‹ Ham, son château et ses prisonniersChapitre 75 sur 138 · LA MAISON DB LA PROVIDENCE · texte numérisé non relu

LA MAISON DB LA PROVIDENCE

4678. La principale bieDfaitrioe de la Providence fut, dès Torigine, Anoe-Marie Lécuyw, veuve de Jean Buquet, qui, par contrat du 16 janvier 1687, donna 800 livres de rentes au principal de 16,000 livres pour être, rentes et capital, attachés à perpétuité à la Providence.

Sœur Malin avait obtenu des lettres d'autorisation du roi et commencé d'enseigner dans cette maison, quand elle fyt en butte à des jalousies et à des accusations (1 ] qui aboutirent à la faire envoyer, par lettre patente du roi, du 7 avril 1688, aux An- Donciades de Heulan. De 16^8 à 1718, époque où la maison de la Providence passa aux Agnétines de Péronne, nous ne savons quelle comgiunauté occupa cet établissement et même s'il fut tenu pendant ces trente années.

La donation du 30 avril 1718 (2), fut faite aux Agnétines de Péronne « sous la condition d'instruire la jeunesse riche et « pauvre de Ham indistinctement et gratis, sauf pourtant qu'il se- € rait libre aux supérieures de retrancher le gratis des riches, »

Ces dames ne conservèrent pas longtemps cette succursale qui leur était plus onéreuse que profitable; car, par acte passé à Péronne, le 1«' septembre 1749, elles firent abandon de leur établissement à la fabrique de l'église Saint-Martin de Ham.

La fabrique Saint-Martin confia cette maison d'éducation aux ScBu/rs Clarisses de la Providence, Est-^e à ces soeurs qu'elle

(1) Pierre Nicole a publié » en 1680 , la f^U de Catherine Fontaine^ et de Jeanne Malin, Cette dernière» selon lui, était une intime amie de Madame Guyon et une seconde protectrice du quiétisme. Elle s'est fait connaître , dit-il , par un établissement qu'elle avait fondé à Ham pour l'éducation des jeunes filles , et par les désordres dans lesquels elle tomba Si^ec le nommé Yillery , son directeur , prêtre » licencié en droit de la Faculté de Paris et habitué de Saint-Roch.

Le sieur Yillery travailla à se justifier des accusations dont il avait été la victime et sa réponse intitulée : abrégé de Chistoire de la vie de Ç'itherine Fontaine^ ptmr réponse d un libelle intitulé : Histoire de Catherine Fontaine, autrement la prieuse et do Jeanne MaUn , fut publiée en 1088. C'est un petit volume in-8" de 168 pages , sans nom de ville ni d'imprimeur, mais dédié au roi.

(2) Ajrchives de Ham, Liasse DD, 4, travée 4.

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