‹ Ham, son château et ses prisonniersChapitre 121 sur 138 · CHEMIN DB FER · texte numérisé non relu

CHEMIN DB FER

La Chaussée pavée vis-à-vis le pignon de l'église 65 26

La Chaussée vis-à-vis l'octroi Saint-Quentin. . 64 25

» » de Noyon ... 63 68

» » deChauny. . . 69 48

La Grande rue au carrefour des rues de Noyon

et deChauny 6*7 66

Le Jeu de paume sur TEsplanade 68 68

Le milieu de la place de Ham 67 80

Le milieu de la chaussée, au carrefour St-Sulpice 66 03

CHEMIN DE FER d' AMIENS À SAINT-QUENTIN.

Un décret du 26 juin 4857 a concédé à la compagnie du Nord le chemin de fer d'Amiens à Saint-Quentin, passant par Ham, et aboutissant à la ligne de Creil , à un point à déterminer, entre Tergnier et Saint- Quenti/i, pour élre achevé dans un délai de six années.

. L'enquête sur l'âvant-projet du tracé de Ham à Saint-Quentin a eu lieu en mars 4864 et le Conseil municipal de St-Quentin , dans sa séance du 23 mars, avait émis le vœu que la ligne de fer au lieu d'être dirigée de Ham sur Tergnier par Flavy-le- Martel fut modifiée et dirigée de la gare de Ham (placée dans ce cas au Nord de la ville à Saint-Sulpice) , sur Villers , Douchy, Roupy, Fontaine-lès-CIercs, Dallon, l'Abbiette et Saint- Quentin, comme étant tout à la fois la ligne la plus directe d'Amiens à Saint-Quentin et la plus profitable pour l'intérêt général.

Ce tracé ne parait pas avoir été adopté par la commission supérieure des chemins de fer; car on voit sur la carte générale des stations à établir, dressée par M. Salle, que la ligne arrivant d'Amiens au midi de Ham , passera entre la ville et Coupevoie et que la gare sera placée joignant la route impériale n° 32, sur le terroir de Flamicourt, dépendance de Muille-Villette, d'où laissant à gauche les villages de Sommette , Ollezy ; à droite

CBàPITRB XII

Annois et Flavy-Ie-Martel (station) , elle ira se souder à la ligne de Saint-Quentin à Tergnier, entre Jussy et Mennessîs.

Un autre chemin de fer, dont Tétude , autorisée par M. le Préfet de la Somme, est faite dans ce moment par M. Tingénieur Fresson, pour le compte de la compagnie Arnold, Valentine et C®, concessionnaire du chemin de fer d'Arras à Etaples, paraît avoir des chances de réussite. Ce nouveau chemin se détacherait de la ligne du Nord à Achiet pour venir , en passant par Bapaume, Péronne, Athies, Ham et Guiscard, aboutir à la ligne de Paris à Saint-Quentin, à Nbyon.

BIOGRAPHIE IIAMOISE.

Optimum est habere mooumenta majorum.

(Cieeron de Officio.)

C'est un devoir pour un historien de transmettre aux générations futures les noms de ceux qui ont contribué à la gloire et à la grandeur de leur pays et de conserver avec un légitime orgueil, dans les annales de la cité natale, la tradition de leilrs travaux, de leurs mérites et de leurs vertus , afin d'inspirer une noble émulation à ceux qui les suivront.

Sous ce rapport, la ville de Ham et sa banlieue ont produit dos hommes qui, depuis l'époque des croisades jusqu'à nos jours, forment une chaîne non interrompue d'illustrations qui ont bien leur mérite.

Nous n'avons pas fait figurer dans cette biographie ceux qui ont occupé les fonctions de maires , baillis , curés , seigneurs, gouverneurs ou prisonniers, etc., on les trouvera men-

BIOGBAPHIB HAHOISE 227

tionnés dans les différents chapitres qui les concernent ; cepen* dant nous avons cru devoir rappeler les noms du plus grand nombre, en les faisant suivre de l'indication du Chapitre et de la page où Ton pourra Urouver des renseignements sur eux. Nous regrettons d'avoir été forcé d*étre très-court pour certains hommes remarquables , mais, comme nous avons indiqué les sources, on pourra s*y reporter pour obtenir plus de détails.

Afin de faciliter les recherches, nous avons adopté le classement par lettres alphabétiques.

AssBLiN, Eust.-Benoit, député à la Convention, ch. iv, p. 40. AcÀR, Jean-Louis-Joseph, maire, ch. iv, p. 44. Atdie (le chevalier d'] comte de Riom, chap. xxviii. Balson, commandant du château, chap. xvii, p. 494, et

ch. XXYII.

Bbâumont (Pierre-François Carrière, baron de), général français, né au moulin de Bosmont, commune de Golancourt, (Oise), le 48 février 4776 ; fils de Jean-Pierre Carrière, gardemoulin et de Françoise Brohon. Il partit jeune pour Tarmée, où il se distingua tout d'abord par une bravoure impétueuse qui le fit avancer rapidement; aide-de-camp de Murât, en Italie et en Egypte, il se signala à presque toutes les batailles auxquelles il assista. A l'affaire de Wertigen, il se précipita au milieu des ennemis et leur enleva un capitaine de cuirassiers qu'il ramena prisonnier dans les rangs français.

Nommé général de brigade après la bataille d'Austerlitz, 5 décembre 4 805, il passa à l'armée d'Espagne, où il se fit remarquer de la manière la plus éclatante à la bataille d'Alcavon (4). A la suite de ce fait d'armes, il fut créé par l'Empereur baron de l'Empire et il ajouta à son nom de famille Carrière, celui de Beaumont. II épousa, vers 4807, une noble portugaise W^^ de Baretto et vint se fixer à Ham, où il habitait l'ancien presbytère de la paroisse Saint-Sulpice. Mais il reprit du service en 4842

(1) Biographie des contemporains.

CHAPITAB XXI

lors dei la rupture des relations diplomatiques avec l'Empereur de Russie.

II mourut à Metz de la fièvre typhoïde, en 4843, à Tétat^major de la grande armée, au moment où il venait d'être nommé général de division.

Bellin (Jean de) abbé d'Arrouaise, dont l'éloquence fût admirée de tous les Pères du concile de Latran, sous Alexandre III, était de la ville de Ham (4). Il mourut en 1179.

Benoist, Anthoine, conseiller du roi, bailli de Ham. Ch. i, p. S4, etch. XI, p. 424.

