‹ Ham, son château et ses prisonniersChapitre 64 sur 138 · ÉGLISE DB HAM · texte numérisé non relu

ÉGLISE DB HAM

Le n^ XXXI (dans la nef latérale du Midi , mur extérieur du chœur) , la Pentecoste.

Le n® XXXII (dans la nef latérale du Nord; mur extérieur du chœur) , l'Extrême-Onction.

Le pourtour de Tabside est orné de cinq médaillons représentant Notre-Seigneur Jésus*Christ au centre , ayant à sa droite Saint Jean et Saint Mathieu et à sa gauche Saint Luc et Saint Marc.

Quelques personnes attribuent l'honneur des magnifiques décorations du sanctuaire et des 32 bas-reliefs sculptés qui couvrent les murs de l'église , soit au cardinal de Richelieu , soit à Louis Fouquet, abbés commandataires de l'Abbaye de Ham; quant à nous , nous estimons que tous ces embellissements ne datent pas de la même époque , et nous en voyons la preuve écrite sur le monument lui-même. Ainsi on trouve gravée en haut des deux premières fenêtres, à droite et à gauche du sanctuaire, la date de 1690. — On lit sur le deuxième bas-relief, à droite en entrant : daillt. f. 1695. — Enfin on trouve écrit' au-dessous de la bouche du plus gros tuyau de la Montre de l'orgue : « M. Jean Cordier étant prieur de cette abbaye, dès a Tan 1762 , cet orgue a été fait par ses soins et sous ses yeux « par Louis Péronard, facteur d'orgues, demeurant à Rheims, « et fini l'an 1772. » — Et en dedans du petit buffet, on lit, à gauche, sur le bois : « Fait par Péronard, facteur d'orgues, de- « mourant à Rheims, Champagne. 1763. >

De ces signatures et de ces dates nous pouvons estimer que la décoration du sanctuaire et des bas-reliefs peut être attribuée à Louis Fouquet , abbé commandataire de 1659 à 1702; les orgues à Jean Cordier ; quant aux réparations faites à la suite de rincendie de 1 760 , nous trouvons la date et le nom de l'auteur de cette restauration dans une épitaphe de l'église même, que nous donnons ici textuellement, page 125, exprimant que le prieur claustral, Coste de Champeron , a fait restaurer de ses

ISO CHAPITRE XI

deniers, avec plus de magnificence qu'auparavant, Féglise dévastée par Fincendie de 1760.

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