CESSION DES FORTIFICATIONS
En Tan xiii delà République, un décret du 47 germinal a cédé à la ville ses fortifications en toute propriété. Voici ce décret:
Décret du il germinal' an XIII. — Art. 2. — « Le mur » d'enceinte a depuis Fétang b jusqu'à la porte de Chaulny et » les corps-de-garde i , 2 et 3 des trois portes , sont cédés en » toute propriété à la yille de Ham pour assurer la perception » de son octroi. »
Un second décret du 26 brumaire an xiii lui céda les terrains et bâtiments dépendant des fortifications. En 4834 est intervenue une ordonnance, du 5 juillet , qui a classé la ville de Ham au nombre des postes militaires.
Ordonnance du 5 juillet 4831 . — Art. I**. — « La ville » de Ham est classée au nombre des postes militaires. »
Comme complément de Tordonnance de 4 834 , est survenue en 4 832 une nouvelle ordonnance ainsi conçue :
Ordonnance du \% décembre 4832.— Art. 4®'. — « Le mur » d'enceinte a, depuis l'étang b, jusqu'à la porte de Chauny, » et les corps-de-garde 4 , 2 et 3 concédés à la ville de Ham » par l'art. 2 du décret du 47 germinal an xm, sont réinlé- » grés au domaine de l'Etat et remis au département de la > guerre, qui restera chargé de leur entrelien. »
Protestation du Conseil municipal du 4 février 4833. — Cette affaire est restée là jusqu'en 4 842, époque où une nouvelle ordonnance a déclassé la ville de Ham , tout en maintenant le château comme poste militaire.
Voici V Ordonnance du 6 décembre 4842: — Art. 4®'. — ^ Sont définitivement rayés du tableau de classejnent les places » et postes militaires ci-après désignés: Ham (ville), classée » comme poste par l'ordonnance du 5 juillet 4 834 . » — Art. 3*. « Ne s^ont plus classés que comme simples postes: Ham (châ- » teau). »
RUBS. — ENSEIGNES.
On sait que dans Torigine la plupart des rues des villes n'eurent pas de dénomination précise, et qu'elles furent appelées de tant de manières à la fois qu'il est souvent di£Bcile de reconnaître la véritable dénomination ; cependant on remarque que les noms qui ont persisté sont toujours les plus significatifs et les plus caractéristiques. On juge , pour ainsi dire , par le simple énoncé de la rue, celle remarquable par une église, un marché, un four, un puits, etc. etc. On n'avait point alors d'écriteaux indiquant le nom de chacune d'elles, puisque ce ne fut qu'en 1723 que Turgot les mit en usage.
La liste des noms des rues de la ville de Ham, tant anciennes que modernes , peut donc être un enseignement utile et tout à la fois fournir de curieux renseignements sous le rapport des institutions , de l'industrie, des usages et de la manière de vivre de nos ancêtres.
Voici les noms de ces rues, placées par ordre alphabétique, avec les enseignes des maisons dont nous avons retrouvé la mention dans des anciens actes.
Aisne frue de VJ, nom donné à la rue de Cbauny, pendant la Révolution.
Arquebuse Crue de l'J, conduit de la Grande Rue à la rue du Marché-Franc. Elle lire son nom du jardin de l'Arquebuse qui se trouvait à l'angle des rues de l'Arquebuse et Malacquise, là où sont aujourd'hui les maisons n^^ 4 et 6. (Plan cadastral 202 et 203). La rue de l'Arquebuse formait, avant la Révolution , la ligne séparative entre la paroisse Saint-Pierre et la paroisse Saint-Martin.
Càudermuche (">*uej, nom picard donné à une rue de Ham dans une charte de 1331 .
Chàuny Crue de) ou Chàumoise, conduit de la Grande Rue à la porte de Chauny. Elle emprunte son nom à la ville à laquelle elle conduit. Dans cette rue se trouve aujourd'hui l'Hôtel-
RUES ET ENSEIGNES DE HAM