Bethengourt (Isabelle de), dame de Ham. Gh. xii, p. 433, et chap. xxvi.

Bernard d'Albret. gouv. de Ham. Chap. xvu , p. 473 et suivantes.

Beze (Théodore de), disciple de Calvin, a été en 1 542, prieur commandataire du prieuré au Bois-lez-ViBeselve (2).

De Blottbfièrb, capitaine au régiment des Croates, chevalier de Saint-Louis, promotion de 1744.

Blottbfièrb (Pierre-Théophile Comte de), de Voyennes. — Capitaine dans le régiment de Cambresis. — Nommé chevalier de Saint-Louis en 4746.

De Blottbfièrb, chevalier de Saint-Louis en 4754. — Brigadier des armées navales en 4767.

Blottefière (Pierre-François De), chevalier de Saint-Louis. Chef de bataillon en 4776, et se retira en t780 avec le brevet de lieutenant-colonel.

Blottbfièrb (Pierre-Louis, comte de) de Voyennes, marquis de Villancourt, maréchal de camp^ chevalier des ordres royaux et militaires de Saint-Louis , de Saint-Lazare et des Hospitaliers de Notre-Dame du Mont-Carmel , issu de l'ancienne maison de ce nom, qu'une tradition constante, fait sortir

(1) Act. ban. t. 2, febr. p. 719, n? 10, col. 2.— Manasc*' de doro Grenier, paquet 15, art. 5, p. 45.

(2) banales de Nglise de Noyon, par Levasseur, p. 1182.

BIOGRAPHIE HAKOISE. 229

des Iles britanniques et qui était établie, dès les xi® et xii* siècles, dans cette partie de la basse Pieardie appelée le Ponthieu.

Né à Saint-Quentin, en Yermandois, le 16 novembre 1746, (paroisse Saint-Remy}, il entra à Técole royale militaire, d'où il sortit sous-lieutenant dans le régiment d'infanterie de Bourgogne en 1764; chevalier des ordres royaux et militaires de Saint-*Lazare et des Hospitaliers de Notre-Dame du Mont- Carmel, le 30 mars 1765. Il passa successivement par les grades de lieutenant, aide-major, capitaine de 1759 à 1776, — major du régiment d'infanterie de la Sarre en 1780, chevalier de Saint-Louis en 1785, — lieutenant-colonel du régiment d'infanterie d'Agenois, 1788, — colonel du môme régiment, 1791 , — maréchal de camp le 8 mars 1792.

Officier général lors de la conquête du Brabant, il se trouva à la célèbre bataille de Jemmapes et à celle de Warroux, près de Liège. — Il passa, en décembre 1 792, de l'armée de Belgique dans celle des Ardennes. Il y remplit temporairement les fonctions de lieutenant-général, notamment au siège infructueux de Maestricht (février 1793) où il ouvrit la première tranchée. — Il assista à Tafifairede Goids-Howen, 16 mars 1793, et le surlendemain, 48, à la bataille de Nerwind où la droite de l'armée des Ardennes qu'il commandait obtint le plus grand succès et où le vent d'un boulet lui enleva son chapeau.

Le second jour après ce combat, la position prise auprès de Yertrie était telle qu'elle ne pouvait être maintenue plus de 24 heures. Déjà les tirailleurs fusillaient dans le vallon. C'est dans cette occasion que le général de Blottefière, observant au point du jour, au travers d'un brouillard, une batterie ennemie qui s'établissait sur le coteau opposé , et la voiture de munitions qui s'y dirigeait pour la servir, voulût pointer lui-môme une pièce de 12, à l'effet d'atteindre l'une et l'autre du môme boulet. Un jeune of&cier d'artillerie, attaché à cette batterie voulant montrer du zèle, saisit la mèche et demanda au général s'il fallait tirer. Celui-ci répondit : « Attendez » et s'approcha en môme temps près de la bouche du canon pour juger avec sa

lunette Tinstant de faire feu ; mais il fut renversé par l'explosion inopinée du coup : saignant par les oreilles et presque sans connaissance: « Votis me Paez\, » dit-il à cet officier, qui avait mal entendu sa réponse. Le sergent , qui n'avait pu arrêter le mouvement de Tofficier, dit au général : Pardon, il est sourd. Cependant Texplosion du coup de canon n'avait d'abord paru produire sur le général de Blottefière qu'un étourdissement passager auquel il n'avait prêté que peu d'attention, mais au bout de quelques jours, une surdité réelle se fit remarquer et elle s'accrut bientôt au point de lui rendre ses fonctions militaires trop pénibles à remplir.

Le général de Blottefière se retira dans son cbâteau de Voyennes, près Ham, avec sa femme, Marie-Chariotte-Félicité Cœuret d'Origny, qu'il avait épousée le 22 juin 1790.

Chargé en 1805 de l'organisation des Cohortes du département de la Somme, il en exerça avec honneur le commandement jusqu'en 1809. Il avait bien voulu accepter les fonctions de maire de la commune de Voyennes qu'il a remplies jusqu'au mois d'octobre 1818. — A cette dernière époque il alla se fixer à Compiègne où il mourut le 23 avril 1819 (1).

Blottefière (Raoul-Marie-Victor, comte de), marquis de Villancourt , seul fils vivant du général de Blottefière , est né au château de Voyennes, le 24 janvier 1797.

Elève du PryiHnée militaire de Saint-Cyr, il sortit souslieutenant en 1813 ; fit les campagnes du Nord dans le 1®' corps d'armée en 1813 et 1814, fut blessé dans celte seconde année par une balle à la jambe droite, par une seconde à la tête à l'affaire de Courlray, puis en 1815, a la jambe droite par un éclat d'obus. — A l'organisation de l'armée il entra dans le 1®' régiment du Pas-de-Calais (devenu première légion du même nom, puis 32® régiment de ligne).— Lieutenant en 1819, il a fait en 1823 la campagne d'Espagne, où il a été porté plusieurs

(4) M. de Blottefière , porte : d'or i trois cheyrons de sable. — Supports: deui lions.— Devise: Potius mari quam fœdarû

BIOaHAPHIE HAMOISE 231

fois à Tordre de Tannée. Nommé chevalier de là Légion d'honneur (40 novembre 4823) mis en disponibilité en 4830, lors du licenciement de la garde royale, il vit retiré à Privas (Ârdèche.)

M. dé Blottefière (Raoul-Marie-Victor) a deux 6Is :

4^ Paul-Marie Scipion, né le 25 avril 4834, a Chomérac (Ardèche).

