque une imagination enjouée (1j. àParis-en 1730.
Son portrait existe dans les galeries du musée de Versailles. WiBERT , religieux originaire de Ham , abbé de l'abbaye de Vermand (2).
ViBRATB (le marquis de), prisonnier. Chap. xxviii. ViLLERONDE (de), Germain, conseiller du roi. Chap. viii, p. 89. Nous terminons ici cette biographie Hamoise , évidemment trop restreinte, mais pour laquelle cependant nous avons dépassé les limites que nous nous étions imposées ; nous renvoyons aux
(1) Trou88et de Valincoart portait : de iinople au lion d*or, lampassé et armé de gueules.
(2) Cité dans la préface de la Tic de saint Vaneng.
sources que nous avons indiquées ceux qui voudraient étudier plus à fond la vie de certains hommes remarquables. Nous leur conseillons aussi de consulter la iVb^ica de dom Grenier conoerhant les hommes illustres de Ham (1).