2^ Henri'Marie-Ulysse, né le 45 septembre 4838, au môme lieu, sorti comme sous-lieutenant en septembre 4859, de Técole impériale militaire de Saint-Cyr et attaché au 99® régiment de ligne avec lequel il a fait la campagne d'Italie. Il fait actuellement partie, dans ce même régiment, de Texpédition du Mexique.

BobtdbSâint-L£ger, M™® Anne-Julie, dont le portrait, peint par Delatour, existe au musée de Saint-Quentin, a habité la ville de Ham de 4785 à 4793. (4)

Bourbon (François de), premier du nom, comte de St-Paul et de Chaumont, duc d'Ëstouteville, gouverneur de TIsIe de France et de Dauphiné, né à Ham, le 6 octobre 4494, était le troisième fils de François de Bourbon, vicomte de Ham et de Marie de Luxembourg. Il représenta le comte de Champagne au sacre et couronnement du roi François P', qu'il accompagna en son voyage d'Italie, pour le recouvrement du duché de Milan et se trouva à la fameuse journée de Marignan après laquelle il fût fait chevalier par Bayard. De retour en France, il secourut la ville de Mézîères assiégée par le comte de Nassau ; remit Mouzon et Bapaume sous l'obéissance du roi et défît les Anglais au combat de Pas.

Ayant depuis suivi le roi en Italie , il se trouva en 4 525 , à la bataille de Pavie, oii il demeura prisonnier. Il s'évada heureusement de sa prison. Rentré en France, il fût pourvu, en 4527, par le roi, du gouvernement du Dauphiné. Quatre ans après, il prit, assisté des troupes royales, dans le Milanais, les villes de Mosco, Morlare, Novare et Pavie; mais étant allé à la rencontre d'Antoine de Lève, général des impériaux, pour le

[1] Certificat de résidence, donné i la municipalité de Ham le 3 février 1793.

combattre, il fut trahi par les siens et fait prisonnier. Il ne sortit de captivité que par le traité de paix conclu à Cambrai. Il assista ensuite à Tentrevue qui eut lieu à Marseille entre le Pape Clément III et le roi François P'. Il mourut à Cotignan, près de Reims, le ^^ septembre 4545 et il fut enterré dans Fabbaye de Vallemont (1).

Son portrait existe dans les galeries de Versailles , sous le n° < 587; il provient de la collection de Chantilly.

Bourbon (Louis dej, légat du Saint-Siège, archevêque de Reims, évêque de Laon, du Mans, de Treignier et de Luçon, abbé de Saint-Denis, fils de François de Bourbon, vicomte de Ham, et de Marie de Luxembourg, est né à Ham le 2 janvier 1493. H fût élu évêque de Laon en 1510 et sacré à Paris le 3 mai 1517. Le Pape Léon X le créa cardinal du litre de Saint- Sylvestre, le l®*" juillet suivant. Il fut pourvu de Tévêché du Mans en 1516 et nommé à l'archevêché de Reims en 1536. Il baptisa le roi François II à Fontainebleau, le 10 février 1543. Officia à Saint-Denis aux obsèques de François P', en 1 547 et couronna dans la même église Catherine de Médicis le 1 juin 1549. Il mourut à Paris, dans l'hôtel de Bourbon, le 11 mars 1 556 et fut enterré dans Féglise Notre-Dame de Laon ; son cœur et ses entrailles furent placés à Saint-Denis dans une colonne de porphyre (2j.

Son portrait existe au cabinet Fontette, dessin indiqué par Lelong.

Bourbon (Antoinette de) , fille de François de Bourbon , vicomte de Ham, et de Marie de Luxembourg, est née à Ham, le jour de Noël, 25 décembre 1494. Elle épousa à Paris, en rhôtel des Tournelles, par contrat du 9 juin 1513, Claude de Lorraine, V duc de Guise, pair, grand veneur de France, gouverneur de Champagne, de Brie et de Bourgogne. Elle mourut

;i) Illit. du père Anselme, 1. 1, p. 150. — Voir pour plus de déi»ï\$ lei Mémoires de MM. du Bellay, de Langey et autres. (2) liist» des Maisons de France, par le père Anselme, 1. 1, p. 162.

BIOGRAPHIE flAMOISE 233

au château de Joinville le 30 janvier 1583 et fut enterrée dans Féglise collégiale de Saint-Laurent de Joinville près- de son mari. Le père Hilarion a publié son éloge dans le t. 4®' de ses Dames illuêtres.

Son portrait, provenant de la collection du château d'Eu , existe sous le n® 4854, dans les galeries de Versailles.

BouzisR, Antoine, maieur de Ham. Chap. iv, p. 38, et chap. VIII, p. 86. (Voir d'Estouilly.)

BovsLLEs (Jean de) , gouverneur, chap. xxvii.

Brisst (Louis-François-Benoistde), chevalier de Saint-Louis, major de la place de Ham, né dans cette ville le 49 mars 4736. Lieutenant au bataillon de Noyon, puia aux grenadiers du régiment de Narbonne ; il passa capitaine dans le régiment du Limousin , en 4778 et devint, en 4784 , major des ville et château de Ham.

BussT (dej Ântoinette-FrançoisorMarguerite Macquerel, née à Saîm-Quentin, épouse de M. Claude-Charles de Bussy, habitait à Ham, la maison n® 8 du grenier à sel (occupée aujourd'hui par madame veuve Gomart), qu'elle avait fait bâtir et où elle recevait la société de Ham et des environs avec tout le charme d'un esprit cultivé et distingué. Elle est morte h Ham le 26 prairial an xiii (mai 4805) âgée de 90 ans 4/3.

Campion de Moktgàzon, prisonnier, chap. xxviii.

Canist (de) major au régiment de Vassé-cavalerie, né à Ham, en Picardie. — Page du roi en 4706, ensuite mousquetaire ; cornette dans Livry-cavalerie (plus tard Vassé) en 4709, aidemajor en 4743; capitaine en 4745. Chevalier de Saint-Louis vers 4734.

Cânist (de), brigadier, chevalier de Saint-Louis en 4 74 5.

Cànist (Charles-François d'Hervilly, comte de), capitaine des dragons Dauphin en 4753. — Armoiries : de sable semé de fleurs de lys d'or,

CANisf (François-Réné, vicomte de), rang de Mestre de camp 4784 à 4790.

Capucin (le) de la tour de Ham. Chap. xxviii.

Càron, curé de Ham. Chap. ix, p. 93.

Càssard, de Nantes, prisonnier. Chap. xxvm.

Chàmperon (Coste de), prieur de Tabbaye. Chap. xi, p. 1215.

Choiseul (le duc de), prisonnier. Chap. xxviii.

Colin de Ham, Calinus de HamOy un des principaux chanoines du chapitre de Téglise de Saint-Quentin en 4227 (4).

Comberville (de), seigneur delà Rivaude. Chap. viii, p. 88.

CoNDAMiNE (Charles-Marie de la), illustre savant, chevalier de Tordre de Saint-Lazare, membre de Tacadëraie française et de celle des sciences, né à Paris en 1701 .

De la Condamine qui avait épousé M"^ Marie-Louise-Charlotte d*Ëstouilly a souvent habité la ville de Ham ; c'est là qu'il vint se reposer après avoir heureusement terminé la fameuse mission qu'il avait reçue du gouvernement d'aller déterminer la grandeur et la figure de la terre. Il parcourut dans cette expédition presque toute l'Amérique du Sud et ne revint qu'au bout de dix ans et après des fatigues inouïes.

La maison qu'il habitait à Ham, rue de la Gendarmerie, n^ 2, dans l'intervalle de ses voyages, est celle occupée aujourd'hui par M. Rouge. De la Condamine a laissé une foule d'ouvrages sur ses voyages, sur la figure de la terre, sur l'inoculation et particulièrement la relation abrégée d'un voyage fait dans l'intérieur de l'Amérique Méridionale, depuis la côte de la mer du Sud, jusqu^aux côtes du Brésil et de la Guiane, en descendant la rivière des Amazones. Paris, 4745. In-8, avec carte.

De la Condamine, spirituel, aimable, célèbre par ses voyages, jouissait dan& le monde savant d'une grande renommée ; il fut élu membre de l'Académie en 1760. Il estjnorten 1774. Son buste se trouve à Ham dans la maison de M™^ v*' Gomart; son portrait a été fait par Cochin et gravé parCheffard en 1768.

CoNNEAU, doct.-méd., prisonnier, député. Chap. xxviii.

CoRDELLE (Jean), docteur, régent en médecine de la faculté de Paris, né à Ham, paroisse Saint-Pierre, à la fin du xvii® siècle, fonda à Ham, le 26 juillet 1723, une école latine qu'il

(1) Aug. vir. iU. par Emmeré, p. 214.

BioGRArniK HAaioiSE Sl35

dota au moyen d'une maison et de rentes. (Voir au chapitre vu École latine, p. 73.)

GoncT (Enguerrand vu), seigneur de Ham, chap. xxvi.

CouGT (Marie de), dame de Ham, chap. xxvi.

Croix (Artus et Charles de), maïeurs. Chap. iv, p. 38, et chap. VIII, p. 88. — Ils portaient: d'argent à la croix d'azur.

Delpirs, Pierre-François, commandant. Chap. xxvii.

Dbkarlb, commandant. Chap. xxvii.

EsTouiLiT (Antoine-Ciaude-Frani^ois Bouzier d*), chevalier, seigneur d'Estouilly, du Chaussoy, du fief d'Orléans et autres lieuxy anei^ commandant de bataillon au régiment de Champagne, lieutenant pour le roi de la ville de Péronne, en 1732 ; de celle de Saint-Quentin en 1746; chevalier de Tordre royal de Saint-Louis, né à Noyon le 16 avril 1655, décédé le 17 novembre 1754 et inhumé dans Féglise d*£stouitly (1).

EsTouiLLT (Bouzier d*) Charles, oiBeier au régiment de Cambrésis, chevalier de Saint-Louis 1815; né à Estouilly le 5 juillet 1769, décédé au même lieu le 20 août 1840.

EsTouiLLT (Bouzier d*) Octave-Charles-Mario, néà Eslouilly, le 3 avril 1806. Lieutenant de cavalerie, décédé à Beyrouth, en Syrie, le 25 juillet 1837, âgé de 31 ans.

FooRQuiN, Alex.-Fr., maire. Chap. iv, p. 41.

François (Louis), prêtre, chanoine régulier de la congrégation de France, prieur, curé de la paroisse Saint-Pierre de Ham 1338.

Fût (le comte) Maximilien-Sébastien , général , député , né à Ham (paroisse Saint-Pierre) le 3 février 1775. 11 était fils de Florent-Sébastien Foy et de Elisabeth- Joachime Visbecq. Il fit ses études au collège de TOratoire à Soissons , puis il entra à 14 ans, à l'école d'artillerie de Lafère. Après dix-huit mois de séjour dans cet établissement il partit, vers la fin de 1790, pour l'armée du Nord, comme second sous-lieutenant dans le S*' régiment d'artillerie; il prit part aux campagnes de 1792 et

(r Sos armoiries son! : (Vazur à trois bandes de vair appointées.

4793 en Flandre et en Belgique, et, après notre fatale retraite, il entra comme premier lieutenant dans le 2® d'artillerie à cheval où il acquit une brillante réputation et le grade de capitaine.

Nous n'entrerons pas ici dans le récit des campagnes du général Foy; on les trouvera dans la notice biographique publiée, en 1 8216, en tète de ses Discours par Tissot (1 ), et dans VHisttnre de la giLerre de la Péninsule saus Napoléon, , précédée d'un tableau politique et militaire des puissances belligérantes ; (â) mais nous dirons que simple lieutenant à Tarmée du Nord, on remarque ses efforts ; capitaine à Tannée du Rhin, on le distingue ; Abatucci Tadopte ; Desaix le recherche et Téclaire ; Moreau lui accorde une place dans sa mémoire, comme à un officier d'une grande espérance ; à Zurich, Masséna apprécie ses talents et récompense ses services sur le champ de bataille, par le grade de colonel. Adjudant-Général en Portugal et en Espagne , ce même Masséna lui confie les entreprises les plus difficiles ; enfin Napoléon, après Tavoir jugé de loin et c(»inu de près, méditait de Télever à la première dignité de TEmpire, lorsqu'il abdiqua en 4844.

Sous la Restauration, le général Foy fut nommé inspecteur général d'infanterie et lorsque survint le 20 mars 4845, il courut avec ses anciens compagnons, à Waterloo, où il fut blessé d'une balle qui lui traversa l'épaule, à l'attaque de la ferme de Houguemont. Rentré dans la vie civile, en 4845, il reprit ses travaux et il acquit par l'étude , une grande rectitude de jugement, une sage appréciation des choses, la connaissam^e des hommes et l'intelligence des divers intérêts.

La carrière militaire du général avait été brillante, sa carrière politique devait l'être encore plus; car chez lui, le capitaine, l'administrateur, l'homme d'Etat et l'orateur s'étaient formés en même temps.

(1) Discours du général Foy, — 2 vol. in-8", chez Moutardier • libraire. Paris 1826.

(1) Ouvrage en 4 vol. in-8% publié en 1827 par madame la coint**' Foy. — Paris, Baudoin frères, éditeurs.

BI06RÀPH1K HAMOISB 237

Nommé député par les électeurs du département de l'Aisne en 1849, il apporta à la Chambre le fruit d'un grand savoir et d'une longue réflexion.

Le député grandit rapidement dans Teslime publique, qui le plaça bientôt à la tète de l'opposition. II déploya à la Chambre un talent oratoire qu'on était loin de lui soupçonner et il mit toute son éloquence au service des sentiments les plus patriotiques. Défenseur des principes constitutionnels» il ne cessa de lutter contre les tendances de la Restauration et réussit plusieurs fois à arrôtar le gouvernement des Bourbons dans sa marche rétrograde. Le général Foy fut enlevé à la France lorsqu'il était encore dans la force de son talent. Il mourut à Paris le 25 novembre 4825, à l'âge de cinquante ans (1). Un monument a été élevé à sa mémoire au Përe-la-Chaise par une souscription nationale, et l'exécution de sa statue confiée à David d'Angers.

Son portrait a été peint par Gérard et par Horace Vernet, et gravé par Achille Lefebvre. — Son buste sculpté par Flatters.

Le général Foy avait épousé la belle-fille du général Baraguay-d'Hilliers, dont il a laissé cinq enfants :

4^ Demoiselle Blanche Foy qui a épousé H. Piscatory, ancien député, ancien ambassadeur en Grèce et en Espagne.

2® Louis-Fernand-Arthur Foy, ancien pair de France, né à Ham le 20 juin 4845.

3^ Tiburce Foy, aujourd'hui préfet des Ardennes, commandeur de la Légion d'honneur.

4® Demoiselle Elisabeth Foy qui a épousé M. Galles,. ancien député, directeur des Colonies, ancien conseiller d'Etat.

5^ Maximilien Foy, lieutenant-colonel d'état-major, à Tours, sous les ordres de son oncle le maréchal Baraguay-d'Hilliers.

FoT, Pierre-Joachim-Sébastien-Auguste , chevalier de la Légion d'honneur, né à Ham le 42 juin 4794 , fils de Honoré-

(1) Voici , d'après V/irmorial de l'Empire , quelles sont les armes du général Foy , baron de l'Empire : « D'azur semé d'étoiles d'argent à la barre de même, chargée de trois tourteaux de sable ; franc quartier des barons tirés de l'armée.

238 CHAPITRE ILXl

Fabien Foy et de BarbeGeneviève-Jeanne Le Mercier, a rempli successivement, au tribunal de commerce de Saint-Quentin, les fonctions de juge suppléant pendant dix années; déjuge: 1832 à 4836 ; de président de 4839 à 1842. Chevalier de la Légion d'honneur le 16 mai 1842. — Membre de la Chambre consultative de commerce de 1841 à 1846. — Vice-Président du 1*'^ février 1847 au 1 4 juin 1858. — Membre du Conseil municipal de Saint-Quentin depuis 1847.

•En décembre 1851 , président de la Commission provisoire, chargée de prendre, à Saint-Quentin, toutes les mesures d'ordre, de sûreté et d'administration que les circonstances pouvaient commander, jusqu'au 31 janvier 1852; et, dans cet intervalle et par délégation , il a rempli en même temps les fonctions de sous-préfet.

Foy, Adrien-Hippolyte-Arthur, général de division, grand oflScier de la Légion d'honneur, né à Ham, le 4 janvier 1793, frère du précédent.

Elève de l'école militaire de Saint-Cyr (1809), sous-lieutonanl au 69® de ligne, le 8 février 1812; — il a fait les campagnes de 1812, 1813, 1814 à l'armée d'Espagne, comme aide-decamp du général comte Foy, son oncle, et la campagne de 1815 en Belgique, en la même qualité. Blessé d'un coup de feu au passage des Pyrénées, le 10 novembre 181 3 ; blessé d'un coup de mitraille, au genou droit, le 1 6 juin 1 81 5 (campagne de Waterloo). — Capitaine d'état-major, aide-de-camp du général de Damrémont, il fait la campagne d'Afrique qui s'est terminée par la prise d'Alger en 1830. — Il a rempli comme colonel d'état-major, aide-de-camp du ministre de la guerre, plusieurs missions à l'armée d'Afrique, et il a assisté à la bataille d'Isly.

Nommé maréchal-de-camp, le 23 août 1846, il a commandé successivement les départements de la Drôme, de la Haute- Sadne et de la Somme.

Général de division, le 10 août 1853, a commandé la 12<' division militaire, chef-lieu Toulouse, de 1855 à 1858, d'où il oKl pnssc'î dans lo cadre de réserve.

BIOGRAPHIE OAMOISB 339

FoY, Vinceut*Louis- Alphonse, ancien administrateur en chef lies lignes télégraphiques, officier de la Légion d'honneur, né à Ham, le 23 avril 1796, frère du précédent.

Sous-lieutenant au 92® de ligne, il a fait la campagne de 1815 à la grande armée, a assisté à l'affaire des Quatre Bras et à la bataille de Waterloo. — Licencié le 27 août 1815, par ordonnance du 1 " août 1 81 5 , il s'est fait inscrire avocat à la Cour royale de Paris en 1826.

Après la révolution de 1830, il a été attaché en qualité de capitaine à Tétat-major du général Lafayette, auprès duquel il est resté jusqu'à la démission du général , en décembre 1830.

Nommé le 31 mai 1831 administrateur en chef des lignes télégraphiques, sous le ministère Casimir-Périer. — Elu député au mois de novembre 1831 par le collège électoral de Chauny (Aisne.)

Démissionnaire des fonctions d'administrateur en chef des lignes télégraphiques le 13 avril 1848, il a été réintégré dans ce poste élevé le 1 2 novembre 1 849, et il Ta occupé jusqu'au 9 janvier 1 854, époque où il a été mis à la retraite sous le ministère de M. de Persigny.

Fût, Maximilien-Prosper, colonel du génie, né à Ham, le 26 messidor an xiii, fils de Joachim-Frosper Foy, maire, et de Louise-Augustine Serain. Entré en 1824 à l'école Polythecnique , il passa à l'école d'application de Metz d'où il sortit lieutenant du génie, — sous le règne de Louis-Philippe il fit plusieurs campagnes en Afrique , reçut la croix de la Légion d'honneur, et fut envoyé à la place de Hageneau, comme capitaine du génie. — Après la Révolution de février 1848, il fut nommé chef de bataillon par le gouvernement provisoire et élu représentant du peuple par le département du Bas-Rhin. Il vota avec le parti démocratique modéré. — Non réélu à l'assemblée législative, il reprit sa place dans le corps du génie. Il est aujourd'hui officier de la Légion d'honneur et colonel du génie à Cherbourg,

Son portrait a été publié par E. Démasson en 4848 ; litho- ,

graphie de Dévéria, éditée par la maison Goupil. I

Gérard db Ham, doyen de Téglise de Saint-Quentin vers H 08 (1 ), était fils du châtelain de Ham Odon I«'.

Gérard d'Athies, abbé de Saint-Eloy et archevêque de Besançon. Ce prélat né à Alhies, fût abbé de Saint-Eloy, con- j

seiller du roi, président en la cour des Aydes (1395), arche- !

vêque de Besançon. Il mourut à Paris le 22 novembre 4 404 et !

fut enterré en Téglise de Saint-Eloy de Noyon (2).

Gilbert (Saint), évêque de Meaux, naquit à Ham, au milieu du XI*' siècle d*une famille noble ; son père s'appelait Fulchard et sa mère Géila. Il fut élevé à Tombre du monastère de Ham, j

puis il devint chanoine de Saint-Quentin (3). Sa piété, sa science j

le firent remarquer par Ercanrade , évêque de Meaux , qui le fit archiprêtre de son église. Il lui succéda après sa mort en 995. Ce fut sous son épiscopat qu'on assigna aux membres du chapitre, dans les biens de Téglise de Meaux, une part distincte de celle de Tévêque. Saint-Gilbert gouverna son diocèse pendant I

20 ans avec une sagesse, une douceur et un désintéressement qui le firent chérir de tout le monde. Sur le point de mourir il fit appeler Léothéric, évêque de Sens et Fulbert de Chartres; les invita à bénir les derniers instants de sa vie , à lui administrer le saint Viatique et il leur confia le soin de sa sépulture. 11 mourut à Meaux en 4015, et fut enseveli dans sa cathédrale, devant Tautel sous les marches de Tabside (4).

Ses contemporains lui donnèrent le titre de saint , et Dieu honora son tombeau de nombreux miracles (5). On doit à Robert d'Auxerre, prémontré et presque contemporain , les particularités de sa vie.

(1) Mém, du rermandois, par Colliette. t. % p. 122.

(2) Annaleê de Véglise de Noyon, par LeTasseur, p. 1006.

(3) jéug, virom. par Emmeré, p. 104. — Colliette, t. 1, p. 539.

(4) Hist, de Meaux, p. 92 et 739.

(5) GaUia Chnstiana, liv. viu, 1606.

BIOGHAPHIB HAMOISE, 241

Gaugnisii (François), de Ham (xv« siècle) ; il fit, à l'âge de viogt-huit ans, le voyage de la terre sainte, et parcourut toute la Palestine. Il en rapporta des reliques, entr'autres un os du bras de saint Barthélémy ; un morceau de la vraie Croix ; une partie de la tête de saint Etienne; qudques pareelles d'os de sainte Marie-M.adeieine, dont il fit don à l'église Saint-Martin > d'Ëppeville. Son portrait se voyait sur une verrière ,de eette église, du côté de l'évangile (4).

GoBEat INI HAM , fut le 24® abbé du monastère des Aulnes , autt'efois de l'ordre des Bénédictins , depuis de l'ordre de Giteaux, près le fleuve de la Sambre, à trots milles de la ville de Thuin et dépendant de l'église de Liège.

C'est ce qui résulte de $on épilaphe qui était placée dans le Chapitt'e et qui était ainsi conçue : ^

« Hîc jaeeù reverer^m pater Domnm Gàbertus de Ham, » quandam abbas XXI hujus manasterii, 25 annis abbati-- » zatit, nobiliter rexiti demde sponte eessU et resignamt , » atque an. \ 448. mefnsis Junii die 1 4 obiit. Anima ejiis r^ » quiescat in pace (2).

CloHBBON {Loys deHoy de), gouverneur. Chap. xvii, p, 183, 184, et chap. xxvii.

HALLobiN, François-Hilaire, commandant. Chap. xxvii.

Hal^ouin, Pi^re-François-Âuguste , ancien capitaine du génie, chevalier de la Légion d'Honneur, né à Ham, te 26 mai 1814, décédé sous-intendant militaire à Paris, le 13 octobre 1857, âgé de 43 ans , inhumé à Ham.

Hallouin Jules, né à Ham, le 21 mai 1846, officier de la Légion d'honneur; commandant de la gendarmerie impériale au Louvre.

Hbrhbl (de St-) François de la Barre, donateur, chap. xiv, p. 1 47, et prisonnier, chap. xxviti.

Hbrvillt (Charles d'), seigneur de Canizy. (Epitaphe), chap. viij, p. 89, et gouverneur, chap. xxvii.

(4) Lettre de M. Léon Paolet.

(2) Gallia ehrUt,, t. 3, f> 1018 D.

S4â CBAFITRE XXI

HcMfÈRBS (Cliarles d'), tué àHdm. Cbap. xvii, p. 186,487.

HuHiisRES (Louis d*) , gouverneur. Chap. xvii, p 186 et cbap. xivu.

HuKittRBS (Adri^ d'}, deVytermont, prisonnier. Chap. xxviit.

HocQuiNtoimT (Charles de Moncby d') , gouverneur. Cbap.

Iribbrt, reUgieux de Tabbaye de Notre-Dame de Ham , devenu abbé de Tabbaye de Vermand (4).

Jacob Jean-Baptiste-Melcbior, curé. Cbap. ix, p. 94.

JossBLiN (Âiiné-Côme-Louis), major de cavalerie, né à Ham, le 5 décembre 4770 (SainVMartîn), fils de M. Josselin (Pierre- Airaé-Barlhélemy-Henri), chirurgien, et de dameCaron (Marie- Louise), s'eorôla, à 4 8 ans (4 783), dans les chasseurs à cheval de Normandie, et, aprè^ avoir parcouru avec distinction tous les grades inférieurs, il s'éleva par sa bravoure au grade de major de cavalerie; Son intrépidité, plus grande encore que ceJle de Murât, fit de sa vie un roman, tant les actions d'éclat et de bravoure s'y succédèrent. C'est lui qui disait : « une année ne me fait pas peur. » En effet il le prouva, et bien souvent il bouleversa seul les rangs ennemis, à travers lesquels il se faisait toujours un passage.

A la bataille d'Iéna (4 4 octobre 4806), il fut atteint d'un coup de feu au bras droit, au moment où il chargeait avec quelques chasseurs sur deux bataillons prussiens; son intrépidité leur inspira une telle crainte qu*ils mirent bas les armes. Sa conduite à la bataille de Wagram lui valut le titre d'officier de la Légion d'honneur. Josselin prit part aux journées de Jemraapes, — Mayeiice, — Partènheim, — Capel^-sous-Rodeck (4799), — Neubourg (4800), — Austerlilz (4805), — léna (4806), — Lubec, — Raab, — Wagram, — Vachau et Leipsig. Après celte mémorable bataille, le colonel du 2« chasseurs ayant été grièvement blessé, le chef d'escadron Josselin prit le commandement de ce régiment, avec lequel il demeura constam-

(1) Hiit. de saint Faneng^ préface.

BlOGRAPfllE HAMOISE 243

ment à rarrière garde jusqu'à Mayence. Sa belle conduite dans cette retraite si difficile lui valut le grade de major. — Envoyé dans le 6® régiment de cuirassiers, avec ce grade «n 1844, il y s^vit jusqu'au licenciement de l'armée.

A cette époque il se retira à Chantilly, où il mourût, en janvier 1 847, à Tage de 77 ans.

Là Gàstinb (de) Claude-AIexandre-François, né à Ham, paroisse St-Pierre, le 4 octobre 4 746, 4"' fils d'Alexandre-Absolut de la Gastine, chevalier (1), seigneur de la Gastine, officier de rhôtel générai .el royal des Invalides et capitaine à Ham, et de dame Reine-Thérèse Tupigny. — Entré à l'école royale militaire le 34 juillet 4756, chevatiar de l'ordre militaire de Saint- Lazare, mort à Mézières, lieati^ant en second du génie, le 4 5 juillet 4765.

Lagastinb (de Montant baron de) François-Charles, général du génie, commandeur de la Légion d'honneur, né à Ham, le 4 6 janvier 4 754 , 3« fils d'Alex'*-Absolut de la Gastine, capit* à Ham, et de dame Reine-Thérèse Tupigny. — Entré à l'école royale militaire le 26 octobre 4760 , lieutenant en second à l'école de Mézières en 4770 , chevalier de Saint-Lazare. -^ Reçu ingénieur le 44 janvier 4772; capitaine le 5 décembre 4782. — ' Chef de bataillon promu exlraordinairement, par arrêté du comité du Salut public, le 45 fructidor an 2. — Directeur desfortifications le 7 germinal an 8, — il a fait les campagnes de 4 792 au Camp-sous-Paris ; de là à Tarmée de la Moselle, où il a pris part à différents fcombats. De 4793 à 4799 il a successivement passé dans les armées de Sambre et Meuse, de Mayence, d'Angleterre et du Danube. Enfin, il a été un instant à celle d'Helvétie; il assistait à la bataille de Fleurus, au siège de Maastricht ; il s*est trouvé à la première entreprise sous Ehrenbreisten et il a

(1] Voici la description des armoiries du baron de La Gastine;» Coapé » d'or et de gueules. Sur l'or à dextre un canton d'azur, chargé d'une » tour d'or , ourerte et maçonnée de sable ; à sénestre au quartier » des barons sortis de rariuée* Sur le gueules à la croix pattée d'or, ac- » compagnëe en chef de deux molettes d'argent, et en pointe d'un » croissant de même. »

eu un chevdl tuésousluiau combatd'Hostrass(arméedu Danube). Envoyé à Tarmée sous Bayonne, devenue plus tard le 7® corps d'armée, il a fait, sous les ordres du maréchal Augereau, la campagne dite d'Autriche ; puis celle de Prusse. Après la bataille d'Iéna, il a quitté le 7® corps, le 4 octobre 1806, pour être employé à Custrin, faisant fonctions de directeur des fortifications sur le Bas-Oder. Commandeur de la Légion d'honneur, puis baron de l'Empire, le 19 murs 4808, avec droit de réversibilité sur ses héritiers directs ou d'adoption, il était encore directeur des fortifications sur le Rhin à Sarre, lorsqu'il fut mis à la retraite, le SI décembre 181 1. Brisé par les fatigues de la guerre, il vint mourir sans postérité à La Gastine, près Mantes , (Seine-e^Oise), le 36 février 1814.

La Gastine (de la Coussaye de] Louis, {dus connu sous le nom du Chevalier Absolut, né à Ham, le 13 octobre 1752, 4® fil^ de Alexandre-Absolut de La Gastine, capitaine à Ham, et de dame Reine-Thérèse Tupigny, entra au service le 4 août 1771 comme lieutenant au régiment provincial d'Abbeville, et fut réformé sous le ministère de M. de Saint-Germain, puis replacé dans Le régiment de Normandie ; breveté sous-lieutenant de fré* gâte, il fit partie de l'armée de mer sous les ordres de M. d'Orvilliers en 1 779, se trouva au combat de M. de Guichea contre Rodney,en1780. Les 9 et 12 avril 1782 il était sur le gaillard d'arrière du Triomphant, portant les ordres du général de Vaudreuil et de M. Du Pavillon. Employépar l'ordre du général à plusieurs missions particulières tant à Boston qu'à la côte de la Nouvelle Espagne, il sauva les naufragés du vaisseau La Bourgogne (au nombre de 160), qu'il conduisit à Cuiracao. De retour en France, il fût retenu l'espace de six mois au conseil de gj^Leare de Lorient. Lieutenant de frégate à demeure le 1 ®' octobre 1 784, sous-lieutenant de vaisseau de première classe le 1®' mai 4 786, décoré de la Croix de Saint-Louis le 15 octobre 1791 ; lieutenant de vaisseau en janvier 1792; il fut compris dans l'affaire dite de Toulon et de Quiberon ; mis en arrestation, le 2 no-

BIOGRAPHIE HAHOISK SAS

vembre 1793 à Lorient, par ordre du représentant du peuple en mission aux côtes de TOuest ; traduit devant le tribunal révolutionnaire siégeant à Brest, par Prieur de la Marne, le S ventôse an 2, puis transféré de Brest à la maison d'arrêt du Luxembourg, d'où il sortit par décret de la Convention, le 4 nivôse an III.

Désigné par la Commission de la marine pour continuer les fonctions de lieutenant de vaisseau, il fut envoyé à Lorient le â7 ventôse an 3 ; {nromu au grade de capitaine de vaisseau sous le ministère dé Truguet, à Tépoque de Forganisation de la marine, le 8 germinal an iv ; il fut ensuite rayé des contrôles sans motif par arrêt du directoire du 7 brumaire an iv.

Voici quelles furent ses navigations 'A 779 et \ 780 en Amérique et retour en France 4784, — 1782, en Amérique et retour, — 1783, en Amérique et retour à Rocheforl, — 1786, à Riga et sur les côtes de TEurope, — 1787, en Europe,— 1787, 1788, en Cochincbine,— 1789, 1790, en Europe, — 1791 , 1792, en Amérique, — 1792, 1793, en Sardaîgne.

n se retira a La Gastine, près Mantes où il finit sa carrière en 1822.

La Gastine (de), Jacques-Joseph, du Beignon, né à Ham, le 22 décembre 1754, 4® fils d'AIexandre-Absolut de la Gastine, capitaine à Ham, et de dame Reine-Thérèse Tupigny; sous-lieutenant des grenadiers le 20 août 1782. — En 1792, il rejoignait les frères qui le firent entrer dans le commissariat des guerres, où il attendit que des jours meilleurs lui permissent , sans danger pour sa vie, de revoir le toit paternel, où il est mort le 4 septembre 1815.

Lalouette Jean-Joseph-Maximin, curé. Chap. ix, p. 93.

Lautrec (le chevalier de), prisonnier. Chap. xxviii.

Lefranc Augustin-Magloire-Armand, né à Combles, le 9 avril 1820, a été élevé à Ham où habitent ses parents. U est Fauteur i' une Méthode ana%içue pour faciliter Tétude des langues, dont il a publié, en 1858, un premier volume : Cours élémentaire de

â46 CHAPITRE XXI

langue latine, et e» 1864 (i) le Cours de langue italiemie. Ces deux volumes vont être suivis d*ua Cours de langue an-glaise qui formera le troisième volume.

Dans ses ouvrages, adoptés déjà dans plusieurs établissements, M. Lefranc ne se borne pas à faire connaître les nombreuses modifications que subissent les noms et les verbes dans les langues, mais il s'attache surtout à faciliter aux lecteurs la connaissance des mots par la «impie comparaison de leurs racines. M. Lefranc n'est pas seulement un savant grammairien ; mais il est encore un poète rempli de sentiments. Oh peut en juger d'après la première strophe de VEpi de la glaneuse, que nous citons ici :

Pauvre épi qu'aux guérets l'agile moissonneuse ,

Sensible cœur, Derrière elle abandonne à la jeune glaneuse

En son malheur; Couché sur le sol nu, tendre épi que je cherche ,

toi mon pain , Avant que du soleil le feu ne te dessèche ,

Viens dans ma main.

Legros, bourgeois de Ham, auteur d'un Véritable discours d'un logement de gens d'armes dans la ville de Ham et d'une chanson en vers picards — 12 feuillets in-8®, 1554. — Ce livre extrêmement rare fait partie d'un recueil au musée britannique (2).

Leleu, curé de Ham. Chap. ix, p. 94.

LiGNiÈREs (Guillaume de) chevalier, seigneur de Domfront, Neuville- Witasse , Melcastel et autres lieux, commandant 1 200 hommes d'armes (1440).

LiGNiÈREs (Jacques de), écuyer, seigneur de Champs, etc. etc., capitaine d'infanterie , chargé au siège de Saint-Quentin, en

(i) À Ham, chez Tauteur, 1 vol. grand in*8*.

(2) Brunet. Buiietin des Bibliophiles. Janvier 1848.

llOGftAPBIE HAMOME 247

1557, de la défense de la dixième brèehe, où il snecomba glorieusement.

LiGNiÈRss (Charles de) , écuyer, seigneur de Marieville, Lignières et antres lieux; né en 1560; capitaine de cavalerie 1595, gouvemeur de Montdidier.

LiGNiÈREs (Anne-Modeste, comte de] , maire. Chap, fv, p. 39.

LiGNiftEEs (Marie-Charles-Nicolas-Modeste comt& de) et de Saint-Lô, vicomte de Gergny, seigneur de Beaurepas, Viefviile, Sancourt, Cuvilly et autres lieux , né le 1^' juin 1753, — ckevau-léger de la garde du roi, puis lieotenant en premier au régiment royal infanterie, chevalier de Saint-Louis, t à Ham , le 25 janvier 1832.

LiGNiÈass (Marie-Henry, comte de), né à Ham, le 31 décenabre 17^5, élève à Técole militaire de Fontain^leau, oiBeier au 5^ de ligne, 1806; UeutenS 4869; passa dans les chasseurs à pied de la vielle garde en 1812 ; nommé chevalier de la Légion d'honneur à la bataille de Dresde, le 14 sept«Bbre1813; capitaine des grenadiers 1 81 6 ; a fait, de 1 807 à 1 81 5, les campagnes de la Grande Armée en Allemagne , en Espagne, en Russie, en Saxe. Mis en non activité en 1848 , il reprit du service en 1830 comme capitaine au 15® de ligne, et fit la campagne d'Afrique en 1 831 . Il est rentré dans ses foyers depuis 1 831 , et habite le château de Vief ville qu'il a fait reconstruire (1).

LiGifiÈass (Henri-Gustave-Marie, comte de), né à Yiefville, . comiEunede Sancourt, le 4 octobre 1822, chef d'escadron au 2® régiment de hussards. Il a fait la campagne d'Afrique en 1843 , celle d'Italie en 1859, et il a figuré à la bataille de Solferino dans le 3* corps d'armée commandé par le maréchal Canrobert.

LiGJf LkREs (Henri-Anne-Gabriel , vicomte de) , né à Viefville, commune de Sancourt, le 7 décembre 1827, capitaine au 2® régiment de tirailleurs nigériens. Il se distingua dans l'expédi-

(1) LiGNiÈRES (le comte de) porte : tC argent à la croix ancrée de gueutea. —Support : deux liant contournés au naturel, armés et lampassés de gueules.

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